jeudi 22 avril 2010, par
Après une série de rodomontades à Tremblay, sur le thème éculé de "force restera à la loi", le président de la république a décidé d’enfourcher un nouveau cheval de bataille. Faisant suite à ses derniers succès électoraux, les petites histoires de qui coucherait avec qui et des mois d’affaires dont l’énoncé seul ne tiendrait pas dans cette colonne, le président a décidé d’agir sur le terrain de la laïcité.
Enfin... Voilà la nouvelle initiative dans laquelle le président de la république se lance à corps (électoral ?) perdu. Perdu... j’insiste à peine, mais tout de même, jetons y un oeil. La Burqa pose-t-elle problème en France ?
Peut être ? Pourquoi pas, je ne suis pas convaincu que ce soit le problème numéro 1 en France, mais bon... Admettons, admettons qu’il faille désormais légiférer pour redéfinir les termes du contrat social qui lie les citoyens et l’état.
Sans revenir sur le désastreux débat sur l’identité nationale, dont les effets principaux ont été de voir une montagne accoucher d’une souris en termes d’idées et d’offrir au Front national une renaissance inespérée, la question de la tenue des femmes semble être d’un autre âge. Lorsque je croise des femmes intégralement voilées, j’avoue me sentir un peu mal à l’aise... Les bimbos et les burqa dans la même rame de métro, ça me surprend quand même un petit peu.
La solution ? Ne plus prendre le métro ? Tourner la tête ? Je ne sais pas. Légiférer... Ah, voilà une bonne solution française, nous avons la passion des textes, des règlements, de lois, des dispositions, des arrêtés. C’est ça, la solution miracle le, on va faire une loi quasi inapplicable et hop, problème terminé ?
C’est un peu emmerdant, mais aujourd’hui j’aurai préféré que l’action du gouvernement s’applique à des sujets plus importants. La réforme des retraites par exemple, me semble plus importante que la tenue de quelques centaines de femmes en France. La question pourrait être étudiée néanmoins, mais faute de légitimité ou de soutien, ce projet de loi sur l’interdiction de la Burqa va virer au grand n’importe quoi.
Au lieu de rassembler, cette initiative promet plus de division encore et comme elle ne manquera pas de se dérouler dans un climat merdique et partisan, nous allons nous offrir un joli spectacle. L’idée même de cette interdiction piquée à Jean François Copé par le président trahit un peu la détresse morale et intellectuelle de ce dernier et de son entourage.
L’Elysée, dont le pensionnaire numéro 1 est peu porté sur la boisson, ressemble de plus en plus à un bateau ivre, appliquant un des principes cardinaux du Sarkosisme, dans le doute agite toi.
Il reste deux ans de mandat au président de la république, s’il doit nous infliger à tout instant des réformes porteuses de divisions pour tenter de ressouder son électorat derrière lui, nous n’en avons pas fini avec le grand n’importe quoi. Il y a des moments ou il est urgent de ne pas communiquer, pour éviter de perdre le peu de crédit que l’on possède.
La situation des déficits publics, la réforme de l’état et des régimes de retraite sont de vrais enjeux et engagent profondément l’avenir du pays. Il ne serait peut être pas idiot de poursuivre ces combats avant que d’en livrer d’autres dont l’importance est toute relative. Pour ce faire, classer les problèmes par ordre de priorité, puis commencer à traiter ce qui est fondamental plutôt que de se disperser sur des sujets plus superficiels.
Dans "Après l’empire", Emmanuel Todd, politologue, démographe, défendait la thèse que les problèmes d’extrémisme religieux se traitent par la croissance économique et le contrôle des naissances... Je ne suis pas absolument convaincu, néanmoins je crois qu’un certain nombre de questions sont subordonnées à la qualité de vie que les citoyens d’un état peuvent avoir. C’est d’abord affaire de perception, celle de ce qu’est la réussite, de ce qui peut être obtenu pour soi et pour les siens en vivant et en travaillant dans la société dont on fait partie.
Lorsque l’idée de réussite matérielle semble être une illusion inaccessible, les individus se sentent moins citoyens, perdent confiance et cherchent alors à réussir leur vie par davantage de spirituel. Et le premier moteur de la cohésion n’est pas fait par une loi, mais par une dynamique, celle de l’action, celle des avantages partagés parce qu’alors vivre ensemble apporte plus que de se retrancher derrière sa différence.
Vos commentaires
alors comme ça, pas assez d’avantages partagés ne font rien qu’à mener à la spiritualité, et pourquoi pas, grillagée ?
j’ai un doute quand même, sur cette conclusion. on est tous d’accord, enfin disons une majorité pour fustiger Sarko qui s’empare en toute urgence d’un problème soigneusement délicat, genre même pas peur d’aborder des sujets qui fâchent, quitte, ben oui, on peut pas être partout-partout, à laisser de côté pour le prochain mandat les soucis qui empoisonnent l’existence de beaucoup plus de monde. Mais de là à mettre la pudeur exhibitionniste de certaines, et je m’avance peu-être un peu, d’encore plus de certains, sur le dos de la crise, la mondiale, celle de la sécu, et celle des retraites...je reste sceptique.
Chers amis, le Sarkobashing, de mon humble point de vue, n’est pas l’angle correct...
Le débat sur L’identité Nationale et la Burka sont evidamment liés. L’objectif de nos gouvernants est d’améliorer la cohésion nationale.
Sans doute en consequence du principe selon lequel les communautarismes sont dangereux à terme pour la France.
Est-il possible de s’accorder sur quelques devoirs du citoyen ? Est-il possible de comprendre un peu notre histoire ?
Je crois que oui, et je pense qu’il est plutôt incongru de se poser ces questions, tant leur réponse est évidente.
Dans le même temps, je pense au Million et demi de téléspectateurs qui ont soutenu Mikael Vendetta de la Ferme des Célébrités.... Par curiosité, je suis allé lire les messages d’encouragement envoyés les Filles et Garcons de Fance a la célébrité susdite.
L’attraction du grand vide sidéral est patente.
J’en doutais encore a l’apparition du phénomène Paris Hilton mais désormais ma religion est faite. Le Grand Vide Sideral est le diable de notre temps.
Quel rapport avec la Burqa ou l’identité nationale ?
Ce rapport est pourtant évident : une identité nationale peu affirmé ou faible fait place aux communautarismes. Une faible affinité pour son pays créé la rupture avec la réalité.
Mikael Vendetta n’aurait pas pu exister au siècle des lumières. Les écoliers de Jules Ferry l’auraient répudiés par ce qu’il ne leur apprend rien et parce qu’il ne les fait même pas rire.
Alors combattons les communautarismes par la connaissance notre histoire commune. Notre société, pour reSter libre, a besoin de limites claires, la monogamie en est une par exemple. L’interdiction de la Burqa doit en être un autre.
Et Enfin, pas de quartier pour le Grand Vide Sideral, c’est pourquoi je propose l’endemolbashing contre le Sarcobashing.
Bashing ? Sarkoko Bashing ? Ouh ce n’est pas bien ça, je vais presque avoir honte de mon papier... Ou pas. Attendez, je réfléchis... Donc... non. Non, ce qui me chagrine n’est pas l’idée qu’il faille définir le contenu de ce que l’on appelle le vouloir vivre en France, certes non. Je crois au contraire qu’il s’agit bel et bien d’un projet de société majeur.
L’ appellation d’identité nationale ne me fait pas frémir, je la trouve creuse. Creuse comme l’ordre juste, les droits humains et toutes ces sortes de concepts fumeux pétris de concepts flous, nés des élucubrations de communicants qui se prennent un peu pour de nouveaux prophètes.
En la faisant courte, il ne s’agit pas de savoir ce que doit être l’identité nationale, non. En revanche qu’est ce qu’un Français, qu’est ce que c’est qu’un Français, oui déjà plus. Mais d’ici 2012, nous allons avoir le temps de faire quelques articles et autres propositions sur le sujet.
Quant à Endémol... Rien, le vide, l’absence de tout. Je m’en fous, je n’ai pas le temps, je crois que rien ne vaut la peine de se pencher sur le néant dont je n’ai aucune envie de les sortir. Donc , non. Mickael V, je m’en fous aussi et pour les mêmes raisons je le laisse baigner dans mon indifférence à peine polie. Ce zéro intégral de l’humanité n’est qu’un léger épiphénomène marketeux creux, donc pas d’intérêt et surtout part pitié pas d’attention, c’est ce qui nourrit la vie de ces oiseaux là.
Personnellement, j’ai voté Mickaël Vendetta pour le soutenir car finalement, n’est-il pas la personification de l’identité nationale : un sujet vide qui déchaine les passions ? Non je plaisante, je ne vote que pour les blondes à forte poitrine dans ce genre de jeux... La burqa n’est pour nos gouvernants que la solution de facilité : elle est la partie visible de l’iceberg... Or éliminer la partie visible n’a jamais supprimé le fond du problème. Et le fond c’est quoi ? Evaluer la solidité du patriotisme français, reconnaître ses faiblesses, identifier ses forces, savoir si l’on est capable d’accueillir en nombre des gens de culture fondamentalement différente, etc etc... Ce problème là est profond et difficile, il implique de remettre en cause un système de société (politiques familiales, éducation, solidarité transgénérationnelles...). Pendant longtemps, et cela quelles que soient les idées mises en oeuvre, cette problématique a fait la noblesse des gouvernants (rois, empereurs, présidents du Conseil ou de la République) qui donnaient à notre pays des directions à long termes, persuadés que le bien commun ne passe pas forcément par la satisfaction immédiate du peuple. Aujourd’hui, c’est cette satisfaction immédiate qui prime car les échéances électorales sont les raisons de vivre de politiciens épris d’eux-même. D’où des préoccupations sans intérêt camouflées en enjeux fondamentaux... Comme la burqa ! Quand à Bashing, j’aime beaucoup ses chansons, surtout "Joséphine".
Aaah Aline Bashing, J’aime aussi !
Bon que venons nous de dire en prenant tant de hauteur ?
Que le sujet est difficile ?, -certes etc... Qu’interdire la Burqa est "couper la tête de l’iceberg" ? -voulez-vous me decrire immédiatement la partie immergée... Les politiques à long terme sont souhaitables ?, -re-certes !
(On croit reconnaitre Vincent Peillon dans un tel couloir de portes ouvertes)
Perso (et en accord avec Aline Bashing) je suis en faveur d’un examen de passage avant naturalisation, genre histoire de France, Hymne nationale connue par coeur, on maitrise la langue et les bases de l’instruction civique. Je regrette infiniment que le Grand Jacques ait supprimé le service national, mais reconnais que déja le brassage se faisait mal avec les appelés d’origine nord-africaine. (L’Express datant de...) Je suis en faveur d’un "stage d’integration" dans la société des post-ado. (Casquette interdite, on se lève à l’arrivé du prof, on fait de l’instruction civique moderne)
Quand aux familles issus du regroupement, il faut poursuivre absolument l’effort d’intègration. Si on ne sait pas comment faire, il faudra poser la question à VGE et au Grand Jacques.
Si malgré tout certains se positionnent à la limite pour tester notre démocratie, nous devons réagir !
Une chose m’inquiète cependant, la France est le plus grand consommateur d’anxiolytiques en Europe. Elle me fait penser dans son attitude à la "femme sous influence" (pas valium+whisky mais lexomil+vin rouge).
Il ne faudrait pas qu’elle se fasse violer en douceur et qu’elle ne dise rien pour ne "pas être embêtée" ....