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samedi 9 avril 2011, par
« L’avenir, c’était mieux avant, non ? » (Jean-Baptiste Botul)
Juste pour dire. Pas conclure le débat. Le déplacer. Le style, l’élégance. Les habits, ok.
Les odeurs, la musique. Ha. Parce qu’on emporte avec soi plus que des images. Une veste bien coupée, ça peut certes arracher un soupir enamouré à une catégorie de né-cons objet d’un kind of mental disorder. Certes. Mais qui n’a pas les joues rosies par le souvenir, tenace, d’une effluve, fugace ? Au creux d’une nuque, intime. Brassée, à la volée, par une porte battante, heart skips a beat. On peut oublier des gens qui ont traversé nos vies. Mais si le piége olfactif a fonctionné, c’est beaucoup plus compliqué. Beaucoup. Ce qui reste, c’est le moment. Unique. Quand le cerveau reptilien se gorge de stimuli qui n’ont rien à y faire... Les odeurs en général, les parfums en particulier, activent presque systématiquement un mécanisme réflexe de mémoire. On cherche à les relier à un/des trucs qu’on connaît. D’où la question : se démarquer ou suivre la meute ? Et on retombe sur la même essentielle question : style ou élégance ?
En musique comme dans plein d’autres domaines, les apparences sont parfois trompeuses : C’est un mec. Français.
Le style, c’est casse-gueule. Par essence. Puisqu’on ne joue pas selon les règles. Rassurantes, les règles. Confortables. Tu peux toucher, rien n’a bougé. Se saper comme un cool kid, j’accepte « pathétique ». Mais s’habiller comme ses parents, hoputin, c’est mortifère. Perso, j’ai jamais réussi à colorier sans dépasser. C’est peut-être de là que me vient ma profonde détestation du jazz, des chemises vichy et des monospaces. Et mon respect jaloux des pirates polis, des funambules trouillards, des marathoniens ethylo-tabagiques.
Life’s a bitch who needs a pimp, yeah.
Voir en ligne : Le philosophe que citent à la fois BHL, Télérama et Léotard.
Vos commentaires
C’est une relance, ça ?
Mieux,
j’adhérerai presque.
Pour les parfums, clair, le mâle ça a toujours empesté,
L’autre numéro métaphysique me plait bien comme concept. Et définitivement, le parfum et l’odeur d’un quelqu’un, ça fait se tordre le cou pour humer plus longtemps les effluves de parfaits inconnus.
Musique. Rien a ajouter, je t’écoute beaucoup. (mais pas que)
Pour ce qui est du coloriage, un abonnement aux C, ça traumatise pour longtemps.
Le noir est aussi une couleur.
Ok j’arrete et je vais écouter ton c’était mieux avant