dimanche 7 septembre 2008, par
Je suis pas bien sur que le terme existe en dehors du cercle de quelques uns de mes potes avec qui je partage le goût du cognac soda, des jolies femmes et des soirées que l’on passe à remonter le mékong boueux de nos souvenirs. Et nous avons aussi en commun un léger goût de vomi lorsque nous écoutons les âneries que nous servent les politiques sur le thème de la guerre en Afghanistan.
Oh les journalistes ne sont pas non plus au super chers à mon coeur quand ils se fendent d’une saloperie du type Paris-Match la semaine passée. Je veux bien croire tout ce qu’on veut et me farcir tous les poncif sur le thème de la liberté de la presse.
Soit... Mais si l’on écoute le discours des journalistes de ce joli magazine, on apprend que seule la photographe a pu rejoindre nos amis talibans pour une séance de photos. Mise en scène, voyeurisme même pas inspiré...
Pour les familles c’est pas terrible, c’est sur. Mais surtout elle est où l’information ? Qu’est ce qu’on est censé apprendre en voyant des talibans portant des équipements de soldats ? Ce genre de choses arrive dans ce genre d’évènements que l’on appelle une guerre.
Les épisodes suivants sur le thème de morts comment ? Par balles, à l’arme blanche ? Mais quel intérêt encore. J’ai vu le sémillant François Hollande nous faire un joli numéro de claquettes sur le thème de "on nous cache tout, on nous dit rien".
Et une fois de plus, hormis faire saigner un peu plus le coeur des familles, je ne vois pas l’intérêt non plus. Pour faire simple, il est important d’arrêter de se faire mousser le créateur sur des questions minables, annexes et sordides.
La France veut elle être dans ce conflit ? Pourquoi y est-elle engagée ? quels sont les buts de guerre ? A savoir quelles sont les conditions que les occidentaux devront atteindre pour quitter ce pays.
Bon... soyons concrets, quels sont les moyens dont nos soldats ont besoin ? parlons de munitions par exemple... Les 300 cartouches qui constituent une dotation normale par soldat sont nettement insuffisantes. Pendant les combats, il a fallu que les hélicoptères ravitaillent en munitions les troupes au sol. ce qui est exaspérant, c’est que ce n’est pas une surprise, non. Depuis des années les britanniques et les américains écrivent des rapports sur ce sujet en expliquant qu’il faut 5 à 6 fois plus de munitions que ne le prévoyait les dotations classiques.
Et les drones, ces jolis petits avions sans pilote qui permettent de surveiller les zones d’engagement... Pourquoi n’y en avait-il pas ? La réponse est un peu facile, pas de moyens...
Comment se fait-il que les paquetages des soldats (leurs habits) soient si peu adaptés qu’ils doivent dépenser de 1000 à 1500 euros pour compléter à leurs frais, leur matériel ?
Alors pitié Monsieur Hollande... Je n’ai rien contre les questions, mais posez les bonnes !