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Promenade de nuit

mardi 18 août 2009, par GB

Hier soir, jolie balade de nuit. Un truc qui commence comme tant d’autres soirées du genre si que j’irai boire un verre dans un établissement qui sert des libations alcoolisées et rigolotes à la fois, du coté de l’Opéra... Vous voyez le genre d’endroit dont au sujet duquel on pourrait évoquer...

bon, direction les embrouilles en prétendant que c’est pour une étude scientifique vachté compliquée. Une de ces épreuves qu’il faut s’infliger pour voir si qu’on en a ou pas...

Un cerveau, c’est ça le truc dont on devrait vérifier le fonctionnement avant de se lancer. Mais mon idée c’était plutôt de voir si, après trois jours de je ne fume plus, je résiste à la combinaison tisane déshinibante et envie de nicotine. Intéressant hein ?

Au risque assumé de flinguer le suspens, j’ai tenu, youpi... Donc début des bêtises vers 22 heures, ça a attaqué fort. Je dois être heureux en ce moment... Ca commence comme ça le bonheur c’est écrit sur ta gueule et après on te cause mal, bel accueil... "Y a ta meuf qui..." d’une part et "t’es amoureux ou quoi" d’autre part...

Lâche agression... Amoureux et pis "Ta Meuf"... C’est quoi ce monde... On peut plus être heureux sans se faire traiter ou bien ? Bon, je commande un truc vert dans un grand verre, biscotte ce soir malgré les mots bleus, j’ai la patate (distillée façon vodka, mais la patate quand même). Ce qui est marrant, c’est que si t’es content ça doit être à cause de l’amour... Y aurait pas d’autres raisons... Le fait est que je m’aime bien, mais c’est pas une découverte. Ensuite il va falloir bannir le mot "Meuf", si si c’est important. C’est beau comme un reniflement, donc non c pabô.

Mais, amis cinéphiles bonsoar... Direction le plus grand cendrier de le monde, nous revoilà dans la rue Doe Noo, j’accompagne un pote fumeur qui milite pour une lecture critique et comparée d’Apocalypse Now et du Crabe Tambour. Et là, pardon, mais ça devient technique. La question qui fait débat, FF Copola s’est il inspiré de Schoendorfer ou lui a-t-il taxé son scénar ? A la vérité, pour moi dans les deux cas, c’est du lourd. Du fond de vidéothèque, genre must have been seen. Question non tranchée... Celui qui gagne une guerre est-il aussi le maître de l’horreur ? Bon, il est genre 22h30, je suis encore à jeung (j’aime bieng...) et j’ai du mal à avoir un avis. Faut soigner ce truc là, direction le zinc... ce qui est très exagéré, cause qu’au H... il est en bois.

Dans mon verre, le truc vert de "dt’à l’heure", mouais...bôf... pas bien bon le bonbon acidulé façon jus de goyave transgénique. Donc je commence ce truc là et j’ai très vite envie de visiter le local ousqu’y a marqué "gentleman" mais où j’entre quand même. Mais... Table ronde... Gayo et une amie à elle.

(Gayo n’écrit pas que des articles pour faire du jourtile, Ze jourtile, parfois aussi elle boit des canons). Mais oui public en délire, je connais des stars des médias... La musique qui devrait passer dans ma tête doit être un truc du genre :

Everyone Is Totally Insane

Mister Gilles, peut être le plus grand barman du monde, vient nous causer de la différence du vice et de la méchanceté, pour nous faire l’éloge du premier... Mouais, je ne suis pas sûr qu’ils soient exclusifs l’un de l’autre, genre je pense qu’on peut être et méchant et vicieux... Vu le verre qu’il vient de me poser sous le nez, ma théorie prend sérieusement forme. Et puis même pas peur... Après avoir eu droit à un couplet sur le thème je devrais laisser le "vrémoi" parler plutôt que le branleur, on passe rapidement à des bêtises, c’est plus sérieux.

Pour le concept du "Vrémoi", voilà une photo que j’ai prise. C’est joli et on se dit que je dois être un mec avec un vrémoi... En fait, la vérité c’est que j’ai eu de la chance de réussir à faire la photo d’un petit enfant réfugié qui après une marche dans la poussière porte sur le visage les traces des sillons qu’ont tracé des larmes sur ses joues. La photo est belle, la scène est triste et j’ai juste fait une photo ce qui ne préjuge que d’une chose, je sais faire des photos... Et comme à ce moment là, j’avais plein de fric peut être que de ne pas lui avoir filé 100 dollars fait de moi une sorte d’enculé... Non ? Ca mérite d’y songer...

Première manche pour le branleur, Yes... Retour du sadique avec des verres de limonade maison, ça pue l’embrouille, mais on ne va pas se laisser traiter comme ça... et hop, cul sec ! Prends ça dans ta gueule ! En fait, non, c’est trécon et c’est dans ma mienne de terrine que le corrosif vient d’atterrir. La connerie c’est que quand ton verre est vide... Donc Stinger (Cognac + liqueur de menthe blanche + glaçons et feuilles de menthe).

Hummff... Et pis retour du verre vert du début que j’avais oublié avec une charmante amie à l’autre bout du bar... Elle est partie... Elle a eu raison, ce soir je vais tutoyer les anges, mais ça risque d’être tard dans la nuit... Et c’est pas super compatible avec ses horaires de travail...

Donc causette et tisane nocturnes, le temps passe et les verres se vident... J’ai franchement l’impression que l’amie de Gayo, que je pourrais appeler Marie si je le voulais ressemble de plus en plus à cette image :

C’est peut être moi... Ou les trucs de Gilles... Ou non, quand je me suis assis je n’étais qu’à un début de moitié de verre vert. Bref, jolie femme. Merci mon Dieu pour vos créatures. Bon, il est je ne sais plus quand... Direction la voiture de ces dames pour aller dans le 15ème... Un morceau de lucidité... Pourquoi aller dans le quinzième, ma caisse est à 50 mètres et je vais monter dans une bagnole qui ne va rien faire qu’à m’en éloigner. "Cécon, mébon.." Vu l’image, je me sens joueur... Donc bagnole et puis là direction Malentendu. Il faudrait que je finisse chez Gayo à boire un verre ou un truc... mélà non... Pas envie du truc genre derniers verres jusqu’au bout de la nuit. C’est ça ou pas , j’en sais rien. Donc d’après ma conductrice c’est pas bien...

C’est pas bien quoi ? De ne pas faire un truc qu’on a pas envie de faire ?

Je suis pas sur d’avoir compris, ça va vite, me voilà dans la rue de la daube, j’ai du dire un truc... La petite voix qui m’avait susurré que c’était une connerie de monter dans cette bagnole m’explique maintenant que c’est une connerie d’être à pinces... Faudrait savoir, mais bonne poussée de colère. De la bonne, de la vraie avec des vilains mots dedans. Genre "Cécon, mais quesquecécon et méputins" en série alternés avec d’autres mots bien plus étonnants encore et dans diverses langues. Kurba... A ce moment, il y aurait eu un prochain avec un paquet de clopes... Je suis bien énervé. Y a truc que j’ai pas panné. Paris la nuit et en avant.

Là, ici... Au niveau de la narration soit aujourd’hui, une nuit après, je suis un poil partagé. Je n’exclus pas d’avoir été un gros con, c’est peut être pour ça que je marche... Mais en même temps pour être énervé comme ça... J’ai encore un sentiment d’injustice sur ce coup... J’avais franchement aucune envie d’aller dans le quinzième, j’ai même du parler de prendre ma voiture... Bon bref...Ca fait pas avancer, donc en grandes foulées et en avant... Dans la colère de l’instant je me dis que je vais me traverser Paname à pinces et en vitesse, que ça va me faire digérer mes tisanes... En avant, Davaï etc...

Ca dure 500 mètres et pis merde, les taxis c’est pas fait pour les chiens. Faut bien que tout le monde bouffe. Solidarité camarade. Putin c’que j’suis énervé...

Retour à la Tisanerie, il est quelque chose du matin, vers la fin. Et, là... LA rencontre de la soirée, petite tchache (sous imprégnation alcoolique certes) avec un "énorme" artiste, j’adore sa musique depuis, j’sais pas 25 ans... attention c’est pas un truc de fan... C’est que c’est de la musique que j’écoute par goût, souvent, parce que c’est cool, léger, compliqué et sophistiqué, c’est la putain de classe... Bonus... Fugitivement aussi, il y a cette sublime fille qui jouait dans "Frantic" un polar de Roman Polanski. Emmanuelle S.

Allez photo, pour les ceusses qui visualisent pas bien...

Pourquoi ai-je trouvé cette fille sublime, je ne crois pas que ça s’explique... Au résultat ça fait un coquetèle d’hormones et de poésie. Cette très jolie femme passe comme un rêve. Je cause, je cause, mais franchement belle fin de soirée. Bon feeling. je ne craque pas pour une clope, je rentre chez moi. L’épisode dans le quinzième, sérieux pour le coup je m’en bats. Il y a des trucs plus graves que ça et ma fin de soirée fait que... C’est toujours pas le voyage au bout de la nuit, c’est juste une petite balade...

P.-S.

Bon et ben voilà, donc une recette de coquetèle... 3 critiques cinéma... Un conseil musique écouter les Dandy Warhols... C’est pas un article, c’est un magazine... Keski manque... ah oui :

Libérez Clothilde Reiss... Lisez Marianne...


Vos commentaires

  • Le 19 août 2009 à 23:40, par AG

    Alors là soit, c’est l’alcool, soit c’est parce que t’es vraiment amoureux et que ca commence à te bouffer les neurones, soit c moi qui suis bourrée et qui trouve plus les miens... suis pas bien sûre, mais j’ai jamais vu une histoire si décousue... rien compris ! C’était une bonne soirée ? Une soirée merdique ? Une soirée entre les deux ? Finalement c’est rien passé dans le 15ème ???!!! (il s’y passe jamais grand chose dans ce quartier mais bon).

    Bref, moi ca me plait bien de suivre les petites histoires et amourettes de notre charmant rédac mais faudrait qu’on comprenne quelque chose quand même, non ?

    Euh sinon bisous et faudrait que tu viennes récupérer des choses à toi à la maison autour d’un jus de goyave... ou que je passe chez toi. Tu me diras.

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