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mercredi 12 novembre 2008, par
Le révérend David Solomon aka SODA est flic à New-York. Un gentil garçon, un bon fils qui vit avec sa maman qui vient de trouduculand quelque part dans l’ouest des USA [1].
En fait, il n’est pas très pasteur mais très flic... Mais sa maman a le coeur sensible, alors il s’est inventé cette sorte de couverture et il traîne ses guêtres dans un vrai univers de polar, sombre, violent à souhait.
Avec sa silhouette de bon garçon propret on a du mal à prendre en compte la somme de cauchemars et de morts qui lui pourrissent la vie. Il n’est pas forcément dangereux le gars SODA, mais vaut mieux pas s’approcher trop près. je dis ça... Ce qui va bien, c’est le rythme, des histoires bien ficelées, bien vicelardes, avec des salopards sans trop de scrupules. Voilà ce qu’il en dit lui, l’inspecteur :
"On m’appelle SODA, mais mon vrai nom, c’est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon. Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que te suis policier, mais à New York, il n’y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l’inquiéterait, elle m’a toujours cru pasteur... Depuis l’an dernier, elle habite avec moi ; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. C’est pas plus mal : les types que j’arrête sont parfois un peu morts..."
Pourquoi ça fonctionne ces histoires de flic-pasteur, peut être parce que les auteurs ont un parti pris assez simple au départ. Ils ne ménagent pas leur héros, il en prend dans sa gueule et il en distribue aussi. Ce qui ne laisse forcément pas indifférent. Et le temps d’un album on plonge dans les ténèbres de big apple ou ailleurs. On trifouille le fond de l’âme de quelques bons salopards. C’est du vrai polar, les méchants sont très méchants et les gentils pas trop gentils. Le coté pas trop gentil est tempéré par des réflexions pas trop simplistes sur le bien et le mal, c’est vraiment bien écrit aussi.

[1] Providence (Arizona)