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Les caves se rebiffent...

samedi 28 mai 2011, par GB

Les colonnes du Figaro cette semaine nous apprennent quelles réactions entourent l’équipe des professionnels de la com qui étaient en charge de l’image de DSK...

« C’est un drame qu’ils se soient occupés de DSK. » « Ils étaient là pour tout verrouiller. » Depuis une semaine, c’est l’hallali. Des socialistes aux spécialistes en communication, des anciens collaborateurs de Dominique Strauss-Kahn aux élus, nombreux sont ceux qui veulent régler leurs comptes. Leur cible : Stéphane Fouks, patron de l’agence Euro RSCG, Gilles Finchelstein, ancienne plume de DSK à Bercy et aujourd’hui collaborateur d’Euro RSCG, Anne Hommel, attachée de presse de DSK, collaboratrice elle aussi d’Euro RSCG, et Ramzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère.

Par un de ces mystères de l’âme, un de ces dénis qui doivent assurer aux psychanalystes une pratique prospère, les gardiens de la réputation de Dominique Strauss-Kahn s’évertuent depuis la chute de leur client - on n’ose plus écrire champion - à démontrer qu’ils ne sont en rien responsables de l’épreuve que traverse celui-ci.

C’est un peu arrangeant tout de même. Pour mémoire, rappelons que cet intéressant quatuor s’évertuait à tuer dans l’œuf toute rumeur, tout soupçon menaçant la réputation de DSK. Stratèges aux temps bénis de la folle course en tête dans les sondages, le quarteron s’efforce depuis de s’exonérer de toute responsabilité dans la mise en œuvre de la politique d’aveuglement des médias et des opinions publiques. Apologues de l’omerta et de la défense de la vie privée de monsieur Strauss-Kahn, ils ne semblent pas parvenir à comprendre comment ce dernier a pu se sentir habité d’un sentiment d’impunité.

Une amnésie sélective un peu curieuse...

En s’efforçant des années durant à blanchir la réputation d’un coureur de jupons imaginaient-ils vraiment que ce dernier allait, sans nécessité aucune, changer de comportement le temps venu ? C’est assez mal connaître l’âme humaine que de croire qu’un individu renonce à ses plaisirs sans y être contraint.

L’erreur en la matière n’a pas plus d’importance que n’en a celui à qui elle profite. Qu’un illustre inconnu se comporte mal ne risque pas d’atteindre qui que ce soit d’autre que lui ou ses proches. Lorsque l’homme brigue les plus hautes responsabilités, tant nationales qu’internationales, alors la chose change d’ampleur et de nature.

Ainsi ces sinistres crapules communicantes qui se sont donné tant de mal pour étouffer de leurs petits doigts les informations selon lesquelles DSK avait tendance à user et/ou abuser de sa position pour accomplir de distrayantes galipettes avec de jeunes femmes inégalement consentantes, se verraient gentiment exemptées de toute responsabilité...

Je leur soumets cet extrait de la lettre de madame Nagy : « Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais » ... « Je crains que cet homme [DSK] n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes. »

Et ça... Aimables gourous de la com... Sans forcer votre talent... Qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Les temps sont durs... Bougez pas, je vais vous la faire pour pas cher l’explication de texte...

Ça veut dire que M. DSK ne s’est pas privé d’user de toutes ses capacités d’influence pour pouvoir culbuter sa subordonnée pas follement enthousiaste à cette idée. Que cette affaire connue, vous vous êtes employés d’importance non à pousser votre client à changer, mais à changer son image...

De là à dire que vous faisiez à tout le moins de la publicité mensongère et que vous espérez que l’on ne vous en veuille pas, il y a un pas qui ne va pas m’arrêter bien longtemps. Il y a des limites à la patience du public, si vous deviez vous en inquiéter, elles sont franchies depuis quelques années... La chose pourra surprendre, mais il y a des limites au foutage de gueule aussi...

Tron à la trappe

DSK welcome to Rikers island


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