mardi 10 mars 2009, par
N’ont jamais aussi bien porté leur nom. Pas plus tard que samedi soir 7 mars 2009 je rejoignais le Bataclan, avec un brin de nostalgie car c’est dans cette salle où j’ai assisté à mon tout premier concert (un groupe de Nancy, répondant au nom de Kas Product.)
J’y arrive un peu tard, après la première partie assurée par "I like trains" dont on m’a dit le plus grand bien, pour me fondre dans une masse de gothiques et autres batcave / darkwave plutôt autour de la quarantaine (pensez-donc un groupe fondé en 1980) qui donne un unique concert parisien après un passage au zénith en 2006, retour probablement largement motivé par le cachet.
Notez ce n’est pas mal de vouloir gagner sa vie avec son art, mais là ou ça l’est plus c’est quand la prestation n’est pas à la hauteur.
La scène est noyée de carboglace, c’est la fumée blanche qu’on voit, ou voyait car c’est un peu has been, dans les salles de concert ou dans les boîtes de nuit et je vous l’accorde pas à Pleyel pour ceux qui comprendraient "concert" dans son acceptation la plus large.
Carboglace, donc mais alors genre incendie du tunnel du mont blanc, on ne voit rien de chez rien. Coté son, la balance est à chier, on n’entend pas les guitares, le son des voix est par contre comme sur album, un brin trop propre bref on a le sentiment d’un truc pas vrai.
Au cours d’un réapprovisionnement en bière je rencontre deux donzelles passablement dégoutées qui se plaignent que c’est du playback. Elles affirment qu’elles ont vu le chanteur fermer la bouche alors que sa voix continuait dans les enceintes tandis qu’elles se tenaient comme toute bonne groupie "tout devant" dans l’espoir de... Stop je vais devenir désagréable.
Me voila face à un fait invérifiable. J’avoue être resté en fond de salle non à cause de la proximité du bar, bande de médisants, mais parce que je me suis connement déboité le genou 3 jours avant dans un contact aussi stupide que brutal avec un autre joueur de pala, ce qui m’a contraint à une inhabituelle sagesse et un maximum de prudence.
Ceci expliquerai cette impression, et la surabondante fumée permettrai de cacher l’horrible secret confirmant l’adage et lieu commun "il n’y a pas de fumée sans feu". Sisters of Mercy / Sheila même combat ?
Il n’est pas dans me habitudes de croire ce genre de bruit (doux euphémisme pour un concert rock non ?), et surtout à défaut de preuve, je ne me permettrai pas d’accuser, néanmoins pour les amateurs, il existe de très bonnes compilations qui malheureusement me paraissent hautement préférables à écouter que d’aller assister à leur prochaine prestation qui menace d’être aussi médiocre que celle à laquelle j’ai assisté samedi. Ils ont même totalement massacré à mon sens Temple of Love, qui fait partie de mes chansons cultes.
Je viens de dire du mal d’un live, chose que je n’aurai pu imaginer écrire tant j’en suis l’ardent défenseur...Voila qui m’amène à un deuxième lieu commun "on ne devrait jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. "
Finalement si mais avec alors avec un peu de ricard, juste pour donner du gout hein !.
Prochaine sortie concert Ska-P, et là avec les basquo-espagnols et mon genou remis ça menace d’être bien bien...
Vos commentaires
Tu t’es fait mal mon pôvre biquet ?
Biquet te fera parvenir une copie des résultats de son IRM la semaine prochaine quand il l’aura passé si tu veux ?.
Ah si tout de même, la réponse à ta gentille question est oui pas mal, le corps médical devant encore me dire si c’est pas mal peu ou pas mal très.
Je sais ! Ce n’est pas français comme formule mais quand biquet a mal biquet est de mauvais poil, mauvais poil largement augmenté par ma future ex-madame moi qui m’a bien gonflé ce matin avec ses remarques à deux balles mais c’est une autre histoire et une autre partie du corps.
Ah, ces bonnes femmes : toutes les mêmes...
Ca m’attriste quand même pour ton genou et tes douleurs... Je n’aurai pas besoin d’une copie des résultats, savoir ce que le médecin t’a dit sera suffisant.
L’IRM est un examen tout bête où tu as juste l’impression de rentrer dans le sarcophage de Ramsès dans Stargate (clausto. s’abstenir...). Si ce n’est que durant l’attente, je n’ai jamais autant flippé, car je ne savais pas ce que c’était, que j’étais un peu anxieuse en ce qui concerne mon état, et que je l’ai passé à Ste Anne, dans une ambiance de... folie, comme tu peux te l’imaginer, où toutes les deux minutes on me menaçait que les gentilles personnes en blanc allaient me voler mon âme ; sans compter que le type qui passait avant moi, était un prisonnier et que lorsque tu es dans une salle en petite culotte et sous-tif et qu’un bonhomme menotté encadré par 2 gendarmes sort de l’endroit où tu vas rentrer tout de suite après, c’est un grand moment de solitude, et oui, encore un !!!
Allez, courage mon Biquet !
Saint Anne que de souvenirs... Non en tant que client mais en tant que passant car c’est le chemin que j’utilisais pour me rendre au parc Montsouris avec ma progéniture. (Pour info l’hopital St Anne fait partie des monuments ou établissement ouvert pour la journée du patrimoine mais sachez qu’en fait on peut y circuler 365 jours par an...)
J’y ai effectivement croisé quelques olibrius pas franchement nets mais pas non plus forcement méchants mais je comprends qu’en petite culotte et sous-tif on se sente presque nu et un brin vulnérable.
Je n’ai pas dit qu’ils étaient méchants, j’ai juste eu sérieusement peur qu’ils ne me laissent pas sortir et que je me retrouve à errer comme une âme en peine, en fredonnant des chansons, le regard vide, un caba à la main, le long du grillage qui borde ces magnifiques petites villas de villégiatures que cache cet honorable établissement... comme les deux-trois spécimens que j’y ai observé... Mais tu as l’air de bien connaître, alors je ne te fais pas un tableau.