mercredi 9 septembre 2009, par
J’ai décidé de m’adresser à cette délicate partie de la rédaction du journal inutile qui dépasse sereinement les 80 kgs et qui le vit sans autre forme de soucis que celle de savoir accorder un vin à un plat. Les gros, le 5 de devant du journal inutile s’il était une équipe de rugby. Un joli trinome de poètes dont le silence pèse…
Je ne sais pas si vous l’avez constaté, mais l’heure est à la branche dans les colonnes de notre journal… Et Quentin n’y connaît rien, ce n’est pas Mélanie Laurent qu’il fallait prendre c’est Thierry… (Mélanie Thierry) Mais il n’empêche, Mélanie Laurent est charmante et à mon goût dans le film de Mr Tarantino, n’en déplaise à d’approximatifs germanistes en herbe.
Dans d’autres papiers des post-scriptums nous mettent en garde, le crime de machisme pourrait encore être commis par mégarde… Mégarde, bien sur… Et donc mes amis les gros, je m’inclus dans ce joli lot là, biscotte que 86 kgs de poésie ça joue dans cette catégorie, n’est il point venu le temps d’ourler de la dentelle délicate de nos esprits musclés certaines chroniques jolies mais un poil provocantes.
Pour en finir une bonne fois pour toute avec les accusations de machisme… C’est lassant, que de lire ou d’entendre des propos répétitifs sur le sujet de : « les machos c’est horrible ».
Vui, bien sur… Curieusement, le genre n’est pas tenté de disparaître. Et du fonds de ma mémoire me revient en galopant cette citation de LF Céline (vilain garçon d’un autre temps) qui disait ceci « Contrairement aux idées reçues ce ne sont pas les tyrans qui font des esclaves, mais bel et bien les esclaves qui font les tyrans ». Donc voici mon sujet de réflexion, charmantes lectrices, qui fait les machos ?
Franchement entre un gros con plein de virilité et d’assurance et un poète transi, chétif et timide ? Hormis les infirmières et les mamans… Et encore… Qu’est ce qui vous fait vous dire « miam, miam ». Oh , je sais que l’on va me dire « ménonpasdutout… » Mouais, soit, mais au-delà du discours pourquoi vous désespérez vous mesdames lorsque vous vous dites « mélui si il était comme ci ou ça, ce serait le mec idéal ».
En fait, non. C’est un mec, il n’y en a pas d’idéal, c’est aussi vrai dans l’autre sens. J’aimerai beaucoup comparer les mérites des œuvres de Hegel et de Spinoza avec Adriana Karembeu, mais la probabilité que ça arrive est infinitésimale. D’une part parce que je ne connais que médiocrement leurs œuvres et qu’ensuite je suis convaincu qu’Adriana s’en cogne comme de son premier string ficelle.
Pourquoi ? Et ben peut être parce qu’elle n’a jamais eu besoin de se cultiver pour réussir sa vie.

Donc Mélanie Laurent me plait dans le dernier Tarantino et non… son jeu ne m’as pas choqué, je m’en fous. Ca me rappelle une polémique sur le thème de Daniel Craig ne peut être le dernier James Bond… Il est pas très gentil, macho et y colle des mandales… Et il où le problème ?
Et quand à la vie qui devrait être peuplé de philosophes musclés et sensibles d’une part et de bimbos docteurs en physique nucléaire… C’est non. C’est pas que je ne veuille pas, c’est juste que ça ne marche pas comme ça. J’insiste une fois encore, mais si le machisme ne « fonctionnait » pas, les hommes changeraient.
Bon, tout ça ne ramènera pas Mike Brandt et c’est tant mieux, mais pour en revenir à mon message essentiel : "Réveil les gros !!"

Vos commentaires
C’est mignon tout plein cette défense virile, sissi, c’est presque chou !
Un macho est un macho, soit, je suis d’accord, il faut bien faire rêver les shampooineuses, merci La Palice.
Tout comme je ne doute pas que tu trouves les deux demoiselles que tu as nommées physiquement intelligentes, ça prouve que tu as des yeux et que tu sais t’en servir. C’est bien, la quarantaine ne fait pas tout baisser, c’est rassurant…
Et oui, un mec ça doit être viril et macho, con déjà c’est une option dont personnellement je me passe volontiers (j’aurai juste aimé qu’on me laisse ¼ d’heure avec le bel MV, juste pour qu’il retourne faire ce qu’il fait sans doute de mieux : pleurer dans les jupons de sa mère….). Mais que veux-tu, il en faut pour toutes les bourses….
L’homme idéal, il existe à peu près au même titre que le Père Noël et les femmes intelligentes… Ca veut dire quoi d’ailleurs idéal ? Ca voudrait dire qu’on serait parfait ? C’est déjà, rien que d’un point de vue génétique, douteux. Et ensuite en fonction de quels critères, quelles règles, quelles bases, quelles lois ? Ceux qui arrivent à toucher leur nez avec leur langue ont plus de chances que les autres ? Non ?... Alors, ceux qui ont le pied grec alors ? Non, plus ?... On peut être idéal pour quelqu’un, mais certainement pas “l’être idéal” pour un nombre important d’individus, là on tombe dans l’idéalisation, et ce n’est plus du tout la même chose… (Je suis désolée, je sais qu’avec Adriana, ça aurait été moins prise de tête… Surtout si on en revient au postulat que ce n’est pas la cervelle, tout ça, tout ça…)
Pour en revenir au machisme et à la virilité, et pour te montrer à quel point je suis d’accord avec toi, je te citerai une phrase de Kundera où il emploie le mot “misogyne”, qui à mon avis est un contresens et que je remplacerais volontiers par le terme “macho” : « Le misogyne (/macho) ne méprise pas les femmes. Le misogyne (/macho) n’aime pas la féminité. ... Chez la femme, l’adorateur vénère la féminité, alors que le misogyne (/le macho) donne toujours la préférence à la femme sur la féminité. »
Ah et j’y pense épargne-moi tes charmants syllogismes : « Donc voici mon sujet de réflexion, charmantes lectrices, qui fait les machos ? » du même ordre que : « donc un cheval bon marché et cher », ni vu, ni connu, je t’embrouille…
Oui, la femelle fait le mâle, (et on est en pleine période de brame en ce moment, c’est une bonne illustration), c’est aussi pour cela qu’elle peut se permettre de dire : ça , ça ne me plaît pas. Par ailleurs, c’est valable pour moi, mais je ne pense pas être la seule, un homme, un vrai qui dévoile une part de sa sensibilité avec pudeur, je trouve ça bandant !
Et je vais finir par une autre citation de Kundera, qui sera sans doute mal interprétée, mais je prends le risque : « L’homme est en droit de vouloir n’importe quoi d’une femme, mais, s’il ne veut pas se comporter en brute, il doit faire en sorte qu’elle puisse agir en harmonie avec ses illusions les plus profondes. »
C’est tiré de La Plaisanterie, et oui, je suis un bon mec, et non, je ne l’ai pas fait exprès… :))
Moi aussi j’aime bien Mélanie Laurent, sauf ses narines.
"un homme, un vrai qui dévoile une part de sa sensibilité avec pudeur, je trouve ça bandant !"
"Bandant" c’est ça la femme moderne, elle est érectile, à facilement les boules et n’aime pas qu’on lui casse les couilles. Je taquine parce que cette appropriation du langage un peu rugueux des hommes me surprend chez la partie de la gente féminine qui l’emploie d’autant qu’il est issu d’un ressenti physique propre à notre genre mais bon c’est comme ma fille qui dit "trop" à tout bout de champ c’est impropre mais on comprends bien le message.
Par contre un autre bout de cette phrase m’a laissé perplexe.
"un homme, un vrai" (qu’il dévoile ou ne dévoile pas, avec ou sans pudeur, la sensibilité qu’il a ou qu’il s’invente (il y aurai des fourbes)) je ne vois pas ce que c’est.
C’est un concept qui m’échappe. Je pars du principe, a contrario, que je ne saurai distinguer une femme, une vraie, d’une femme, une fausse, sans doute parce que je n’en connais aucune qui soit fausse et ce n’est d’ailleurs pas en ces termes que je poserai le débat si j’en avais le souhait.
? !?!?!?!?!?! 86 kilos ; quand même ;-)
on t’aura trouvé lourd ?
Les victimes font les bourreaux, et les petits chaperons rouges pousser les dents des méchants loups...on l’a pas déjà expédié, le dossier Aldo v/s Bella ?
Alors bien sûr, il y aura toujours des hommes dont l’âme affleure plus que les muscles, et des sensibles intelligentes même pas sexy pour les trouver touchants...beurk, Dieu nous garde de telles fréquentations !
trop fort, ta définition de la femme moderne. ;-))