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samedi 4 avril 2009, par
Le soixantième anniversaire de l’Otan se déroule à Strasbourg, ville morte, sous le regard des médias plus que de ses habitants, ces derniers n’attendant plus que le départ des invités bien envahissants qui occupent la ville. Au total, 10 000 militaires, gendarmes et policiers sont là, face à quelques milliers de braves activistes de tout poil, qui outre leur amour de la paix, témoignent d’un goût certain pour le lancer de pavés et autres bêtises incendiaires.
Au pays de la tarte flambée, ce genre de variation n’est pas forcément du goût des gastronomes locaux, à qui de toute façon, on n’a pas demandé leur avis, car ce week-end à Strasbourg, la ville est partagée en quatre parties.
La première, nos amis de toujours, les délégations de moult pays, occupés à se balader dans la ville en slalomant entre les forces de l’ordre, pour aller d’un gala, à une cérémonie puis au sommet. De ces braves gens qui vous sauvent le monde en costard cravate autour d’une table de 400 personnes. Mais qui pour le symbole viennent montrer l’union du monde occidental, qui est vraiment sympa et décidé à sauver les autres citoyens de l’autre monde, qui a en envoyer un certain nombre de ses représentants dans cet autre monde avec un peu d’avance sur leur horloge biologique.
Puis deuxième partie, élégamment vétus de bleu nuit, casqués, et enfouraillés d’importance, nos amis des forces de l’ordre, dont la somme des moyens est assez hallucinante. Hélicoptères, camions lanceurs d’eau, collections d’obstacles anti-émeutes, véhicules de tous modèles par centaines, limousines blindées, plongeurs, commandos... Ah ça quand on a confiance dans le peuple, on se donne les moyens de lui causer, juste comme ça, au besoin. Plutôt calmes ces braves gens, parmi lesquels on voit passer ça et là, des militaires, dont on ne sait pas très bien ce qu’ils foutent là. Il est probable qu’eux non plus ne le sachent pas.
Il ya aussi, troisième composante, nos amis de la paix. Qui sentent bien que les premiers et les seconds ne comprennent pas leur message d’amour de leur prochain. Alors pour se faire entendre, ces délicieux pacifistes aux sentiments délicats, cette belle jeunesse est allé se munir de barres de fer, de pavés et cherche à s’occuper de la première partie en évitant la deuxième, car c’est connu, le flic ou le gendarme, face à la dialectique de la barre de fer, manque singulièrement d’ouverture d’esprit.
Enfin, il y aurait à Strasbourg, des Strasbourgeois... On a peine à la croire, ces cons là habiteraient dans cette ville où ces cochons de bourgeois auraient l’ambition, le week-end de faire leurs courses, de se promener avec leurs enfants, d’aller au restaurant et toutes ces sortes de choses scandaleuses que Dieu merci, nous ne verrons pas dans les rues de cette ville. Voilà pour les riches, parce que pour les pauvres types qui habitent du coté de la banlieue pourrie de Neuhof, ça va mieux, chez eux c’est vilain et tout pourri, alors c’est là que les casseurs ont été parqués, s’ils font des dégâts, c’est moins grave, les pauvres n’ont aucun goût, c’est bien connu. J’en connait peu qui portent des rolex, c’est vous dire.
Quand je pense que j’ai osé mal écrire au sujet de l’OTAN... J’ai presque honte.

Quand à notre président à nous qu’on a, hier dans les rues désertes d’une ville morte, il faisait un petit footing, tranquille, comme ça, pasqque y a pas de raison, c’est tellement beau une ville vide de ses habitants. Il paraitrait que ça n’a pas fait marrer, les mecs en bleu et en tenue camouflée, ils croyaient être là pour autre chose.
Vos commentaires
Ce qui est fantastique dans ces joyeuses bandes de freluquets c’est la cohabitation des revendications.
Pas plus tard qu’il y a trente secondes sur Al Jazeerah, à coté du Rainbow flag des Homos-gays-lesbiennes-et-trans flottait le drapeau palestinien.
Il faut se dire que seul ce genre de sommet organisé en Occident permet cela car à Gaza, je pense que clamer haut et fort qu’on est de la jacquette conduit directement dans un cul de basse fosse. Après passage à la question, bien entendu.
Tu vois Gaby que l’OTAN a du bon. Elle reconcilie les points de vue.
Oui mais, certaines personnes, d’un genre signé, ne sont pas toujours contre ces sortes de pratiques à Gaza ou ailleurs...