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Je commence demain

(peut-être)

vendredi 10 septembre 2010, par JB

En me levant, j’avais envie de râler. De gribouiller en ronchonnant et extérioriser ma mauvaise humeur. En substance : la rentrée c’est nul, dans le métro les gens sont moches, ils font perpétuellement la gueule, et puis Paris, il pleut, c’est gris, c’est badant.

Je suis bien embêtée parce qu’aujourd’hui il fait beau. Et puis pas, beau = il pleut pas. Beau avec un ciel joliment coloré de bleu, quelques petits nuages blancs qui moutonnent et un doux soleil qui caresse les gambettes.

Officiellement la rentrée, c’était quelque part la semaine dernière, quand la cloche de 8h30 a sonné pour la première fois depuis le mois de juin et que tous les écoliers de France sont docilement allés se mettre en rang. Qu’il est doux le temps où je vivais au rythme de cette délicieuse chronologie : année scolaire (studieuse), grandes vacances (ensoleillées), rentrée (enjouée). Cette année, pas de vacances, j’ai passé l’été à en souhaiter de bonnes à ceux qui se réjouissaient de partir et à réconforter ceux qui déprimaient de revenir.

Et surprise, le gros des troupes est réapparu en même temps, le même matin du même jour. Conséquence : surpopulation angoissante à la machine à café mais ravissement non-dissimulé pour mes oreilles encore endormies. Après le grand concours du « Mais qui donc est le plus bronzé ? » et le debrief à rallonge de « Et toi t’es parti où ? », la rentrée, c’est comme la nouvelle année, c’est le moment idéal pour prendre de bonnes résolutions. Au choix : régime ou sport, un peu comme le « Frites ou potatoes ? » chez McDo. Vraisemblablement je n’y couperai pas, j’opte donc pour ne pas m’affamer.

En contrepartie, il faut (se) bouger. Première option : Club Med Gym avec-euh les copines-euh (l’accent est compris dans l’abonnement). Bonne idée mais dis donc, c’est dispendieux de se traîner au sauna une fois par mois ! Option finalement retenue : aller courir aux aurores. Bilan après dix tout petits jours de défi : ma couette 1 – mes baskets 0.

Le temps que je termine mon papier, il s’est mis à pleuvoir. Je n’ai aucune volonté, je n’irai probablement pas courir demain matin, l’ordre des choses est rétabli.


Vos commentaires

  • Le 11 septembre 2010 à 21:34, par Emmanuel

    Bonjour fraiche rédactrice du journal inutile, bienvenue à toi.

    Je m’interrogeais sur le sens du participe présent badant...et ce n’est pas sans mal que j’en suis arrivé là.

    J’ai d’abord pensé à une sorte d’érection sans haine, pardon sans n. En effet bon nombre de tes consœurs femmes ne rechignent pas à déclarer qu’on leur casse les couilles alors de là à passer le cap.

    Mais non ! point de mâle vulgarité dans tout ceci. Cela ne collait pas avec l’esprit de ce qu’il y avait avant. J’en ai déduit qu’il s’agissait d’un détournement de l’anglais bad. Note que je n’ai rien contre, exception faite que dans ce cas ci je ne trouve pas ça joli.

    En fait, je voulais la confirmation que j’en avais bien saisi le sens.

  • Le 12 septembre 2010 à 13:10, par Webmaster SPIP

    hello,

    Super ce premier papier !

    @emmanuel, et moi j’ai compris au sens de la langue d’oc...badant du verbe bader, http://fr.wiktionary.org/wiki/bader

    @juliette nous le dira.

  • Le 13 septembre 2010 à 11:51, par JB

    L’Académie française ne le reconnaît certes pas mais c’est bien « badant », du non-verbe « bader » que j’ai souhaité utiliser. Une sorte d’anglicisme qui ne dit pas son nom mais que je trouve, dans ce cas, plus imagé que « déprimant » ou « démoralisant ».

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