jeudi 10 décembre 2009, par
Bon, en choisissant Titanic, comme titre de son, film Nicolas Hulot défiait, sinon les éléments, tout a moins le sort. En dehors du film de James Cameron, qui avait connu quelques jolies contrariétés et contretemps lors de son tournage, peu de produits estampillés Titanic ont connu un sort heureux.
Et pourtant, il fait chaud sur la planète, soit, oui, évidemment et donc il fallait s’en convaincre et notre ami Nicolas Hulot s’est fait prophète pour l’occasion. Le presque jeune homme qui était allé faire signer sa plate forme aux candidats de l’élection présidentielle de 2007 a connu moins de succès cette fois ci. Laissons la parole aux chiffres, 250 000 entrées… Pour une petite production…Ce ne serait pas mal…
Mais en ayant consacré énormément de moyens, mobilisé plein de salles de cinéma pour projeter son œuvre moralisatrice, Nicolas Hulot doit être quand même un petit peu déçu. Il n’en est pas tombé au point du film de Bernard Henri Levy dont on a pu dire qu’il avait fait plus de sorties que d’entrées et qu’il avait quitté l’affiche avant que la colle ne soit sèche.
Après les succès des films d’Al gore et de Yan Arthus-Bertrand, il y a de quoi se poser des questions. Et Nicolas hulot apparait bel et bien frappé par son syndrome du Titanic… C’est d’une ironie presque douteuse, et pourtant… A force de gaver son public d’une voix accusatrice, montrant à quel point rien ne va et combien lui, il avait tout bien compris ça…
Bon, bien, bon… Interpellé sur ce genre de sujet, nul doute en effet que n’importe qui ne consente à reconnaitre que quand la terre chauffe, les emmerdements ne sont pas loin. Et certes, la nouvelle à de quoi faire frémir… Mais plaider le scoop, s’autoriser un ton doctoral et céder à la tentation de la morale pour les nuls en écologie ne vous gagne pas l’attention du public.
Le film de Nicolas Hulot a quasiment réussi à tuer son message principal, l’urgence n’étant pas d’être sensibilisé au problème, mais bien davantage à voir et comprendre quelle tâche immédiate chacun des spectateurs pourrait peut être accomplir pour que cet état de fait change.
Je ne sais pas quelle a été la signature carbone de ce projet, d’ores et déjà, à l’instinct on sent néanmoins le gâchis… La boulette… Compte tenu en effet des capacités d’attention sur un sujet, fut-il des plus importants, il vient bien un moment ou l’on a plus guère envie d’en entendre parler. Ce phénomène de saturation de l’attention, ici, aux thèses écologistes atteint de plein fouet Nicolas Hulot.
Ce n’est pas très gentil de notre part de lui rappeler, mais il gagnerait, à l’avenir, à nous épargner ce ton catastrophé pour nous causer de notre planète, parce que si sensibles que nous soyons à la question, nous ne sommes que trop peu à pouvoir y faire quoique ce soit.
Et nous faire la morale ou vouloir nous donner des leçons n’y chnagera pas grand chose... Alors, Nicolas, tu veux bien nous rappeler la valeur de l’empreinte carbone de ton film ?
Vos commentaires
empreinte carbone du film de Hulot = de très loin moins que celui de l’"hélicologiste" YAB, par ailleurs diffusé aux 4 coins du monde et sponsorisé par PPR (dont on sait bien que c’est le groupe le plus écolo-friendly de la planète, of course).
C’est teeeellement (bêlement ému) beau et poétique, des images prises d’un hélico, alors qu’au ras du sol se prendre la vérité en plein cadre, pouah quelle horreur ! Maintenant oui, le message était ardu, mais il venait d’un qui se bouge, pas de l’autre faux moustachu qui nous agite de partout ses jolies images et se fait du pognon dessus sans se bouger les miches.
Et FAUX : toi comme chacun tu peux faire qqch, trop facile de dire "je n’y peux rien" et de passer au voisin, c’est un mental de planqué ! il y en a pourtant plein partout des idées d’éco-gestes simples au quotidien, ou alors on ne sait plus lire ?