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J’aime beaucoup Brice… Enfin… pas Hortefeux bien sur

mardi 15 septembre 2009, par GB

Qu’il soit, ou non, nombreux… Non j’aime beaucoup le prénom Brice, peut être parce qu’il est à la fois féminin et masculin, plus surement parce que parmi les gens que j’aime bien, il y a une Brice. C’est con mais quand le plus célèbre d’entre eux (pour le moment) se fend d’une ânerie plus grosse que lui, ouaip ça m’agace…

Tiens avant que j’oublie, un peu comme un article de deux lignes, ça aussi ça m’agace… DB si tu me lis, et tu me lis, ce coup-ci, celle là, elle est pour toi…

Mais Hortefeux sur le thème de un arabe ça va et il en faudrait pas plus… Ah là, non ça ne passe pas. Il faut regarder cette vidéo de la première à la dernière seconde, puis se la repasser pour prendre la mesure de la bêtise poujadiste et imbécile que profère le Ministre de l’intérieur et des cultes, si je ne m’abuse.

Politiquement ce genre de pitrerie était jusqu’alors cantonné au répertoire des sales vannes de Jean Marie Le Pen. Et si le président du Front National se commet dans la provocation avec un art consommé et en conscience, ce qui est bien plus ennuyeux chez Brice Hortefeux est qu’il n’ait pas eu conscience de ce qu’il disait. Exprimant un point de vue des moins politiquement corrects qui soient, il a su dire à la fois une connerie et dévoiler une part de lui qui sauf son respect n’est pas jolie, jolie.

J’écrivais politiquement correct il y a deux lignes, je le regrette presque, ce n’est pas cette question qui est la plus gênante. Humainement c’est l’expression d’un raisonnement des plus primaires dans un rapport à l’autre qui n’est pas considéré comme un individu mais comme membre d’une communauté. Il n’est pas interdit de parler de communautés, mais dans l’ordre c’est mieux.

A ce compte là, la communauté qui m’intéresse est assez connue, depuis Clovis on appelle ses membres des Français. Et pour un représentant de l’état, la seule communauté dont il puisse être question me semble être celle des citoyens. Le jeune homme participant à l’université d’été de l’UMP n’est pas un Arabe, c’est un Français. Et tant que l’on n’exprimera pas son identité de la sorte on méconnaitra l’ordre naturel des priorités, d’abord un Français puis une origine et non pas l’inverse.

Et expliquer ce genre d‘évidence à un triste sire qui a été responsable du curieux ministère de l’identité nationale et qui est maintenant ministre de l’intérieur amène à se poser une question.

Doit-on nommer à des postes de responsabilités des individus parce qu’ils sont nos amis ? Alors amis de trente ans peut être, mais en l’occurrence le meilleur ami de Nicolas Sarkozy a tout de même désormais un peu l’air d’une erreur de casting.


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