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Ray of light ? Villepin et Sarko Junior, la suite

mardi 27 octobre 2009, par GB

Il y a quelque chose de cassé en Sarkosie ? Non... Pourtant, j’aime à le croire et Dieu sait que l’espoir ne coûte pas cher, moins que le paquet fiscal c’est entendu... Mais j’ai l’espoir de voir s’arrêter d’ici peu les bêtises les plus affligeantes de la présidence de la république.

En 2002, l’actuel locataire de l’Elysée s’est lancé dans l’union de toutes les composantes de la droite parlementaire pour se forger un parti de conquête. C’est une chose encore assez rassurante, en France, les militants, les adhérents ont sinon leur mot à dire, tout au moins une réelle influence sur le résultat d’une campagne électorale. Raymond Barre et Edouard Balladur l’ont appris, l’équation pas de militants, pas de parti, a généralement pour résultat pas de succès.

L’UMP s’est donc rassemblée derrière Nicolas Sarkozy. Après d’incessants tours de France des fédérations, des sections, il a su asseoir sa domination sur l’appareil et y a placé ses séides. Le plus souvent d’assez pâles individus réunis par une ambition dévorante, une fidélité certes sans failles et une absence de courage individuel non moins faillible. La force et la faiblesse du système du président est là, les hommes et les femmes qui le suivent ne font que très rarement preuve d’initiative, à l’instar des pratiques séculaires de l’administration, en Sarkosie, réfléchir c’est commencer à désobéir.

Et si des soupçons de Bonapartisme affleurent lorsqu’il est question du grand petit homme, le parallèle que l’on petit tirer entre sa peu aimable personne et le grand petit empereur est assez frappant. Hors quelques hommes de talent, Bernadotte ou Davout par exemple, Napoléon ne pouvait guère s’appuyer sur ses subordonnés. Nicolas Sarkozy ne semble pas pouvoir davantage s’appuyer sur les siens.

Faut-il y voir un des motifs de l’ouverture ? Etait-ce ce besoin d’être bien entouré qui lui a fait recruter Bernard K, Frédéric M et quelques autres têtes de liste socialistes ? Mais, avouons le, il semblait difficile de se contenter de son premier cercle, de ces fidèles dont les figures de proue sont les époux Balkany (dont je ne vais pas avoir le temps de dire tout le mal qu’ils m’inspirent), Frédéric Lefebvre, Brice Hortefeux et quelques autres dont l’insupportable Xavier Bertrand qui quand il lisait le petit Nicolas devait à coup sur se reconnaître dans le personnage d’Agnan.

Pour le gros des troupes, la pilule est amère. Ils n’ont pas accès aux ors des palais de la république, ils sont appelés à la discipline et au silence, ils sont eux aussi les spectateurs impuissants dune agitation médiatique peu rassurante.

Car, en dépit de ses centaines de conseillers, le président est un peu seul, un peu plus chaque jour, puisque comme Napoléon sa famille se mêle aussi de lui faire des misères. La triste pantalonnade de l’élection avortée au conseil d’administration de l’EPAD de son fils cadet n’arrange guère son image. Et les conseillers de se désoler tout en cherchant vite à qui faire porter le chapeau...

Dans son style flamboyant et provoquant, Dominique de Villepin n’a pas prévu le port du chapeau. Ses avocats non plus qui ont livrés de rudes plaidoiries, ridiculisant au passage et avec un certain amour du travail bien fait, Me Herzog, pourtant avocat du président. L’issue est bien évidemment inconnue, mais l’ex-premier-ministre a du souffler après avoir vu le joli travail mené par ses représentants. Et il n’est pas à exclure que le bellâtre échappe à la rancoeur présidentielle. Quand à l’effet de cette situation sur l’humeur de qui vous savez... Je vous laisse seuls juges.

Villepin vivant c’est emmerdant. Mais Copé, Rama Yade n’ont pas l’air plus coopératifs. Le premier exècre avec discrétion le président, la seconde rue une fois de plus dans les brancards à l’idée de n’avoir été recrutée que pour bénéficier d’un parachutage ethnique qu’elle refuse... pour le moment.

Les prochaines élections risquent de pousser à nouveau le président en première ligne. Les Français auront-ils encore à l’esprit la jolie succession de petites affaires qui de Brice Hortefeux aimant le Maghrébin plus à l’unité qu’en quantité, à Frédéric Mitterrand part en voyage en Thaïlande sèment des doutes sur le sérieux du gouvernement, on peut se le demander. L’autorité concédée au premier ministre, François Fillon (pour mémoire), ne permet guère à ce dernier qu’à se féliciter des actes du président. Dès lors il est difficile de croire qu’effectivement le premier ministre est en charge de la politique de la France comme il est écrit dans la constitution.

Sans vouloir offenser le chef d’état et sa famille, le dernier témoignage de ce petit adage que je vous propose "les Sarko ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait" est de nature à refroidir la fibre pro-présidentielle des grognards de l’UMP.

Pour une raison assez simple et un peu oubliée, du faîte de sa gloire Napoléon accordait toujours à ses soldats une vraie liberté de parole. Et une bonne part de ceux qui n’étaient pas paralysés en sa présence pouvaient lui parler franchement. Ce n’est pas le genre du président et certainement pas non plus de ses courtisans euh... conseillers... Mais il y a en France de braves gens qui commencent à en avoir un peu assez de s’entendre dire que les médias ne font rien qu’à pas aimer le président.

Ce dernier voudra bien nous excuser, mais il ne nous semble pas qu’il ait été élu pour ça. Et il est probable que s’il donnait le sentiment de sortir le pays de la crise, alors peut être qu’il le serait. Ou pas, mais peu importerait, il aurait pour lui la satisfaction du devoir accompli, un tant soit peu. Les dirigeants qui marquent leur temps ont en effet ce point commun, dans des circonstances difficiles ils sont su faire autre chose que se plaindre de n’être pas aimés des journalistes.


Vos commentaires

  • Le 27 octobre 2009 à 13:31, par ?

    Brillant, tu désarçonnes bien l’adversaire ! En avant Dartagnan !

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