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dimanche 30 janvier 2011, par
Mon premier post ici. J’ai toujours su que je finirai par y déposer quelques lignes, repoussant jour après jour l’accouchement, faute de temps. C’est précisément là que se situe le dernier Clint Eastwood, hors du temps...
On ne sort pas indemne d’une telle expérience. Les questions nées de l’hypothèse d’une vie après la mort sont certes au coeur de nos préoccupations depuis que l’homme a conscience de sa finitude. Ces derniers temps les réponse proposées sont toutefois un peu extrêmes.
Alors pour contraster avec la morosité ambiante, conséquence directe du flot ininterrompu de nouvelles réjouissantes dont nous abreuvent sans recul aucun nos congénères de BFM TV, ou tout simplement pour être en paix avec lui même sentant l’heure de tirer sa révérence approcher, l’ami Clint nous propose sa vision de l’affaire : pas d’hémoglobine, pas d’intellectualisation, juste un subtil mélange d’émotion et d’élégance...
Côté surprises, les frères Mac Laren... Ces gosses nous emportent, nous arrachent à notre époque superficielle par la sincérité de leurs jeux. Mais ce qui classe définitivement à mes yeux ce film au rayon des chefs-d’œuvre, c’est l’alchimie du rythme et de l’atmosphère. On débute au pas de course, on étouffe, on suffoque, on meurt. Puis environ 2h00 de lenteur, de silence, ponctuées de plénitude, qui rendent compte « physiquement » de ce que pourrait être cet après...
J’avais lu les critiques des consommateurs habituels de « Dirty Harry » avant de prendre mon billet. Si comme eux vous cherchez du « prêt à divertir », de la bonne castagne ou de la réplique culte façon « Il y a ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent, et toi... Tu creuses », passez votre chemin. Pas sûr non plus que pour emballer une charmante, il soit très pertinent de miser sur ce type de film. Mais si vous êtes à un stade plus avancé de la relation avec votre douce, c’est peut-être l’occasion d’échanger sur un plan plus transcendantal qu’horizontal.
Il y a un avant et un après Au-delà. Vu la thématique du film, je trouve cela plutôt encourageant.