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Le rire n’est jamais gratuit : l’homme donne à pleurer mais prête à rire.
vendredi 24 octobre 2008, par
1988, année étonnante, non ?
Ô nuit sans fin, sombre et désespérée et merde ! Pierre Desproges se meurt, Pierre Desproges est mort et il n’est plus. Et où est-il désormais, hein, je vous le demande : ""Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu : c’est normal, c’est la place du mort." Bref, je vais pas faire long mais il y a quelque chose d’orphelin en Limousin.
L’humour, sans doute, sans faire offense aux comiques d’aujourd’hui, qui ne sont que celà, il nous en donnent le spectacle, ce spectacle qui continue en exemple frappant de mes propos pour peu que l’on aille voir Bigard ou Dany Boon. L’apologue des chroniques de Vialatte et le théoricien éclairé du zeugma s’est éteint sur une dernière pirouette, il y a bientôt 17 ans, évitant au passage 7 ans de Miterrandie supplémentaires, 10 ans bientôt de Chiraquie, et pas mal de télé réalité. Pierre Desproges est mort, étonnant non ?
Il y a bientôt 17 ans, ce qui est très joli, chez les jeunes filles surtout. Mais allons au fait plutôt qu’au front des politiques. Il nous a laissé en héritage une œuvre, à tout le moins diverse, qui ne peut que titiller le neurone et rêvons un peu vous pousser à définitivement renoncer à Barbara Cartland ou aux émissions de Marc Olivier Fogiel (que je n’aime pas faut-il l’écrire, pas uniquement parce que j’aime Desproges, mais nous y reviendrons un de ces jours). Tout est bon dans le PD, j’y songe avec le rouge de la confusion aux joues ce qui n’est pas sans donner bonne mine en hiver.
Sans vouloir m’infliger quoique ce soit de pénible, j’ai assez de mes amis pour cela, j’allais négliger de vous pousser à lire, certes, mais à écouter ou à regarder Desproges en scène aussi. tout est bon, mais je ne suis pas objectif. Dans notre si jolie société, pas de doute lire desproges est salutaire, hygiénique et nécessaire. Je ne sais pas si vous aimez Boris Vian, il est aussi au programme, pas de panique, mais BV nous a laissé cette jolie formule : "L’humour est la politesse du désespoir".
Et il semble que la grande faucheuse n’aime guère les hommes d’esprits, passé quarante ans, elle les décime. Pour ces deux brillants sujets dont le premier est essentiellement l’objet de cet article, elle leur a apporté une raison de sourire de plus. les hommes valent par les épreuves auxquelles ils se mesurent. les chroniques cancéreuses de Desproges, son intransigeance à l’égard des sentiments faciles et imbéciles qui pavent le quotidien des braves commentateurs de ce que l’on appelait les radios libres, son irrésistible hargne à l’égard des facilités de ce que l’on appelait pas encore du politiquement correct mais de la démagogie restent indispensables.
Pourrait-il chroniquer en liberté, l’avenant avocat général du tribunal des flagrants délires ? Depuis ces jolies lois Gayssot et cette merveille de loi contre le racisme et l’homophobie, ne tenterait-on pas de les lui couper ? Hein ? Nooon...pas les...quoique c’est bien d’y avoir pensé. Enfin si peut être... les phrases tout connement par le pouvoir de ces petits censeurs imbéciles, qui savent vous dire que non ce n’est pas gentil de dire les choses comme ça, parce que voyez vous ma bonne dame c’est pas choses à dire. Soit, n’en parlons plus ! arrêtez de perdre du temps, votre libraire est peut-être encore ouvert, ou vote disquaire, allez filez, ça va bien comme ça !