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Eloge des femmes admirables

dimanche 23 novembre 2008, par Nico

Aujourd’hui l’espace est splendide !

Sans mors, sans éperons, sans bride,

Partons à cheval sur le vin

Pour un ciel féérique et divin !

le Vin des Amants est véritablement un philtre magnifique, alors buvons ce delicieux poison qui nous réconforte.

Où que l’on soit, ce breuvage peut être dégusté à toute heure. Pas plus tard que ce soir, j’avais rendez-vous avec GB dans cet admirable établissement d’excellente réputation : le Harry’s. Nous devions uniquement nous retrouver après une semaine bien chargée en conneries que la république, bonne mère, nous a préparées. J’arrive en premier, dans un flot de provinciaux sympathiques mais provinciaux. Ils ont des têtes de commerciaux sortis d’un salon de la Porte de Versailles. Derrière le bar..... du lourd, toujours aussi paternel avec les habitués ; j’adore.....Gaby me rejoint et m’explique que son avocat de frère a un besoin de " un suppo et Hop, au lit" et qu’il ne pourra venir. Gaby remplit bien l’espace, surtout en stéréo, donc je me fais une raison.

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A l’origine, je devais faire une fiche de lecture sur Eloge des femmes mûres. Un Hongrois trombinait tout jupon de plus de 30 ans. On y apprend plein de trucs ; tacher ses draps, c’est bien ; le faire avec une vieille, c’est mieux ; un garçon doit bouger pendant l’acte ; les vieilles, c’est top..... c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, y compris, avec les jeunes carottes, tout ça..... Notre Hongrois, tel Attila s’en va en Occident. Il débarque en Italie, patrie de Rocco et Carla, après que les Popovs ont envahi Budapest (patrie des films de karaté depuis 1989), et nique la bella dona avant de partir en Amérique. Même punition pour les trentenaires mal-émancipées. Pan cartouche.

On y découvre qu’en lisant Stendhal et Balzac, on peut niquer "mousse et pampre" ; mais tout jeune homme de bonne famille fréquentant les rallyes le savait déjà. Il faut cependant lire le livre qui est moins long que l’ Education sentimentale ou La Chartreuse de Parme.

Mais revenons au Harry’s. Une bande de "trou d’uc" sapés comme des milords de fête foraine accoutrés de marquises portugaises débarquent bruyamment, la bande de Jean Claude Convenant dont j’ai parlé auparavant. Dans leur flot, un jeune couple sympa, et discret. Les malheureux commandent un Petrifiant..... et là, c’est le drame. La demoiselle a l’impression de boire du Mennen. N’écoutant que notre courage, Gaby et moi, nous proposons de changer le breuvage en ce qu’il faudra. La jeunette veut une vodka !!!!!!! OK Elle adore ça et la boit comme un adjudant-chef de la légion. Derechef, on entame la conversation avec nos jeunes tourtereaux.... madame a une fille de 19 ans. Le sol se dérobe sous nos pas. Moi qui la croyais tout droit sortie du couvent des Oiseaux !!!!! Je reprend une vodka après avoir fini le Pétrifiant et envisage de vider le bar. Blablabla, elle a quatre enfants !!!! et ses hanches n’ont pas enflé comme un vol-au-vent dans le four.

J’en conclus que la vodka a des vertus insoupçonnées : 1/ Que les femmes belles sont éternelles et que leurs maris sont des hommes bien chanceux. 2/ Que je vais résorber en allant courir demain au Champs de Mars avec tout l’alcool que j’ai ingurgité pour me donner des airs de matador.

Le vin des amants rend beau, et vous le saviez, belle Antinéa
- Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

Merci à un certain Charles B., auteur des Fleurs du Mal, qui a tant fait pour fleurir les propos des jeunes branleurs que nous sommes.


Vos commentaires

  • Le 23 novembre 2008 à 20:45, par Gayo

    Bon alors, pour parodier Fahrenheit dans les chevaliers du ciel, je reste corporate, « les libres sont rarement belles et les belles sont rarement libres », mais c’est une excellente lecture, j’ai eu le bon goût de l’offrir à une « copine » quand elle a eu 30 ans !!... Courage Nico, la route est longue, mais le bout du tunnel n’est pas très loin… reste la littérature ou le sport….C’est vrai...

  • Le 23 novembre 2008 à 21:20, par Nico

    Je ne connais que Tanguy et Laverdure, et je trouve ce Fahrenheit bien manichéen. J’ai connu des laiderons qui étaient mariées et des femmes mariées open..... quant à la littérature et au sport (du moins la course à pied) ils présentent l’énorme avantage pour moi de ne pas avoir à supporter la présence des médiocres.

  • Le 24 novembre 2008 à 09:48, par Gayo

    Tu sais quoi, tu as raison : y’a plein de choses qu’on peut faire de manière solitaire...

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