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Food For Thought

lundi 8 novembre 2010, par Sam

A Houellebecq, le Goncourt.

A Despentes, le Renaudot.

A Rocco Siffredi, Matignon ?

C’est moche de vieillir

Le dernier Goncourt que je me suis collé, c’est Les Bienveillantes. Et encore, passequ’il était gros (les bouquins, comme les nichons, ça se porte lourd). C’était genre en 2006 et j’avais trouvé ça rigolo. Et Houellebecq, j’ai arrêté après Les particules élémentaires 1) parce que c’est devenu à la mode de l’aimer parce qu’il vendait moins (tu suis... ?) 2) Parce que, heu... Je comprenais plus ce qu’il disait. J’espère que je pigerai sa réponse quand un journaliste lui demandera s’il est toujours pédophile-friendly... Pour Despentes, pas pareil. Baise-moi et Les chiennes savantes m’ont éveillé à ce courant artistique majeur qu’est la pornographie arty-intello-gay. Merci Virginie. U rule. Mais maintenant, une question : les jurés (B. Pivot, Edmonde Charles-Roux, que des punks...) des prix que-si-tu-lis-ça-t’es-super-intelligent-un-bandeau-sur-la-couv’-c’est-ça-la-France, ils les ont lus, les bouquins ? Moi non. Mais bon. M’étonnerait qu’une ex-pute du Minitel et un pervers sous Tranxiagra (du Tranxène + du Viagra ==> tu bandes mou, mais tu t’en fous) puissent produire des jolies histoires pour provincial en mal de cadeau de Noël. Sérieux. J’aimerais aussi qu’on nous dise combien de Goncourt sont lus (jusqu’au bout, hun...) chaque année. Vendus, on sait. Mais lus.

Haha.

Pas pareil.

My assessment :

Look at u / Look at me

Depuis longtemps renoncé à essayer de faire croire aux gens comme toi que tu peux aimer le hip-hop. Mais, aujourd’hui, je suis de bonne humeur. Condition du test : on dirait que t’es un mec cool. Et beau aussi, tiens (vue l’irréalité du truc, on n’est pas à ça près). Donc sur tes oreilles, du bon matos. Pas que cher. Stylé aussi. On évite le noir (tellement 2009....) et le blanc, aussi (réservé aux Kings of Cool). On prend couleur bois d’arbre, alors.

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L’avantage d’avoir ce merdier sur les oreilles, c’est que même avec tes fringues de premier communiant, t’auras l’air d’une star. Quessequi nous manque... ? Habenvui. La zik. Ça caille, y pleut. Direction le Nouveau-Mexique, des bonnes meufs, une Rolls comme t’en as jamais vu, une ligne de basse et des chœurs qui font « hohé-hohé... » Pharell Williams (Vuitton, A Bathing Ape, Billionaire Boys Club, Ice Cream) et sa bande de potes recrutent Nelly Furtado pour réchauffer la bande FM. Des nègres déguisés en Indiens dans une bagnole maquillée comme Geneviève de Fontenay, ça se tente, non ?

Hell Yeah.

Le seul (petit) problème, c’est que tu ne maîtrises pas l’entièreté du process, la globalité du désir que tu suscites, twhââ... J’ai envie de dire : « Merde, quoi, les filles... On peut plus se zob-polisher peinard... ? » (« ZOBPOLISH, pour un gland plein d’éclat »)


Vos commentaires

  • Le 8 novembre 2010 à 21:25, par Hugues

    Il faut reconnaitre que Virginie Despentes, je préférais l’actrice à l’écrivain... Mais avec sa bande de copines bombardées "intellos du X" (comme Coralie ou Ovidie pour ceux qui croient que je bluffe) parce qu’elles ont mis des lunettes et milité pour l’égalité hommes/femmes (comme par exemple étendre aux hommes le droit d’avorter), c’est du niveau d’Onfray qui se prend pour Heidegger : on a la culture qu’on mérite. Mais elle pourra mettre son diplôme du Renaudot à côté de son hot d’or. Bref, c’est une belle success story pour société post-hippie-écolo-bobo où finalement, la vraie provoc, c’est le classicisme.

    PS : j’ai utilisé Onfray/Heidegger comme j’aurais dit Beigbeder/Sainte-Beuve.

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