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mardi 12 avril 2011, par
J’aime beaucoup Gérard Lanvin et ses tatouages pourris de vieux taulard ; et je n’ai rien contre les invertis (terme qui, je le rappelle, qualifie un glucide, dont le pouvoir rotatoire s’est inversé par hydrolyse).
Mais il se passe quand même des trucs bizarres...
Le succès interplanétaire du Journal Inutile est (en partie) dû aux résultats de recherches via Google. L’occurrence pour « Gérard Lanvin bite » et « Sucking entre mecs » est particulièrement élevée, d’après notre monitoring software. Ça fait toujours plaisir de constater qu’on a un public d’esthètes, genre on vise le cœur de la meule... (Comme si on visait quoi que ce soit, BTW). Préfère brouiller les pistes. Jarvis Cocker. Pulp. Esthète tracassé, polyaddict-to-good-stuffs. Pour de vrai. Qui file un coup de main aux frenchies de Discodeine. Deux timbrés qui n’ont pourtant pas l’habitude de s’en laisser compter rapport à la déglinguerie. C’est sûr que y a pas des moles de produits de substitution, dans cette affaire.
Mais puisqu’on parle de mecs pas net-net, on peut difficilement faire l’impasse sur Mogwai. Alors, précision : par « pas net-net », j’entends la même chose que toi, mais en plus stylé. Une bonne quinzaine d’années que ces Écossais hystèrent les hipters les plus pointus par un refus total du compromis. Crédibilité inaltérable (ils ont le courage de collaborer avec Kevin Shields, de My Bloody Valentine, le mec qui a coulé deux maisons de disques avec ses conneries de recherche du son parfait...), défricheurs infatigables, visuel haut de gamme. Look : je ne sais pas ce qui me fiche le plus la trouille, la bestiole de la fin ou les no-blinking eyes de la gamine...
Leur dernier LP, communément admis comme plus accessible, survole quand même la production actuelle de la tête. Ce qui se passe en-dessous, je crois qu’ils s’en foutent. Toujours autant pas de paroles, ça ne sert à rien pour raconter une histoire.