Accueil du site > Actus > Revue de web
Pour Invalides changer à Opéra.
vendredi 16 octobre 2009, par
Nos réseaux nous font parvenir à l’instant l’adresse d’un site web qu’il n’est pas possible de faire attendre. Tant pis pour les 64 autres qui poireautent depuis 10 jours.
Ca ne peut pas attendre parce que c’est tout simplement un truc qui manquait. A tous autant que nous sommes. Nous, les citadins, les forçats des transports en commun.
Combien de fois n’avez-vous pas oser l’aborder dans le métro ?
Ca nous est arrivé deux fois. Deux fois nous avons failli y aller. Deux fois nous n’y sommes pas allés. Deux fois nous avons regretté de ne pas être Super Dragueur.
Mais, tout le monde ne peut pas être Super Dragueur. Alors, une fois l’adrénaline retombée, on se dit qu’il reste toujours la petite annonce dans Libé. La petite annonce dans Libé qu’on ne rédige jamais. Parce que ça ne marche jamais.
Ca s’appelle Croisé dans le métro.
Y’a pas plus de chance que ça marche que les petites annonces dans Libé. A moins que tout le monde s’y mette. Et pour que tout le monde s’y mette, faut en parler et diffuser. C’est plutôt bien foutu. En plus du site, il y a un groupe Facebook et un compte Twitter. C’est aussi adapté pour votre téléphone portable. Et surtout, il y a le truc qui tue tout parce que c’est ça qui va marcher : le fil RSS, pour ne louper aucune annonce.
Evidemment, nous en avons parcouru quelques-unes.
On vient de vous dire que le premier truc pour que ça marche c’est que tout le monde passe par là. Mais, à supposer que tout le monde passe par là, il faut que celui que vous convoitez puisse vous reconnaître. Pas la peine de s’illusionner, cette fois, il faut y aller, ne pas tergiverser. Sinon aucune chance de retrouver la jolie rouquine au sourire taquin ou le très grand brun au blouson vermillon.
Alors, s’il vous plaît, mettez-y du cœur et des détails dans votre annonce. On vous le prouve par l’exemple.
Voici ce qui pourrait marcher :
Mardi 25 août // Pour le propriétaire du plus beau sourire du métro Jaurès Bonsoir, peut-être bonjour,
Je vous ai rencontré tout à l’heure, vers 23h, donc hier soir à la station Jaurès dans l’ascenseur pour la direction Nation. J’étais un peu perdue, ne connaissant pas cette station comme vous l’avez compris, vous m’avez renseigné très gentiment avec un sourire magnifique. On a attendu en plaisantant. Une fois sur le quai vous avez répondu au téléphone, on est monté dans la même rame mais je ne sais pas où vous êtes descendu. Vous étiez parfait à ce moment précis de ma soirée, même si vous ne l’êtes sûrement pas tout le temps, vous m’avez fait une forte impression et j’espère donc pouvoir faire votre connaissance. Au cas où tout cela n’aurait pas suffi à remettre précisément en situation :
ce message s’adresse à un grand et séduisant jeune homme châtain avec les yeux clairs (je dirai verts), un jean, un haut bleu, des basquettes adiddas bleues à bandes blanches et surtout un pendentif en argent avec une inscription en hébreu.
il provient d’une petite brune avec une jupe noire, un chemisier blanc et un sac rouge.
Et voici ce qui va se perdre dans les limbes du HTTP :
Jeudi 2 avril // Echange de sourires vers 22h30… on… Echange de sourires vers 22h30… on s’est retournés, mais pas arrêtés… Dommage !
Pendant ce temps-là, y’a Super Dragueur qui fait rien que des siennes. Mais ceci est une autre histoire. Bonne chance et à demain dans le métro.
A suivre
Vos commentaires
Et tu l’as retrouvé ton très grand brun au blouson vermillon ?
Les affres de ne plus prendre le métro... En scooter, c’est plus dur de "croiser un regard et se retourner dessus...". Ou alors ça se finit dans le mur.
En effet, peut-être le prélude à de belles histoires.
Les plumes les plus affutées pourront même être des candidates sérieuses au concours annuel de poésie organisé par la RATP. On peut y lire des choses assez émouvantes, mais toujours irréelles.
Alors que là, le lien à la réalité laisse une empreinte différente...