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samedi 1er novembre 2008, par
Parmi les innombrables auteurs de polars US, ces bouquins de plage que vous ne lâcherez pas pour un empire cet été voici donc Harlan Coben. Cet auteur déroule avec méthode des histoires solides, haletantes et d’un ton paradoxalement assez léger.
Son personnage principal, récurrent dans une bonne partie de ses ouvrages, Myron Bolitar est un agent de sportifs de haut niveau et possède quelques points caractéristiques des héros du genre, physique de costaud et un lot de vannes un peu merdiques, ironiques qui lui valent des relations tendues avec les forces de l’ordre. Les amours chaotiques qui sont les siennes participent du ton général de ses enquêtes. Une galerie de personnages hauts en couleur accompagne ce Pape Diouf mâtiné de Nestor Burma. Mais la vie de Myron n’est pas simple (avec un prénom pareil peut on parler de surprise ?). Il y a ses petites amies (pas de la moche c’est sur...) ses clients qui ne font rien qu’à avoir des emmerdements causés par des fâcheux qui hésitent rarement à faire leurs pénibles, non sans talent, naturellement.
Mais parallèlement aux aventures du jeune Myron, gentil comme un héros a Dieu merci un vrai bon pote, du genre bien vicelard et beaucoup moins politiquement correct Windsor Horne Lockwood III. Un bon gars que je vous laisse le soin de découvrir et dont les moindres des mérites résident dans une vraie capacité à ne pas aimer son prochain, à n’aimer sa prochaine que pour faire des galipettes.
A coté des aventures de ces deux beaux jeunes gens, dont le premier vit chez ses parents, une série de romans qui permettent à Coben de sortir du cadre de la série des Myron Bolitar. Les histoires sont alors un peu plus fouillées, très construites et poussent le plus souvent à chercher les vérités et les issues des histoires, dans le passé généralement complexe (eh ben oui, sinon l’intérêt serait maigre) de familles aux destins croisés... Bref, avant que de commettre une phrase incompréhensible de plus, des histoires bien ficelées mais bien compliquées du genre bien agaçantes.
Un bon auteur en quelque sorte et que vous pourriez aborder par : “Ne le dis à personne” ou par “rupture de contrat” le premier épisode des aventures du jeune Myron.