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mercredi 26 novembre 2008, par
Comité : Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait ! Winston Churchill
Appliquée au Nations-unies, cette citation vaut définition. Relire les mots de Churchill est toujours un exercice recommandé. La force de son verbe est de simplifier, d’expliquer.

Goma, capitale d’une région martyre n’est pas prête de voir le terme des violences, des combats qui depuis des années frappent les populations paysannes, quelques soient leurs origines ethniques. Pourtant, dégoulinants de compassion, les ministres Français et Anglais des affaires étrangères sont venus, ils ont vus et puis après une déclaration, ils sont repartis. Les mots n’ont pas pesé lourd, ils ont glissé de leurs lèvres dans un très probable oubli.
Ils avaient eu de grands mots, ils étaient choqué, les ressources du champ sémantique de l’horreur avaient été exploités. Ils avaient bien vu pourtant, mais que pouvaient-ils déclencher. Les soldats de la paix européens n’iront pas au Congo.
Le ministre de la Défense français, Hervé Morin interrogé à ce sujet, répondait que la France avait demandé aux Nations-unies de revoir le plan de déploiement des Casques bleus au Congo. Pour compléter son propos, il précisait que la MONUC comptait plus de 16 000 hommes et que cela devait suffire. Dans un pays sans routes qui s’étend sur une surface comprise entre Brest et Varsovie... Alors qu’au Kosovo, il y eut jusqu’à 40 000 sur un territoire grand comme trois départements Français...

Le Conseil de sécurité des Nations-unies a accordé 3000 hommes supplémentaires à la mission au Congo. L’inconnue actuelle reste simple, de quelle nationalité seront-ils ? Tous les soldats n’ont pas la même valeur. Près de 5000 hommes déjà sont déployés au Nord Kivu. Ils sont engagés sous chapitre VII de la charte des Nations-unies. Combien de cartouches ont-ils tirés depuis le mois d’août 2008 pour repousser les rebelles ?
Quelques roquettes de leurs hélicoptères MI25... Pour mémoire en 2007, pendant plus de quatre mois, les 17000 hommes présents au Congo n’avaient pas tiré une cartouche entre mai et septembre. Clairement voilà du maintien de la paix qui ne coûtait pas cher.
Le conflit au Congo est depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le plus meurtrier au monde, plus 4 millions de personnes y ont trouvé la mort (chiffre de 2007) en une grosse dizaine d’années.

Femmes esclaves sexuelles, enfants soldats, meurtres et pillages... La France se félicite de soutenir la formation des soldats africains chargés d’intervenir. C’est une foutaise, une sinistre foutaise... Il ne sert a rien de se défausser sur d’autres de ses responsabilités. Celle qui nous occupe est assez simple à formuler, "assistance à peuple en danger". On trouve toujours une raison de se défausser de sa responsabilité, un moyen de tourner la tête. Mais ce n’est jamais admissible ou acceptable.
Vos commentaires
Ben tiens...
Voila ce qui arrive quand on cede aux sirenes capitalisto-crypto-fascistes de la pub...