Accueil du site > Actus > A la Une...

Il faudrait arrêter d’emm... le bon Dieu...

lundi 12 avril 2010, par GB

Le bon Dieu est un bon mec. Je crois, enfin je crois au concept que le bon Dieu est un bon mec. C’est une petite foi, un truc assez personnel et détendu. Dieu existe, c’est un bon mec et moi ça me va. Le plus souvent, ce n’est pas un sujet de conversation, pas un sujet d’article. Mébonvoilà... En ce moment, ça fait pas bien d’être dans l’équipe des mecs qui aiment bien le bon Dieu et ses potes.

C’est à dire que tous les curés sont pédophiles... Mési, c’est écrit dans les médias. Alors... Tous les musulmans sont des terroristes et y a un bon paquet de juifs qui ne font rien qu’à être intégristes et partout c’est pareil mépire.

Bon... Allez, on va coller le Pape en taule, c’est ça ? Après tout c’est bien lui le chef de cette dangereuse secte dont plein d’émules font rien qu’à faire des saletés pédophiles. Ils sont combien les catholiques d’abord ? Bon, selon le Vatican, le nombre de catholiques dans le monde est estimé à 1 098 366 000. Il va falloir prévoir une bonne taule et serrer un peu au fond.

Je ne diviserai pas les crimes commis au sein de la communauté catholique par le nombre de pratiquants. Pas plus que je ne ferai le rapport entre les terroristes islamiques et la communauté des croyants (1,5 milliard d’hommes et de femmes environ). D’abord parce que je suis une guiche en maths et ensuite parce que les statistiques ne nous apprennent pas grand chose.

Une saloperie individuelle est une saloperie, il n’y a pas d’arithmétique de la saleté, chacune porte sa marque, sa particularité, son ignominie propre (pour ainsi dire). Et curieusement pourtant, de braves "libres-penseurs" s’efforcent de manger du curé, de l’Eglise, par un sinistre amalgame. Bon, ils font ça dans le monde occidental... je ne dis pas qu’ils n’ont pas de mérite à faire ça en Occident, mais bon, c’est tellement difficile... Je déconne.

J’ai pour ces critiques quelque chose comme de la peine, comme une tristesse légère, fade, un peu chagrinée par cette rage, cet acharnement. Dieu sait bien que je ne suis pas un exemple, pas le plus orthodoxe de ses fidèles, j’évite de trop cirer les bancs de ses églises, j’ai un peu de mal avec les dimanches matins.

J’ai un peu de peine tout de même, pour les donneurs de leçons au bon Dieu, à ses représentants pour lesquels ils n’ont aucune tendresse. La vanité ou les qualités de leurs propos ne sont pas en question.

Ils se trompent de colère, je crois. je ne doute pas que ceux qui molestent des enfants finiront jugés et condamnés, c’est un des bons cotés de la démocratie, la justice y suit à peu près son cours et l’erreur judiciaire n’y est pas la norme, pas plus si on réfléchit que la pédophilie n’est l’apanage des curés. Oui, je sais, je suis têtu, mais bon c’est mon papier et j’en fais bien ce que je veux. Une autre des joies de la démocratie...

Notez, je ne suis pas chien, je suis avare de mon mépris, ce qui m’embête ici est assez simple finalement, ce qu’expriment les mangeurs de curés n’est pas bien original. Le journal inutile se pique quand même un petit peu de penser à ce à quoi les autres ne penseront pas, je n’y puis donc pas grand chose. J’aimerai juste que l’on évite en permanence de faire des amalgames à deux balles, que l’on s’épargne de jeter l’opprobre sur tous par la faute de quelques uns.

C’est idiot, mais ça ressemblerait à un peu de justice que je n’en serais pas plus surpris que cela. C’est un peu ça que chercherait nos mangeurs de curés que je n’en serai pas plus surpris que cela. Le paradoxe n’est qu’apparent, comme souvent.


Vos commentaires

  • Le 13 avril 2010 à 09:58, par AGK

    Merci,

    y en a des qui ont quand même fait des statistiques, que j’ai bien sûr pas retenues, parce que c’est des chiffres, mais l’idée générale c’est que si on fait un rapport salopards de curé/oies versus salopards de beaux-pères/les enfants qu’ils sont sensés protéger, ou pour le moins respecter, sans en jeter un peu plus sur ce qu’on ne saurait imaginer derrière les bancs d’écoles...et bien le rapport n’est pas celui qu’on pourrait nous laisser penser. On me rétorquera qu’une religion, c’est sacré, du moins pour ceux qui la professent et la proclament, et que l’ambition étant immense, sa perversion l’est d’autant plus...Moi j’aurais tendance à remettre les choses à leur place, c’est extrêmement laid, c’est de l’abus d’autorité, c’est dégueulasse même s’il n’y en avait qu’un - c’est pas la quantité qui fait le crime - mais je crois pas que ce soit le célibat ou l’appartenance à une église qui fasse les pédophiles. Bref, c’est pas le bon Dieu, ni le Pape qui les encourage, ni qui les protège. Et tenter de laver le linge sale en comité restreint relève sans doute d’une bonne connaissance de l’âme humaine, à savoir cette facile tentation d’amalgamer vite fait mal fait une Eglise avec ses brebis galeuses. et hop, merci la presse dite sérieuse, qui comme ça touche une institution, peut enfin jouer dans la cour pitoyable des torches balles à saloperies, juger avant que la Justice ne fasse son boulot, et pour faire quoi ?

Répondre à cet article