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Attention presque un scoop !
lundi 28 juin 2010, par
Bon, remettons les choses à leur juste place, nous sommes lundi 28 juin et dans un peu plus d’un mois, Brisa Roché sortira son album en France et au Jourtile on est trop content, parce qu’on l’a avant tout le monde. Tout le monde peut s’en foutre un petit peu, mais un petit peu seulement, parce qu’on est lundi et que je n’aime pas les lundis alors faudrait voir à pas faire vos désagréables…
Commençons par le commencement, Brisa Roché, c’est quoi ce nom ?
Je soupçonne l’artiste qui fait de la musique de ne pas avoir consacré des tonnes de temps à se chercher un nom de scène où alors, seconde hypothèse de l’avoir fait après avoir fumé des clopes déshinibantes, biscotte que comme nom, je ne veux pas faire mon pénible, mais ça hésite entre le nettement bizarre et le franchement daubique. D’après ses biographes, car la demoiselle a de ces sortes de gens apologétiques qui nous envoient régulièrement des presque scoops avec des fiches de présentation, Brisa (vui, j’ai décidé de l’appeler par son prénom, je suis comme ça, sur le point d’encenser ou de descendre mon prochain, c’est plus fort que moi, faut que je l’interpelle), Brisa est :
« née en Californie, Brisa Roché grandit sans électricité, bercée par le folk et le rock psyché, au rythme des tribulations d’une mère artiste et d’un père aventurier. A treize ans déjà, elle compose ses premiers morceaux à la guitare. A seize, elle se retrouve à Seattle en pleine apogée du grunge. Inspirée par le "Dry" de PJ Harvey, elle troque sa guitare acoustique contre une guitare électrique et expérimente au sein de formations Emo, Space et Garage, à la recherche d’un grain de voix plus expressif, moins cristallin, reflétant au mieux son vécu, empli d’aspérités.
Puis Brisa s’installe en Europe ; elle y change d’univers, d’inspirations, se plonge dans une vie nocturne de chanteuse de jazz, avant de retourner à ses racines de "singer-songwriter". Elle forge sa voix, la transforme, en quête perpétuelle de l’écriture de la ’Bande Originale’ de sa vie. »
Comment fait-on pour refléter son vécu plein d’aspérités ? J’imagine que faire un album un peu rageur, avec une voix rauque doit contribuer à renvoyer l’image désirée. N’empêche, je ne veux pas tailler la prose d’un ou d’une inconnue qui comprend que la vie d’une jeune femme donne dans l’amas d’aspérités… Ce ne serait pas très gentil, et depuis que je lis du Besson tout les jours, il me vient de curieuses tentations… Oui, vous allez rire, c’est con, mais je commence à être tenté d’être indulgent.
Brisa Roché... Et ben moi, je l’aime bien cette petite...
Bon, rien de grave, ça me passera avant que ça vous reprenne et il faut avouer qu’il n’est pas chié sur ce coup-là, Patrick (que j’interpelle à son tour, au motif que pareil que tout à l’heure).
Brisa Roché a une drôle de voix, j’ai bien lu la notice qui accompagnait le CD, il paraît même qu’elle s’est entrainée pour arriver à ce résultat. Ce qui prouve que le travail peut payer, enfin pourrait payer, parce que dans ce cas là, j’ai tendance à croire qu’une bonne partie du boulot devait être faite dès le départ. Puisqu’on en parle de ce qu’elle faisait avant, ça ressemblait à ça :
Aujourd’hui, c’est un peu plus Björk qui ferait un truc mi-jazz, mi-rock façon Dandy Warhols première période (thirteen tales from urban bohemia par exemple). Bon, dire si j’aime ou je n’aime pas me semble assez indiqué pour conclure cet article, en fait, j’hésite, on est lundi, je n’aime pas les lundis, parce que dans la nuit de dimanche à lundi, je dors généralement peu et en fait, en fait, j’ai écouté l’album en voiture et c’est franchement pas mal.