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jeudi 30 octobre 2008, par
A nouveau me voilà dans une salle obscure et l’inspiration arrive comme une envie de ...... mais comme comme quoi l’inconscient fonctionne bien, j’avais déjà du papier à portée de mains... le papier, trois cartes postales de chez DIM, dont acte...
James CRUMLEY, de la même manière que son nom sonne comme le son rocailleux d’un éboulement de roche, ses polars retrouvent toute cette puissance dévastatrice, lorsque l’on en tient un dans ses mains. Que ce soit Milo ou C.W (deux de ses personnages et non pas héros !!!) la dureté avec laquelle il les fait exister sur la trame de ses histoires n’a de reflet que le lieu où il est né. Originaire du Texas, Crumley nous fait découvrir des personnages plus dingues les uns que les autres.
Survolant tous les vices et interdits que notre société abhorre et tente de faire disparaitre, dans des programmes de désintoxication plus dispendieux et inutiles que le désespoir ou le mode de vie choisi par chacun. Oui ses personnages sont barrés, dingues et totalement immoraux voir ammoraux, and so what ?!!! Les personnages n’en ont justement rien à foutre des fausses barrières et vrais interdits de nos systèmes éducationnel et sociétal. Crumley nous donne de la brutalité, de la dureté, de la souffrance. Tout ce que l’on risque d’oublier de l’autre face de la vie, mais qui pourtant continue d’exister juste à côté de chez nous (les cris dans l’escalier, dans la rue, dans l’appartement d’à côté. Crumley nous réveille comme les rappels de vaccin avec des coups de pompe (plein de masse gluante et malodorante) réguliers dans notre intimité la plus profonde ; notre bonne conscience, notre bonne éducation, nos manières d’être humain intégré à un groupe social établi, pondéré et stabilisé par des normes normalisées. Oui il nous réveille, ouvrez les yeux, ça fait mal, ça sent pas bon, c’est dégueulasse and so what ?!

A lire de lui : - Un pour marquer la cadence, 1992 ; Le canard siffleur mexicain, 1994 ; Les serpents de la frontière, 1997 ; La contrée finale, 2002 ; La danse de l’ours, 1994 ; Le bandit mexicain et le cochon, 1999 ; Tir aux Pigeons, 2001 ; et bien sur, Le dernier baiser réédité 3 fois, voilà une des meilleures preuve s’il en est.