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Where’s Little big man ?

mercredi 11 mars 2009, par GB

Sans vouloir verser dans l’hystérie, sombrer dans un pessimisme de saison, notre petit grand homme qui ne cesse de s’agiter, commence à m’inquiéter un peu. A force de prendre une place toujours plus importante dans la gestion des dossiers qui fâchent, n’est-il pas en train de se perdre et avec lui, son gouvernement. La situation présente de l’état, la qualité actuelle des rapports sociaux et le comportement qu’a adopté notre président semblent donner raison à Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre : "Toute opinion est indifférente aux ambitieux, pourvu qu’ils gouvernent."

Hamster ou furet, le président court et se dépense sans compter. Mexique, Italie, apparitions télévisuelles, sur tous les fronts de l’information, il apparait, jette quelques lieux communs arrangés en discours de circonstance et poursuit un exercice de rhétorique dont les sommets sont atteints lorsqu’il peut s’exclamer que lui, il agit.

De fait, il manque une voyelle à ce verbe, sans doute n’est ce qu’une coquille. Pouf, pouf...

Lui au moins, il s’agite. C’est déjà plus ça, non ? Une zone de silence peut-être... Les conflits sociaux dans les départements d’outre mer... La Guadeloupe, la Martinique et désormais la Réunion se sont embrasées, pour de bonnes et de mauvaises raisons, mais en dehors du malheureux secrétaire d’état à l’outre-mer Yves Jégo, le président ou le gouvernement n’ont pas brillé par leur activité sur ces dossiers.

Et si sur d’autres conflits en cours et à venir, je souhaite que le président de la république prenne du recul pour éviter de décrédibiliser ses ministres, la question de l’outre mer français est de celles qui me semblent devoir mériter toute son attention.

Je me fous bien que la France rentre dans l’OTAN (en fait non je suis contre, mais ce n’est pas capital), j’en ai ma claque d’entendre mille et un discours sur tous les sujets, la réformette de la constitution ne m’a pas emballé et je ne suis pas sur que de voir revenir du Mexique Florence Cassez dans les bagages du Président soit important pour qui que soit en dehors des membres de sa famille.

En revanche, j’aimerai bien savoir quel est la vision du président sur la notion de citoyenneté. Qu’est ce qu’un Français, par delà ses différences, quel est le statut du citoyen dans le contrat social qui le lie à l’état. Le tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil... Ca va bien comme ça. Je suis ravi de nos différences, mais il ne serait pas inutile que le président, qui est un peu responsable de la cohésion nationale, se charge de recoller les morceaux de l’identité française, qu’il fixe les termes d’un nouveau contrat social, d’un projet pour donner du sens à cette jolie expression "le vouloir vivre ensemble".

Le peuple Français n’existe pas en tant qu’ethnie, soit et tant mieux, mais en période de crise, je crois tout de même que quelques références communes sont nécessaires. Et je pense enfin que notre président devrait s’atteler à ce grand projet et s’attacher au principe de subsidiarité. Laisser au premier ministre et à son gouvernement leur boulot et lui se concentrer sur ce qui est de son ressort. Il faudrait songer à grandir, non ?


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