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PPDA : Les histoires d’amour finissent mal, en général

mercredi 21 septembre 2011, par GB

« La fête, qui était une distraction, est devenue un idéal. Une idéologie. Après l’échec du fascisme, du nazisme et du communisme, la fête a réussi. Celui qui ne fait pas la fête - opposant, dissident ? - sera méprisé des hommes et ignoré des femmes. »

Patrick Besson

Ce qui n’aura rien à voir avec la suite, mais j’aime bien.

Petites humeurs de la semaine,

Petites mauvaises humeurs en fait. La société de l’homo festivus que décrivait Philippe Muray est le théâtre des vanités et des avanies que s’infligent les people. Les people, autrefois connues sous le terme de célébrités. Les people, pas le peuple, le peuple lui les regarde à la télé en comptant et recomptant son salaire ou ses allocations chômage, en se demandant comment finir le mois.

Dans les brèves de la semaine (passée), la condamnation de PPDA est exemplaire du sentiment d’impunité que le journaliste/écrivain ressentait. Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre, et en tout premier lieu fous d’orgueil. En commettant cette petite page de brèves, il m’a fallu me balader sur la grande toile mondiale et à la réflexion, les infos lues ici et là me semblent mériter le détour que voici.

Les histoires d’amour finissent mal, en général…

PPDA sémillant journaliste, agité du PAF d’aussi loin que la plupart d’entre nous peuvent s’en souvenir, s’enorgueillit discrètement de ses conquêtes féminines qui jalonnent aussi sûrement sa carrière que quelques autres interviews (Saddam Hussein, Fidel Castro…) et autres coups fumeux. L’homme a son caractère, ses histoires et fait un peu partie de notre ADN télévisuel, l’homme et le surhomme qu’incarne sa marionnette des Guignols.

Reprenons les faits…

PPDA amoureux éconduit par Agathe Borne, s’est tourné vers l’écriture pour solder son histoire. Jusque là, pourquoi pas. Le principe d’utiliser sa vie afin d’y puiser les éléments qui nourrissent un récit ou un roman n’a rien d’insupportable. Pourtant lorsque paraît en 2009 Fragments d’une femme perdue, Agathe Borne constate que son ex-amoureux digère mal leur rupture et l’exprime ainsi dans les colonnes du Nouvel Obs :« J’avais déjà porté plainte pour harcèlement, car il me persécutait au téléphone, m’espionnait, me disait qu’il pouvait avoir les fiches RG de tel ou tel ami que je voyais. Il m’avait volé pas mal de carnets, de journaux intimes. Cela m’a fait un choc, quand j’en ai revu des passages entiers dans son livre. Comme les textos, les lettres… »

Dans le « roman », rien de la vie de la jeune femme ne nous est épargné, le récit se plonge jusque dans ses détails les plus intimes : vie sexuelle, fausses couches, avortements, dépression... Et les qualificatifs pleuvent sur son ex, « tricheuse », « courtisane », « traînée », « pute », « araignée venimeuse ». On n’est pas plus aimable, mais l’affaire n’est pas close ici. Ne reculant pas devant une belle saloperie de plus, PDDA nous livre pour le même prix, son comportement sexuel, ses orgasmes, ses expériences de lesbienne et de call-girl...

Monsieur d’Arvor se met lui aussi en scène. Deux points, ouvrez les guillemets : « journaliste écrivain, au beau corps de quinquagénaire, séducteur, aux yeux de chien battus ». Son histoire est construite comme un roman épistolaire, ce qui ne lui a pas demandé d’efforts surhumains, en effet il y reproduit 11 lettres écrites par son ex.

Condamné pour contrefaçon et atteinte à la vie privée, PPDA ne s’est pas grandi en commettant son bouquin. La condamnation n’a visiblement pas porté, le journaliste s’est livré à un nouvel exercice de dénigrement de son ex.

N’est pas Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos qui veut. Et la haine rance, cette médiocrissime rancune envieuse, truqueuse de notre star télévisuelle lui coûtent donc 33 000 euros (et c’est peu) ainsi que toute prétention à être écouté.

Saint-Ex l’écrivait assez simplement dans Citadelle, « les actes bas se suscitent par des motifs bas » et de poursuivre en insistant « Quiconque abaisse c’est qu’il est bas… »


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