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mardi 22 septembre 2009, par
Roman policier suisse… Je vais vous causer d’un polar suisse, j’ai du mal à le croire moi même. Je n’ai pas des masses de choses à reprocher aux suisses pourtant. Je veux dire vraiment, ils ont du fromage, des montres, des banques et du chocolat… A l’exception des banques que des bons produits, non ?
Mais la Suisse et le polar, ça ne me semblait pas évident. Préjugé français pétri de cette arrogance à nous qu’on a, certes… Mais Martin Suter, l’homme qui a écrit le livre dont il est sujet que je cause ici et maintenant, m’a mis une bonne petite claque dans mes préjugés. Avec son roman, mine de rien, il nous raconte une jolie petite histoire douce amère, dans une ambiance bobo suisse et grande bourgeoise, d’un esthétisme et d’une cruauté raffinée. Et ça c’est bien...
Dans le paragraphe suivant je vais dire que c’est bien… Mais pas pourquoi, donc vous pouvez le sauter...
Quand un livre ou toute autre sorte d’oeuvre nous plait, je veux dire nous plait vraiment, il est tentant de bramer à la perfection… Réminiscence enfantine des récits de cour d’école ou nous racontions les films du mardi soir en nous disant "et alors… et alors… Et pis ouais, c’était terrible… super etc…" Le djeun’s contemporain nous gratifierait d’un trop excellent ou d’une saleté de ce goût là débitée sur un ton fadement blasé… Bref quand c’est bien, voire très bien ça démange un tantinet de sombrer dans l’hyperbole et de répandre son enthousiasme un peu partout d’une façon que la décence n’aimerait pas voir plus avant décrite.
Et c’est bien, très bien parce que cette histoire mêle du mépris à de la cruauté, de l’envie à du rêve… C’est humain comme une envie de coup de pute. Ca démange, ça gratte… C’est une histoire agaçante, énervante… Elle coule doucement (son coté suisse ?) mais va à son terme froidement. Faut pas prendre tout le monde pour des cons, ça finit par se voir et après ça énerve.
Apparté sur les emmerdeurs des transports en commun…
Ca énerve donc… Un peu comme un contrôleur SNCF qui n’arrêterait pas de vous les briser menu en vous expliquant bien lentement que la SNCF elle est contente que vous soyez dans le train et pis que les gens qui accompagnent ben y faut pas qui restent et puis que le départ ne fait rien qu’à imminer et pis aussi que le billet doit être composté, mais si il l’est pas tu le dis et le contrôleur il est gentil. Ah putain… J’ai cru qu’après avoir dit ça deux fois il allait se calmer… Il a remis ça…. Et je te parle de tes bagages qu’il faut étiqueter et pas laisser tous seuls sinon… sinon quoi… ils s’ennuient et il est reparti ensuite sur la voiture bar, les titres de transport et la carte de reduc si qu’on irait au bar… Je croyais que c’était la fin… tututu… Et le final, il faut pas téléphoner dans les voitures mais sur les plateformes parce que sinon CA FAIT CHIER LES GENS !
Tu le crois ça, l’autre empaffé qui termine comme ça… 10 minutes de répétitions, de jingles merdeux et le tout débité à 90 décibels pour que tout le monde entende bien… et il te dit qu’il faut pas faire chier… Je rêve...
Bref, direction librairie, achetez le bouquin de Martin Suter, par ce que Suter c’est chuper… Hop Suisse !
Vos commentaires
Ce que je préfère dans ce bouquin, c’est la raillerie contre le société nationale des chemins de fer.