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lundi 22 septembre 2008, par
Sie Höheit Gaby, notre administrateur préféré, m’a fait l’honneur de citer certains de mes exploits. L’expression "chasse à la baleine" pourrait induire en erreur un lecteur non avisé. Il m’est, en effet, arrivé de pratiquer des safaris de boudins après avoir baucoup bu.... Ne vous voilez pas la face, messieurs, je ne suis pas seul.
N’avez-vous jamais senti des regards sardoniques dans votre dos quand vous comptiez fleurette à un laideron que les sunlights d’un dancing borgne rendaient appétissante ? Les vrais amis, normalement, interviennent là, en toute diplomatie :" Eh, ........ !!?! Arrête de lui rouler un palot, elle est super moche...... et super vieille aussi !!" alors qu’un tube des Modern Talking allait vous permettre de prouver que vous êtes un gentleman, très Vieille France.
L’impétrant ne s’arrête pas là et vous dit, au vu de votre tête de cadavre, qu’il vaudrait mieux vous rafraîchir. Vous, comme tous les cons, vous vous croyez insubmersible et une simple pause technique suffira. Point n’est besoin d’aller en Afrique pour trouver des latrines de discothèque repoussantes à souhait. Une odeur âcre provoque en vous le déclic fatal. Comme dans Alien, une chose sort de vous, avant que vous ne soyez en position, dans un bruit de serpillière que l’on jette sur du carrelage. Légèrement transpirant et quelque peu repeint au bas du pantalon (car vous avez pris soin de ne pas viser la cuvette), vous vous relancez vers la piste. C’est Saturday Night Fever !!! et vous, vous êtes un torero en bottines avec le jeu de jambes de Dick Rivers.... avec aussi une haleine de braguette de gitan.
La bagarre intervient quand vous tentez de vous rattraper au bras d’une fille, la copine du patron. C’est dingue ce que ça peut tanguer le parquet.... Bizarrement, tout le monde sur la piste a cru que vous tentiez de la happer au sol, tel Don Juan rejoignant les Enfers au bras de la statue du Commandeur. Confiant dans votre bonne étoile, vous insultez copieusement l’assemblée, y compris ceux qui veulent vous aider.
Et là, mes aïeux, on compte ses amis. Vous les avez fait chier toute la soirée ; le conducteur est intimement persuadé que vous allez vomir dans la Twingo de sa mère ; sa copine va le larguer car elle vous trouve lourd et se demande ce qu’elle fout avec une bande de cons pareils ; le troisième larron est un binoclard doté de mains de pianiste..... mais vous et vos amis êtes des Mousquetaires. Un pour tous... Et tous foncent dans le tas et cassent la gueule des honnêtes citoyens que vous avez emmerdé toute la soirée. Avec une parfaite mauvaise foi. Après coup, vous êtes assez fiers de vous.
Mais il ne s’agit pas de cela dans l’article de notre Brett Sainclair alsacien. L’autre jour, je n’étais pas le capitaine Cabb, mais bien Moby Dick.... alors ayez pitié de moi, svp.
PS : il y a du vrai dans cette relation de soirée et certains lecteurs se remémoreront avec délice les nuits bretonnes ou picardes.....