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Bill Baroud n’est pas la moitié d’un...

dimanche 2 novembre 2008, par GB

Héros peu politiquement correct, subtil cocktail fait de John Wayne et d’un Lino Ventura à la puissance de réflexion de canari adulte et aux avants bras comme des petits jambon de Virginie, l’agent spécial BB, Bill Baroud n’est pas une tapette...

Pas un grand humaniste ni un physicien nucléaire non plus... Il s’agit tout bêtement d’un des héros du dessinateur Larcenet.

Pour les âmes simples de mon espèce, amatrices de football et de bière fraîche, de plaisanteries gauloises, Bill Baroud est un pur héros. Un gros bourrin qui assaisonne ses dialogues de poncifs machistes (comme c’est horrible...) et ubuesquement peu politiquement corrects (pas bien..). C’est un peu les aventures du Mr Sylvestre des Guignols agent secret. Selon toute probabilité, Bill est un neveu américain de Superdupont le gotlibien super héros à la française du grand Marcel. Comme son tonton, le père Bill aime son pays, ne peut pas sacquer ses ennemis, il dispose d’une psychologie limitée et d’une solide capacité à en prendre plein la gueule. Pour ceux qui s’alarmeraient des vilenies que pourrait subir l’ami Bill, pas de panique, il n’est pas le dernier à jouer de la mandoline à ours, de la boite à baffes ou de la machine à claques.

Ses aventures pittoresques et ses amours contrariées vous sont comptées dans trois jolis albums aux couvertures cartonnées aux éditions Fluide Glacial, ce qui est toujours un gage de bon goût et de" bonne éducation. Et qui joliment rangés dans votre bibliothèque trahiront le polisson au sommeil léger qui ne fait rien qu’à surfer sur le ouaibe pendant ses heures de bureau au risque d’oublier d’enrichir son patron qui voudrait bien changer de Béhème.

La lecture édifiante de la vie de ce héros contemporain ne peut être négligée pour s’en payer une bonne tranche. Pour les lecteurs primaires, une précision tout de même, tout ceci est du second degré. La rédaction se doit de vous le préciser car elle se demande en effet si la lecture des aventures de Bill baroud n’a pas joué dans la décision de Georges Bush d’envahir l’Irak. Néanmoins, cet avertissement pris en compte, en cas de morosité métropolitaine urbaine caractérisée n’hésitez pas, appelez Bill à la rescousse, vous ferez du bien à vos zygomatiques faute d’en faire à votre prochaine. D’ailleurs arrêtez de croire que vous lui feriez ça bien, dites volontiers et puis ça ira bien...


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