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Affaire Woerth, la vision de Superdupont !

jeudi 22 juillet 2010, par GB

Les journalistes sont des gens dangereux. Si... Très dangereux... Ouh, là... Méfiez-vous de ces gens-là... Parmi ces sinistres individus se cachent des « hitléro-trotzkistes », ah ! Ca calme ! Hein ! Mécépatout... Il y en a même qui ne font rien qu’à être des représentants des « médias fascistes », ah, ah ! Sans doute parce qu’ils forment cette « presse collabo » qui ne fait rien qu’à oeuvrer dans des « officines », eh, et voilà...

Et ça nous rappelle les années Trente, enfin surtout à Christian Estrosi, ministre humaniste et motocycliste du beau comté de Nice, comté qui rappelons-le, outre Jacques Médecin, a fourni bon nombre de jolis élus à la République... Des gars honnêtes et sympas, parfois distraits, généreux pourtant avec leurs amis. Et depuis que résonne à nos oreilles la chanson de Candy, c’est un fait connu : « Avoir des amis c’est très utile... ». Alors faut-il, incontinent, faire le procès de l’astuce et de l’espièglerie, je vous le demande.

Les ennemis du genre humain sont de retour, ils ne font rien qu’à ne pas aimer les lendemains qui chantent, les ministres du gouvernement, les militants de l’UMP et plein d’autres gens plus sympathiques les uns que les autres, dont le premier d’entre eux, monsieur hyper-sympa (et oui, super ne suffit plus à sa grandeur...), notre hyperprésident.

Quand au 21ème siècle, on s’aperçoit que dans un pays où il fait meilleur vivre en centre-ville qu’en banlieue, des journalistes n’hésitent pas à s’assurer de l’honnêteté des ministres en place, je vous pose la question : « Mais dans quel monde vivons-nous ? ». Ah, mais c’est qu’ils osent, ces impudents, se demander ce que l’on fait de nos impôts, ce qu’il advient de la fortune de Liliane Bettencourt et qui pis est, ils l’écrivent.

Et comme elle sonne juste soudain cette merveilleuse phrase du président, « Non mais dans quel monde on est, dans quel monde on est ? ». J’ai un doute... Misérable vermisseau que je suis, ne suis-je pas en train d’altérer la merveilleuse musique de la prose présidentielle... Le président n’aurait-il pas dit plutôt « Non mais, dans quel monde qu’on est, dans quel monde qu’on est, hein ! ». Allez savoir... Avec ces journalistes qui ne font rien qu’à déformer tout qu’est-ce qu’ils entendent...

Non, vraiment, ces gens-là ne sont pas comme nous... Mais regardez-le... Edwy Plenel, il a une moustache... Mais si, une petite moustache... Drue, certes... Mais ça c’est pour tromper son monde... Enfin il est moustachu... De la moustache à la barbe, il n’y a qu’un pas pileux à franchir... Il est pas bien loin d’être barbu moralement cet homme-là... Il doit même avoir des amis qui lui ressemblent, des barbus moraux pour ainsi dire... Et, depuis qu’Audiard en a posé l’axiome, on le sait bien, du barbu au barbouzes, il n’y a jamais très loin...

Méfiez-vous braves gens... Qui sait si, à l’heure officielle du parti (longue vie au parti et mille ans de félicités au président Sarkozy !) où je vous écris, il n’y en aurait pas de ces journalistes « hitléro-trotzko-crypto-socialo-néo-fascito-pas-très-sarkosistes » qui ne feraient rien qu’à enquêter, à s’inquiéter de savoir si oui ou non, il est plus facile de postuler à un emploi de comptable quand on s’appelle Florence, ou pas...

Des saligauds, n’ayons pas peur des mots, qui ne feraient qu’à vouloir chercher la vérité ! Et oui, il faut que vous le sachiez... Voilà bien ce que ces gens-là ne font rien qu’à faire et je ne dis pas ça pour cafter, mais dans quel monde qu’on vit, merde ! Heureusement que Nadine Morano, Frédéric Lefebvre et Xavier Bertrand, eux, ont d’autres soucis... Parce que d’ici à ce que ces journalistes ne fassent rien qu’à mugir dans nos campagnes... Il n’y a pas loin...


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