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mercredi 18 mai 2011, par
Sic transit... etc... Sale temps pour les puissants, depuis quelques mois je médite ce titre un tantinet provocateur sur le thème d’un article jamais écrit qui se serait attaché à causer des chutes successives de dictateurs ou de Dominique Strauss-Kahn qui vient ajouter son nom à la liste des déchus en 2011. Un léger souci d’honnêteté intellectuelle me freinait à l’idée d’en causer en ces termes.
Placer son nom à la suite de messieurs Ben Ali, Moubarak voire de l’inénarrable colonel Khaddafi peut faire bondir, j’en conviens… Soit c’est mal. Ouh la la… L’homme, directeur général du Fonds monétaire international bénéficiait pourtant jusqu’ici de cette sorte de statut d’icône internationale qui est l’apanage des chefs d’État. Reconnaissance de son état de dirigeant de le monde, visibilité mondialisée, destin rêvé peut-être…
A l’instar des néfastes auxquels je viens de l’associer, il était reçu en grande pompe lorsqu’il se déplaçait à l’étranger. Enfin, il n’était pas plus mal reçu que Khaddafi ou Ben Ali, à Paris.
DSK était devenu cet acronyme, symbole du renouveau de la politique française, des matins qui chantonnent sous la douche apaisante d’un hôtel. En 2012, c’était promis, il allait sauver le pays, fort de sa stature, de ses compétences, de son expérience… Nul n’en doutait, c’était écrit dans les journaux, dans les sondages. La chose semblait aller d’elle-même. A l’instar d’un Alain Juppé, le titre de « meilleur d’entre nous » lui était promis.
Facétie du destin, folie de l’homme… Gigantesque bêtise, que sais-je, que dire ? DSK a cédé à la tentation… Celle pas très glorieuse des amours ancillaires forcées. La justice n’est pas passée encore, mais elle s’est abattue comme la foudre sur notre homme. Pâle soudain, au tribunal, le regard sombre, il semble ne pas comprendre encore ce qui lui arrive dans ce tribunal new-yorkais ou des malabars moustachus l’ont traîné pour qu’il s’entende dire qu’il allait passer quelques jours en prison avant que de savoir le sort que le peuple américain incarné par 23 jurés lui réservait pour sinon l’ensemble de son œuvre, tout au moins ce dernier opus.
Et dans cette confrontation qui s’annonce entre la défense et l’accusation, je ne vois pas ce qui serait l’objet de nos inquiétudes, force est en effet de constater, que cette petite ritournelle hugolienne qui nous est servie à toute occasion dès qu’un humble criminel est l’objet de poursuites judiciaires ne s’appliquera pas. Il y a peu de chances d’entendre ou de lire ce célébrissime « Selon que vous serez puissant ou misérable… »
Alors, impuissant DSK ? Faible victime broyée par des circonstances iniques… Des médias et des juges partiaux… Car horreur des temps modernes et médiatiques qui sont les nôtres, le voici, en permanence, sous le feu des caméras, menotté, traîné de commissariat en laboratoire de police scientifique, au tribunal, en prison.
De bonnes âmes, dont notre très polyvalent BHL, s’indignent de ce traitement. Oui, jouant au ministre des Affaires étrangères, au ministre de la Défense quand il n’a pas quelque docte leçon de morale à nous donner, BHL est pas mal polyvalent mine de rien… Le voici désormais défenseur non pas de la veuve et de l’orphelin, de la mère célibataire, mais plutôt de l’époux volage… A qui devrait être épargné l’horreur d’être médiatisé. C’est un poil surprenant tout de même
Pour tout vous dire en effet, les faits sont les suivants, un homme accusé de viol et autres bricoles peu aimables est filmé et ces images sont diffusées dans le monde entier.
Bernard-Henri Lévy ne manquant ni d’air, ni de paradoxes, s’insurge de ce traitement infligé à son ami. S’étonne (et c’est somptueux) de l’organisation du room service au Sofitel de New-York, s’étrangle (si seulement) que résonnent les plaintes de celles qui ont eu à faire face aux ardeurs de ce bon DSK…
A lire BHL, à entendre les aimables défenseurs de la présomption d’innocence, on se sent pris d’un vertige. Peu importeraient les faits reprochés à l’accusé, il ne méritait pas d’être traité ainsi que le sont tous ceux, puissants, qui se trouvent confrontés à la justice américaine.
Si Gilles de Rais avait eu un ami comme BHL, nul doute que son destin n’ait été adouci…
Mais c’est tout de même un peu facile et aller vite en besogne que de vouloir nous vendre en DSK une victime. Un joli chœur de jocrisses a beau avoir entamé cette petite ritournelle, il est une voix qu’elles refusent d’entendre, celle d’une jeune femme, mère célibataire qui elle demande justice après avoir crié « Au viol ! ».
DSK a donc bien des misères... Présumé innocent ? Soit... Mais aussi un tout petit peu présumé coupable aussi. A tout le moins d’une effarante légèreté, voire pis, mais nul doute que la justice ne passe et ne nous en apprenne davantage sur le sujet.
Vos commentaires
" selon que vous serez puissant ou misérable"... adage très appliqué aux états unis, les miséreux ne pouvant pas s’offrir de contre expertises et tout le toutim. DSK si.
j’envisageais d’en causer moi aussi de cette histoire qu’on ne peut pas passer à côté. avec plus de questions que d’affirmations. je n’ai pas lu BHL, j’ai opté pour le France soir de ce matin, le canard ayant déjà été largement relayé.
alors, deux trois trucs, qui me chiffonnent.
il est pas bien traité, le Dominique nique nique. même que pour monnayer la préservation de la plaignante, la police aurait été plus qu’accommodante quant aux photos avec menottes - et on pourait pas la refaire, là, qu’il ai l’air mieux coupable et pris au piège, le président du FMI ? non, parce que une belle (et arrogante) prise, ça se soigne....
ensuite. la dame elle est mère célibataire de puis ses jeunes années, elle fait pas rien qu’à affrioler rapport à sa religion, mais elle a de notoriété générale de beaux seins et un beaux cul. pour le reste, jolie, pas jolie ? bandante ? pour DSK sans doute, foutue pathologie. mais arguer du mère célibataire que se serait une sorte de mère courage des temps modernes... oui, mais non, pas forcément. ce se pourrait aussi que (et je ne crois pas me tromper en pensant que c’est une des pistes que la défense approfondira) que ce pourrait aussi être une preuve de moeurs dissolues. ou que ce joli rejeton coute assez cher, et que l’hôtel est plein de mecs riches à enfermer, dans des suite à pleins de dollars. de là à s’arranger pour croquer un peu du gâteau. ou pas. peut être que oui, c’est une victime, à l’instar de quelques anciennes filles de la maison socialiste ayant de vélléités de se réveiller. en tout cas l’argument "pauvre mère célibataire" me parait vouloir jouer du violon, sans envisager les dangereuses fausse notes qui pourraient en découler.
ensuite.
j’ai demandé au mec qui débarassait, il m’a dit y a personne, du coup je suis rentrée, et là, il m’a enfermé, ecetera (que la cour se fait fort de prouver).
oui. genre, dans un grand hôtel, y a pas de concierge, ni de mec responsable du staff, ni personne qui cause, ni info clignotante dans la salle de repos du personnel, comme quoi le président du FMI, oui, oui, celui dont la terre entière sait qu’il est leste du sperme crèche ici, dans la grande suite qu’il quittera tel jour pour aller prendre un avion réservé à l’avance. non. elle ne savait rien.
et puis la lumière était allumée, de là à se dire que la chambre est sans doute occupée. et puis le monsieur prenait une douche exprès sans faire un bruit du tout, de là à se dire qu’il l’attendait. et puis il l’aurait pelotée, et puis, et puis, j’en passe de toutes les couleurs, il l’aurait forcée à lui tailler une pipe. je crois que c’est ce que j’ai lu.
Alors, hein, bon, le gars libidineux qui fait dans les beaucoup trop de kilo de gras, tout à poil qu’il est dans son peignoir, il enferme la dame, et puis voilà, prêt à se faire faire une petite gâterie. je m’en vas être un peu crue, mais bon. pour se faire, il est un peu obligé de mettre son service trois pièces à disposition de la dame. et la dame, à ce moment là, elle s’est pas dit, tiens, et si je lui filait tout bonnement un coup dans les roubignoles à ce satyre, voire, si les choses se corsent, sortit les dents. et se casser fissa fissa. et porter plainte dans la foulée...
clair, sans équivoque, une tentative de crime sexuel. haissable, et condamnable.
mais, mais il semblerait que ce soit un brin plus alambiqué. je réserve donc mes conclusions.
en revanche j’en tire dès à présent une : DSK est un gros cochon. vui. sa chérie est au courant, tout le monde est au courant. même lui. et c’est ainsi qu’un homme pour avoir plus et trop de libido que la plupart, ne fera plus la preuve que c’est surtout en matière grise qu’il surclasse la majorité des hommes et femmes politiques.
c’est peut être ce qui le dessert le plus. d’un cerveau, on n’attend pas qu’il ait d’autres addictions qu’au travail.
poussé aux extrêmes ; mieux vaudrait un con vertueux, qu’un brillant libidineux.
sauf que ce dernier dans le monde qui fut et est encore le notre aura un jour le pouvoir, qui leur donne souvent, allez comprendre les femme, un jenesaisquoi de sex appeal. la puissance en appelle une autre. avec pouvoir vient souvent l’abus. de lui même, de sa prochaine, de son jeune prochain....on peut dire pouah, et condamner après coup, foutre en tôle les affreux. On pourrait aussi être un peu moins bigot, ou autruche, et se garder de situations dangereuses.
par exemple, on rentre pas dans la chambre du Monsieur qui prend sa douche.