mercredi 4 mars 2009, par
Quand on ne s’aime pas, généralement ça ne change pas. La preuve nous en est donnée par les amabilités que s’échangent le ministre de la défense et le professeur qu’il a renvoyé du Collège interarmées de défense (pompeuse appellation de l’école des futurs décideurs des armées). La preuve grâce en soit en rendue à David, le butineur éclairé du world wide web...
Ca commence comme ça, Hervé Morin le gars qui sait que les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins font moins de bruit que les crevettes prépare une émission de radio :
Bon, c’est quand même moyen de la part du journaliste de n’avoir pas eu la curiosité de lire les 11 pages qui sont au coeur du problème... Moyen moins en fait...
Et voici la réponse d’Aymeric Chauprade [1] :
Bon, premier commentaire, faire une interview dans un bistrot soit, mais le son est quand même pourri. pour la suite des amabilités, en pièce jointe, la jolie lettre d’Hervé à son ex-ami Aymeric. Bon, il ne s’est pas foulé non plus...

Je vous laisse découvrir cette prose sèche. Il existe un site de soutien à Aymeric Chauprade, que j’aime bien, mais peut-être pas au point d’adhérer à son fan club, mais là encore, je vous laisse seuls juges : le fan club d’Aymeric.
Oui, les curieux l’auront constaté, Mr Chauprade est un universitaire titré, assez nettement engagé (pas à gauche), mais d’expérience, pour avoir suivi ses conférences, il est d’abord un universitaire et un chercheur. Comme je suis un grand garçon (passé trente cinq ans, on peut je crois sans risque dire que l’on est peu influençable), ça ne m’effrayait pas vraiment. Tyrannie de l’époque, je tenais tout de même à éviter les procès en manipulations. Donc Chauprade est de droite (proche de Philippe de Villiers). Il faut bien dire aussi que Serge Halimi, journaliste du Monde diplomatique, militant altermondialiste (adhérent d’ATTAC) est aussi intervenu au CID, et curieusement personne ne s’en est ému.
A raison, parce que dans un cas comme dans l’autre, ce sont deux remarquables intelligences, et que l’ouverture d’esprit qu’apporte la confrontation des idées n’est jamais dangereuse.
La pensée unique, en revanche...
[1] Aymeric Chauprade est docteur en science politique de la Sorbonne, diplômé de Science-Po Paris en 1993, titulaire d’un DEA de droit international en 1996, diplômé en mathématiques ; chargé de cours à l’Université de Neuchâtel en Suisse, conférencier en géopolitique au Collège Royal de l’enseignement militaire supérieur du Royaume du Maroc, directeur de la Revue française de géopolitique et directeur de plusieurs collections aux Éditions Ellipses à Paris (Grands enjeux, Taupe-Niveau, Référence géopolitique…).