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mardi 20 octobre 2009, par
Dominique de Villepin sera-t-il condamné à 18 mois de sursis et 45 000 euros d’amende ? Les réquisitions du procureur de la république réclament ces peines. L’épilogue ou la fin de l’affaire Clearstream pour les acteurs principaux est proche et pourtant... quelque soit le verdict, ni Dominique de Villepin, ni le président Sarkozy n’en sortiront grandis.
La sale guerre qui oppose les deux hommes a commencé il y a près de quinze ans. Villepin animant la campagne de Jacques Chirac, le petit Nicolas, ex fils chéri et meilleur traître de 1994 animant celle d’Edouard Balladur.
1995, fin du premier round, victoire de Jacques Chirac, le petit Nicolas voué aux gémonies et installation à l’Elysée de Dominique de Villepin en tant que secrétaire général.
1997, le génial stratège de la dissolution de l’assemblée nationale s’enfonce dans l’échec des conseillers chiraquiens et Nicolas sarkozy remonte petit à petit la pente en digérant les humiliations que lui servent les hommes du président.
2002, match nul, le président est réélu mais déjà se pose la question de sa succession. La partie reprend et Nicolas Sarkozy devient ministre de l’inérieur, Dominique de Villepin, des affaires étrangères. 2003, guerre du golfe, épisode 2, Dominique Galouzeau de Villepin fait à la tribune des Nations-unies son plus grand numéro de vertu outragée... A l’intérieur, Nicolas Sarkozy s’empare de l’UMP, quitte le gouvernement après un passage furtif au finances.
2003-2004, les vilains listings de Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud offrent aux "amis" de Nicolas Sarkozy ce qu’ils attendaient depuis toujours. La possibilité de se débarrasser du vilain petit canard... Dès que ce dernier sera au courant, il hurle à l’assassinat, réclame un croc de boucher...
2005, émeutes de banlieue, le nouveau premier ministre finit par faire déclarer l’état de siège et finit par mettre un terme à 5 semaines qui n’ont pas aidé le ministre de l’intérieur.
En mars 2006, la loi du CPE met un terme aux ambitions présidentielles de Dominique de Villepin. Sarkozy a enfin un boulevard devant lui. Les éclats de l’affaire Clearstream ont fait pschiit et il se lance à la conquête de l’Elysée en obtenant le soutien du président.
2007-2009, deux ans de présidence agitée du grand petit homme, de l’hyper président. Il n’y a plus d’opposition, pas vraiment de majorité non plus, plus de premier ministre et le petit homme aux deux mille conseillers essaye de renforcer encore son idée de lui même en cherchant à obtenir la condamnation de Dominique de Villepin. Les bonnes âmes qui l’entourent se répandent en commentaires plus vils les uns que les autres "On l’excusera quand il aura été condamné et qu’il demandera à genoux..." Plus vilains que les chefs, les petits chefs...
Dominique de Villepin voulait-il du mal à Nicolas Sarkozy... Difficile d’en douter. Il est pourtant curieusement resté seul dans le box des accusés (des coupables selon le président..., j’allais oublier ce bel épisode de justice "conseillée").
Dominique de Villpepin n’est aujourd’hui plus grand chose en politique, mais c’est encore trop, il le faut plus bas que terre. C’est idiot, mais on ne se grandit pas en abaissant ses ennemis, pas plus qu’on en grandit en portant des chaussures à talons, on s’en donne juste l’impression.
On attend néanmoins la fin...
Vos commentaires
Une belle application du proverbe "la vengeance est un plat qui se mange froid"