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Revue de web // 5

samedi 1er août 2009, par DB

Un des objectifs de cette revue de web c’est l’instantanéité. C’est beaucoup moins drôle à mon avis si on ne parle pas des choses qui se passe sur la toile à chaud.

Y’a trois jours, l’entrée à l’Eglise de Jill et Kevin n’était encore qu’un petit carton. Aujourd’hui c’est un hit. Il y a trois jours, j’avais commencé à écrire tout un truc à propos de cette scène de « Love actually » pour en arriver au fait que l’entrée à l’Eglise de Jill et Kevin c’était la même, mais dans la vraie vie.

Dix secondes de visionnage et on comprend pourquoi ce truc est en train de faire le tour de la planète en huit fois moins de temps que le Phileas Fogg du guidon (une des rubriques du Monde cet été).

Et même si maintenant l’équivalent d’un quart de la population française a vu cette vidéo, j’en parle quand même. Fi de l’instantanéité. Parce qu’au-delà de toute considération sur la cérémonie, l’institution du mariage, l’engagement, la tromperie, le naufrage de la vieillesse à deux, la fidélité, les ronflements de votre conjoint, le couple, l’éducation des enfants, les retours de vacances, la perte de libido, la répartition équitable des tâches..., cette entrée dans l’Eglise est tellement bien. Juste parce que c’est un truc de copains. Juste des copains qui font les corniauds. Pour reprendre le cri du Herbert Léonard, c’est juste pour le plaisir. Ca pète, ça claque, c’est bien foutu. Vraiment, une super vidéo qui va égayer votre journée. Merci qui ?

Cela dit, après le premier visionnage, je n’ai quand même pas pu réfréner ni une méfiance instinctive, ni un réflexe de déformation professionnelle. Trop bien pour être vrai : ça doit être une opération de marketing viral pour fourguer le prochain single de Chris Brown. Vérification faite, « Forever » est sorti en 2008, c’est-à-dire bien avant que Chris rectifie la gueule de Rihanna.

Ca tombe bien que j’évoque la déformation professionnelle parce que je me suis rendu compte que tout occupés que vous étiez à lire les délires de persécutions d’Yitzhak Kakun vous n’avez probablement pas vu Bob Saget vous encourager à vous abonner à Heeb… Pourtant il se trouvait juste à gauche de l’article. Dans la bannière. Vous n’en avez rien à fiche de Bob Saget ? Vous ne savez pas qui est Bob Saget ? Moi je vous dis que vous savez qui c’est. C’est le papa tout gentil dans la « Fête à la maison »… Mais si, « la fête à la maison » : le feuilleton pour lequel les sœurs Olsen ont gagné suffisamment d’argent pour être sûr de passer plus de temps dans les pages des magazines que le cul vissé sur les bancs de NYU. Plus récemment, Bob Saget a prêté (et continue de prêter d’ailleurs. Vivement la saison 5…) sa voix au personnage de Ted Mosby adulte dans « How I met your mother »… Oulah, je sens que j’ai perdu 89% de mon lectorat. Tant pis, telle Mme Laffont, je continue pour les 11% qui suivent. Ou en étais-je ? Ah oui, je voulais parler de Bob Saget dans la bannière. Mais, le mieux c’est que vous alliez la voir… Chez Heeb, ils osent faire des bannières de cet acabit. Ils osent faire le seul truc que de toute façon eux seuls peuvent faire.

Reparlons cinéma plutôt.

D’ici peu, je prendrai quelques jours de vacances. J’emmènerai des devoirs. Je me suis engagé à retourner une séquence de 15 secondes de l’épisode IV de Star Wars. Y’a un type sur terre qui s’est dit que ce serait drôle de découper Star Wars en séquence de 15 secondes. Puis, de toutes les mettre online et de proposer à qui veut de retourner une de ces séquences à sa sauce. Ca s’appelle Star Wars Uncut. J’ai choisi la scène 92. (Je suis deg, c’est pas celle que je voulais…). Si vous voulez voir ce dont sont capables les gens quand on leur laisse carte blanche, ça se passe par ici. De vous à moi, ce projet devrait figurer dans la partie « exemple » de la définition du mot « geek » dans un dictionnaire.

A part ça, y’a le remake de « Tron » qui va débarquer et dont voici la bande-annonce.Y’aurait plein de chose à raconter à propos de Tron et de son remake, mais je vais me payer un petit foutage de gueule à la place. Le remake de Tron est sous-titré « Legacy ». « Héritage » ou « legs » en français. Non mais, faut les avoir sacremment accrocher pour oser utiliser « legacy » dans le titre d’un film en 2009. Après une recherche rapide sur IMDB, je me suis aperçu qu’il y avait 20 occurrences pour ce terme, c’est-à-dire 20 films qui ont « legacy » dans leur titre. Je trouve ça affligeant. Je vous prédis la sortie de « Terminator legacy », de « Bourne legacy » et de « Annie Hall legacy ». Y’a des coups de pieds au cul qui se perde chez Disney !

Bonus cadeau : pour les nostalgiques de Tron, voici un petit jeu qui vous tiendra en haleine. Il paraît que c’est très sympa à jouer en réseau. Surtout quand les patrons sont pas là.

C’est fini pour le cinéma aujourd’hui. Mais, il est probable que je revienne émarger dans la rubrique Cinéma du journal inutile. D’abord parce que je me sens à l’étroit dans cette revue de web, ensuite parce que ça fait longtemps que je cherche un bon angle de chronique cinéma et que je crois que je l’ai trouvé. Cela dit, c’est un peu compliqué à mettre en œuvre. Donc, ce n’est pas pour tout de suite.

Prochainement, je vais aussi aller mettre mon grain de sel dans la rubrique « Agacerie », parce que de nombreux lecteurs me font remarquer qu’il leur paraît bizarre que je n’y ai pas encore déversé mon fiel. Certains se demande même si je ne serais pas malade. Alors, je les rassure ici : pas plus que d’habitude.

Nous reste plus qu’à évoquer le petit écran. La production de « Mad men » vous propose de vous transformer en publicitaire new-yorkais des années 50. En haut à droite, en médaillon, le portrait de votre serviteur (vous noterez la cravate écossaise).

Pendant ce temps-là, à la suite de mon dernier billet, un fidèle parmi les fidèles se plaît à me plonger dans une certaine vision de l’enfer.

A suivre


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