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mardi 23 février 2010, par
Le problème avec l’Internet, c’est que ça va vite. Les deux problèmes avec moi, c’est que je surfe beaucoup et que j’écris lentement (ce qui est une manière malhonnête de dire que je pratique allègrement la procrastination). Le problème avec le Journal inutile, c’est que l’interface d’administration n’est pas faite pour un usage du genre « on aime, on poste ». Quatre problèmes qui font que la plupart du temps, je ne prends pas le temps de tenir cette revue de web. La plupart du temps, je partage sur Facebook ou sur Twitter ou même, très souvent d’ailleurs, par mail. Et, une fois que j’ai vu et que j’ai transféré à qui bon me semblait, et ben, j’ai plus très envie de m’y recoller une troisième fois.
Alors, j’en suis arrivé à faire de la rétention pour avoir la possibilité de publier quelque chose. Les bandes-annonces, clips, articles et autres bizarreries qui suivent ont été glanés depuis quelques semaines déjà. Je les redécouvre en même temps que j’écris ce qui me passe par la tête en les revoyant.
Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il advenait des lettres du début de Star Wars ? J’imagine que non, à moins d’être un ado américain. Enfin… Heureusement que l’Enterprise est là.
Star Wars encore : des petits malins ont fabriqué une fausse page Facebook pour Dark Vador. Très drôle, si on connaît bien la saga. Encore plus drôle si on commence par le bas, dans l’ordre chronologique.
Star Wars toujours : ça y est (!), toutes les scènes de Star Wars Uncut ont été retournées par des gens (des gens comme vous et moi. Enfin... Surtout comme moi). Et le film va enfin être (re)monté !
Je ne crois pas vous avoir jamais dit qu’Armageddon est un de mes films préférés. Il faudrait que j’explique vraiment pourquoi un jour. Une des raisons de ma passion pour ce film est ma peur de la Grande Catastrophe. Avec un grand « G » et un non moins grand « C », comme dans Gros Con. J’ai la trouille de la Grande Catastrophe, le truc que personne sur Terre ne pourra maîtriser. Mais, comme on n’est pas complètement débile, on saura que ça va nous arriver. Super ! On sait que l’Humanité va disparaître et on a aucun prospecteur de pétrole misogyne et suicidaire sous la main pour aller faire la nique à cette énorme pierre qui fonce droit sur la Terre. Bref. Comme je ne suis ni Adventiste du 7e jour, ni astronaute habilité sur Challenger, j’ai tendance à croire que si un truc pareil se produit, et ben je ferais partie des centaines de millions de victimes. Ha oui… Moi, je ne veux pas faire partie des 2.000.000 de survivants. Très peu pour moi la survie en plein milieu d’un hiver nucléaire, sans eau potable, obligé de se rallier à un groupe pour défendre sa peau à la lance face à d’autres groupes qui feraient rien qu’à vouloir nous tuer pour je ne sais quelle obscure raison. Et puis, à quoi ça sert de vivre dans un monde où on ne peut pas aller s’en jeter un au bistrot du coin ? Quelle est la valeur d’une vie sans lecteur DVD ? Tout ça pour dire que je lis régulièrement ce que pond la NASA à ce sujet. Ils ont un département spécifique pour ça. L’autre jour, alors que je m’intéressais de près à 2010 AL30 (c’est le petit nom d’un astéroïde), mon esprit vagabond s’est demandé si, par hasard, la France avait elle aussi un programme de ce type. Et bien figurez-vous que oui ! Et que même ça s’appelle le GEIPAN, ce qui en langage courant signifie Groupement d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. En fait, j’ai l’impression que le GEIPAN s’occupe surtout des ovnis. Mais, on peut considérer qu’un bloc de pierre de la taille du Queensland est un sacré ovni. Evidemment, je me suis proposé comme observateur volontaire, en mentionnant que je n’avais ni observatoire astronomique sous la main (je n’ai mis les pieds qu’une fois dans un planétarium et j’y ai attrapé un torticolis en essayant d’embrasser ma voisine en même temps que je confondais la constellation du Grand Chien En Rut avec le « W » de Cassiopée !) J’ai quand même téléchargé la Procédure d’intervention d’enquêteurs privés collaborateurs du GEIPAN, ça peut toujours servir.
Trêve d’inquiétude irrationnelle et allons faire un tour dans le merveilleux monde de Coca-Cola qui essaye de nous expliquer que tout mettre sur le dos du plastique c’est pas coooooooooooooooooooool. Vous noterez ce très subtil plan, au tout début, sur la casquette…). Mouais.
Beaucoup mieux, beaucoup plus taré, beaucoup plus poétique, beaucoup plus tout et surtout beaucoup plus inutile : ce projet dingue d’horloge digitale humaine : Standard time.
Et puis, il faut aussi fêter les cinquante ans de l’explosion de la première bombe nucléaire française. C’était le 13 février dernier. Voici un reportage, bien calibré comme il faut, diffusé à l’époque. Le commentateur nous précise bien que notre bombe elle explose dans le désert où y’a personne, pas comme chez nos amis américains qui font ça chez eux au Névada où y’a tout plein de gens. Oui, je sais, à cette époque l’Algérie était encore française, mais plus pour très longtemps. D’ailleurs, belle perf de la France que d’avoir réalisé cet essai au beau milieu des « événements ». Bien joué mon Général !
Personne dans le désert ? N’importe quel collégien sait que c’est faux.
En France, c’est le Figaro qui s’y colle chaque année. Aux Etats-Unis, ils sont plusieurs à le faire. Vanity vient de sortir le sien. Voici le classement 2009 de « Combien je pourrais m’acheter de maison à Venice Beach ? » Avant impôt bien sûr. A moins que ce ne soit après ?
La dernière fois que j’ai entendu « Sympathy for the devil » dans une bande-annonce, c’était celle de « Righteous Kill ». De la bombe, cette bande-annonce. J’en avais parlé pendant des mois.
Sauf que le film était très très très très très très loin d’être à la hauteur. On peut même dire que c’était du gros caca. A tel point que je ne me souviens de rien, sauf de cette réplique de Robert De Niro : « Most people respect the badge, everybody respects the gun… » Réplique qui tue tout, mais qui ne fait pas un film. Et en plus, en bons vendeurs qu’ils sont, ils l’ont mise dans la bande-annonce. Alors quand j’ai vu celle de « Wall Street 2 », je me suis dit que ça n’augurait rien de bon. Gordon Gekko is back.
Ca va faire bander les étudiants en finance et émoustiller les midinettes. Mais, de vous à moi, un yuppie de 25 ans sapé de cette manière, ça n’existe pas. Et ne venez pas me dire « Mais c’est du cinéma ». Je sais qu’on fait ce qu’on veut au cinéma, mais ce n’est pas la peine d’y montrer qu’on ne sait pas comment habiller un jeune yuppie. Allez, pour une fois, j’vais vous parler de Falbala.
De la tête au pied, ça nous donne ceci.
Je ne vais parler que du mec de gauche (c’est une précision pour les crétins qui se demanderaient de quel costume je parle. Et je sais qu’il y en a).
Je ne sais pas si vous avez déjà vu pour de vrai un yuppie qui travaille dans la finance. Moi, oui. Et, en général, en matière vestimentaire, ce n’est pas très joli à voir. Parce que, contrairement à l’image qu’on en a, très rares sont ceux qui se sapent très bien. Et inexistants sont ceux qui se sapent comme Shia LaBeouf dans « Wall Street 2 ». Quand un yuppie se sape correctement, ça ressemble à un banquier anglais de la City. Pas à autre chose. Et en tout cas, pas à un mec qui porte un costard dont les poches n’ont pas de rabat. Le col de sa chemise est un petit peu trop grand pour la taille de son cou et de sa tête (ce qui s’apprécie aussi par rapport à sa largeur d’épaules). Ca lui fait un gros cou. Donc ça tasse. Donc c’est laid. Et ça l’est encore plus parce que sa cravate, qui - au passage - est beaucoup trop large pour sa corpulence, est nouée avec le fameux Windsor. Nœud Windsor, qui, de toute façon, est à proscrire (mais ceci est une autre histoire). Dernier truc à propos de la cravate : y’a rien de plus plouc qu’une cravate qui ne descend pas jusqu’à la boucle de la ceinture. Pour ce qui concerne le pantalon, s’il voulait le porter avec des plis aux jambes (ce qui est le cas), il lui faudrait des pinces (ce qui n’est pas le cas). Comme son pantalon n’a pas de pinces, il ne peut pas avoir de plis aux jambes. Et comme il ne devrait pas avoir de plis aux jambes, il ne peut pas avoir de revers au bas de son pantalon. Or, regardez… Oh ! Il a des revers… Jetons un oeil encore plus bas : non mais qu’est-ce que c’est que cette paire de mocassins ? Alors là, je veux bien revoir les « Dix commandements » doublé en coréen si vous me trouvez un mec de cet âge, qui travaillerait dans la finance et qui aurait suffisamment de nonchalance pour assumer pareille paire de pompes !
Pour le détail du "Pourquoi ?" à propos des pinces, plis, revers, col, souliers... j’y reviendrais peut-être un jour.
T’as presque tout faux Shia. Mais les responsables sont le directeur artistique du film, ainsi que la chef costumière, à savoir Paul D. Kelly et Ellen Mirojnick. Hey, vous nous dîrez ce que ça fait de se faire à ce point plaisir et de quand même réussir à rater ?
Pendant ce temps-là, à Londres, y’a un sumotori qui se balade avec une zézette géante sur la tête qui fait rien qu’à draguer une valkyrie qui a des grappes de raisins dorés dans les oreilles, sous le haut chaperonnage de la Réductrice de têtes de Barbie. Heureusement que la prochaine génération a le sens de l’allure (n’est-ce pas Paul Kelly et Ellen Mirojnick ?).
A suivre.
Vos commentaires
je kiffe Sasha Grey. Well done, dude.