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Patrick Watson fait de la musique

et il le fait mieux que bien...

mardi 6 juillet 2010, par GB

Samedi soir, concert, festival d’été à Pleyel organisé par des maisons de disque qui nous proposent de découvrir leurs découvertes... Enfin, je crois que c’était le concept. Donc DB s’était mis en quête d’invites gratos pour assister au spectacle de trois groupes. Dont Arnaud Fleurent Didier qu’il apprécie tout particulièrement tout en se demandant si le type en question n’est pas juste insupportable.

Bonne question... J’aime bien le nom de famille, il me rappelle celui d’un pote de facebook avec qui, dans une autre vie, j’ai été parachutiste. Quant au prénom Arnaud, je suis partagé, en dehors d’un de mes frères qui répond à ce prénom, il y en a deux qui se sont barrés avec mes ex d’il-y-a-prescription-depuis-mais-quand-même...

Et puis il y avait un troisième groupe, sorte d’expérience qui se voulait musicale qui m’a franchement fait hésiter entre hurler de rire et essayer d’en assassiner un ou deux. Mais les cons, ils étaient nombreux. Curieux ce côté grégaire des abrutis, non ? En tout cas, ils se sont bien appliqués à massacrer soigneusement chacune de leurs chansons, avec ce qu’il fallait de sérieux et d’emphase pour nous faire fuir au bout de 5 chansons. Textes merdiques, musiques trop fortes, arrangements bancals et autres pitreries... Ca lasse assez vite, d’autant qu’ils n’arrêtaient de s’introduire les uns, les autres genre : "Et voici Helmut le plus grand chanteur de son quartier de Bad Godesberg, Tino le roi de la musique latino et Sarah pour qui on n’en fera jamais assez tout un plat." Ca devait partir de bonnes intentions, souvent quand ça merde grave, c’est plein de gentilles pensées, de bonnes intentions mièvres...

Les Fitzcaraldo quelque chose... Un gros tas de caca. Pas méchants, mais chiants plutôt. Beeerk...

Fleurentdidier, c’était comment dire ? Autre chose, pas très loin de pas mal, mais clairement si Sam écrivait ce papier il leur ferait bien des misères. C’était tellement bien que je me suis endormi pendant trois ou quatre chansons. Donc c’est de la musique qui peut servir à quelque chose, mais je ne suis pas sûr que ça corresponde à leur projet artistique. Le chanteur s’aime bien... Je préfère les filles qui chantent (elles parce que lui... Il serait plus dans une sorte de slam moyennement rythmique, mais comme il joue de plein d’instruments... Quoi ? Mouais, c’est un bon musicien et un mauvais chanteur).

Passons au meilleur moment de la soirée, celui qui fait se dire qu’il valait mieux sortir ce soir-là plutôt que de rester chez soi. Allez intro en musique vous devriez comprendre ce que je vais essayer de vous écrire.

Et puis, il y avait Patrick Watson. Quand j’ai lu le papier de présentation sur le flyer, j’avoue que j’ai eu peur. Le mec qui a écrit ça... Le mec a dû sévèrement se faire braire à commettre ses 8 lignes d’intro, ou alors n’écrit pas souvent en français ou bien encore s’est efforcé de traduire littéralement un article en anglais. Bilan de l’affaire, je m’attendais au pire.

J’ai noté qu’il s’agissait plutôt d’un putain de bon groupe, bien déjanté. Ils nous ont offert pendant un peu plus d’une heure un concert assez délirant, sorte de cocktail de pur rock additionné de musique expérimentale et psychédélique. Le tout servi par des purs musiciens, un batteur psychopathe et un guitariste qui avait dû se coller une gentille dose d’acide avant chaque solo. Enorme. Le chanteur et pianiste et plein de trucs encore plus bizarres vous emballe ça de sa voix de dingue se promenant gentiment dans un paquet de registres. Un peu psycho pat aussi, il joue du piano les jambes croisées, se fait accompagner, ou pas, par des musiciens classiques... Pour tout dire, on sent bien que ces types ont une culture musicale malades.

Des super showmen, qui sont allés finir le concert dans le public. Clairement, ça nous a tous laissé un goût de trop peu. Donc en voici du Patrick Watson tout seul comme un grand au piano.


Vos commentaires

  • Le 6 juillet 2010 à 12:34, par Emmanuel

    C’est con je les ai ratés à Arras dimanche pour voir dans de bonnes conditions (foule)
    Gossip.
    Au final c’est un brin soulant Gossip...quand on ne s’extasie pas sur le fait que Beth Ditto est "époustouflante" de part sa vilaine silhouette qu’elle exhibe et son attitude provo (raclure de gorge d’avant crachat et rot).
    J’oublie vite que dans notre actuel monde de bisounours, dès qu’on sort des sentiers battus whaouuu. Mais attention si vous n’êtes pas connus ne rotez pas, ce n’est pas rock c’est vulgaire.

    A part Rammstein, formidable j’ai retenu les lillois de Skip the use. Frais, et sans prétention...

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