lundi 16 juin 2008, par
7 juin, super trop tôt le matin... Comme d’habitude, je me lève avec cette impression très nette, il me manque au moins 5 heures de sommeil et il faut que je fasse cette saleté de valise pour ce voyage au Canada.
Pour aller à l’essentiel, les voyages collectifs m’inspirent autant que la restauration collective. Les adjectifs cachent mal le plus souvent sous couvert d’explications un vrai défaut. Bref, nous sommes le 7 juin, il est une heure pas chrétienne du type 5H30 et j’essaye de me coller les yeux en face des trous pour faire cette super valise que je vais traîner tout au long de la semaine à venir d’un bout à l’autre de l’Ontario et du Québec.
Rien que de très normal, je n’aime pas faire mes bagages et le résultat est à la hauteur de ce que j’y mets comme envie. Je pars seul et après avoir bénéficié du soutien d’un de mes frangins qui me dépose à Roissy me voici arrivé sur place et je retrouve par une sorte de prompt renfort mes 80 compagnons de voyage.
On est donc tout plein et c’est génial tous ces grands garçons et leurs jolis sacs, valises qui cherchent à s’enregistrer au comptoir d’Air Canada trop tôt. Air Canada parlons en, des gens très bien qui ont compris que l’humanité faisait en moyenne plus d’un mètre quarante même en classe éco. 8 heures plus tard nous arrivons à Toronto, en dix minutes toutes les formalités sont passées, nous nous comptons pour ne pas nous perdre et nous embarquons dans deux autocars de bonne taille.
2h00 de route, directions les chutes du Niagara, Pierre (notre guide) nous met dans le bain. Joyeux comme un animateur de voyages organisés, il nous tient éveillés pendant une bonne heure. Tout va bien, il prononce le mot chute comme chiotte, mais à part ça tout va bien et nous arrivons dans une espèce de temple du mauvais goût et du kitsch. A première vue, sans les chutes cet endroit n’a aucun intérêt. Le site est pollué de sales immeubles très moches et d’un paquet de restaurants, hôtels, cafés et boutiques qui se disputent férocement le titre de plus vilain de la ville.
En résumé c’est moche, le resto du soir a beau être panoramique, je m’en fous car il est moche aussi et le contenu de mon assiette ne m’emballe pas des masses. La balade dans les rues me conduit dans les salles du Casino, une sorte de hall géant plein de machines à sous et de joueurs ventripotents en bermuda et en tongs. Il est urgent d’aller se coller un ou deux verres derrière la cravate dans un des bars en plein air. Il fait beau et chaud, la clientèle est bruyante, je bois mes deux verres en vitesse, je décide que ça va aller comme ça et je file dans mon hôtel. Le Canada m’inquiète un peu, j’en ai plein les bottes si j’en portais et après avoir pris un perrier au bar de l’hôtel, je file causer à Morphée.
"Ca ira mieux demain, du moins je l’espère..."