Ou comment faire ça autrement...
mardi 6 juillet 2010, par
Il y a dans tous les partis politiques français des sortes de gourous foireux de la com qui phosphorent sévèrement du bulbe pour trouver l’idée lumineuse qui saura porter les messages merveilleux des lider maximo... Parmi leurs trouvailles, depuis un gentil moment, la chanson, on n’ose dire le chant occupe sa place, toute sa place et parfois trop de place.
Historiquement, la Marseillaise fut chantée à Strasbourg pour la première fois par Rouget de l’Isle chez le maire de la ville, Jean Dietrich. Pourtant loin de se voir baptisée Strasbourgeoise, comme elle fut d’abord adoptée par les contingents de gardes nationaux originaires de Marseille... Et le fait que cette "Marseillaise" soit devenue l’hymne national semble démontrer que certains chants ou chansons peuvent passer à la postérité et marquer durablement leur époque et/ou les esprits.
Les adeptes du genre humain et du poing levé, amis des prolétaires de tous les pays nous ont aussi pendant des décennies infligé d’écouter "l’Internationale", à qui pas chien je colle une majuscule pour éviter de me fâcher avec les derniers groupuscules qui la brament non plus dans nos campagnes mais dans leurs rassemblements de camarades révolutionnaires. Il est assez étonnant que les mêmes s’émeuvent des méfaits de la mondialisation, sorte d’internationalisation qui a assez sûrement réussi à dissoudre les frontières...
Les chansons suivantes marqueront-elles l’histoire politique française ? Je n’en suis pas sûr, mais voici deux ou trois bonnes daubes de communicants pas forcément super inspirés. Ce qui m’étonne le plus dans ces affaires, ce n’est pas tant que des auteurs (pas très bons) aient osé commettre ces saletés, mais bien davantage que personne n’y ait mis le holà.
1977... Pour ouvrir le bal, je vous propose de commencer par cette pure création qui hésite entre la démocratie populaire et Jean-Jacques Goldman :
Alors, alors... C’était bien, ça vous a plu... Bon, attention, on va attaquer le hard-core... La chanson de soutien au candidat Chirac... au bon temps du RPR, le Rassemblement pour recommencer, comme nul ne l’a oublié.
Et, alors, il n’y a rien là ?
Perseverare...
Vingt ans après, le retour de la revanche des jeunes de l’UMP... Ca, c’est encore assez frais pour être dans tous les esprits.
Et à force de s’entendre dire qu’ils ne proposaient d’alternative à l’UMP, les jeunes socialistes ont fini par adopter ça...
Ca y est, je vois la lumière !! Naann, je déconne... Musicalement, néanmoins, je crois que l’on peut s’accorder sur le fait qu’il y a des efforts méritoires, les compos sont certes plutôt fades et niaiseuses, mais nous ne sommes pas très loin d’enterrer une bonne partie de l’oeuvre musicale de Didier Barbelivien (si vous ne connaissez pas, franchement ne vous donnez pas la peine de chercher, d’abord par ce que vous allez trouver et qu’ensuite vous m’en voudrez).
Musicalement donc, de légers progrès, mais on partait de loin. Pour les textes, je note tout de même une volonté assez partagée de changer, de faire tout bien, tous ensemble, tous ensemble, hey ! Ou des trucs du genre. Créativité zéro, originalité peau de balle... Il faut dire qu’à vouloir faire dans l’universel, on finit souvent dans le kitsch... Une nouvelle démonstration de la validité de la règle des 5C (C’est con mais c’est comme ça)... Je ne suis pas loin de le croire.
Vos commentaires
Comment tu parles de Didier Barbelivien toi ? Moi quand j’étais ado je fantasmais pas mal sur Alice et Anaïs, les deux jumelles stars de la télé... Deux belles brunes très intelligentes là où il faut. Et bien lui - Didier - il s’est f... (là, chacun complète à sa guise en fonction de son degré de romantisme) Anaïs. Donc respects.
En plus, avec elle, il a même écrit une espèce de comédie musicale avant-gardiste (pour l’époque) sur les guerres de Vendée : les mariés de Vendée. C’était très gnan-gnan (mièvre pour les littéraires) mais ça a eu un vrai succès d’estime chez les gonzesses du MPF - mon terrain de jeu de l’époque. Donc je l’ai écouté un paquet de fois, au point d’être maintenant contre toute forme de monarchie !
Après il a chanté "à toutes les filles que j’ai aimé avant" avec Felix Gray. Et là encore je le respecte pour ça car à l’époque je crois que je n’avais encore jamais vu une fille nue en vrai (à part en job d’étudiant à la morgue de Bobigny, mais ça compte pas trop - et puis je me suis confessé).
Bref, je dis chapeau Didier, pour moi tu es un maître.
Et à ceux qui disent que je suis un rustre parce que j’aime Jean-Claude Van Damme, je réponds que je suis aussi un tendre parce que j’aime Didier Barbelivien (et Richard Claydermann aussi).
Et avant qu’on me le dise, ce n’est pas parce qu’on aime Jean-Claude Van Damme que l’on aime forcément Steven Seagal, et vice-versa ! Il ne faut pas mélanger, même si moi je suis un mauvais exemple car j’adore Steven au point d’avoir acheté son CD de world music sorti il y a quelques années : the song of the crystal cave... Tiens, je vais vous faire un article à la Sam là dessus...
Que de la gueule.