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My Name Is Trouble

mercredi 9 février 2011, par Sam

Tu connais Pyramide ? Le jeu ? Moi non.

Jusqu’à un certain soir.

De grand vent...

J’étais avec le rédac’ chef (surtout chef, BTW...) dans un bar mal famé près d’Opéra. Discussion animée, soif de gendarme, Gilles derrière le comptoir. Du bilan en prévision. Je te dis ça, c’était y a genre deux ans. Et puis, L’Italien n°2 : « Commence à sentir la fatigue... Buonanotte » Et hop, nous voilà partis. Enfin presque. Une jambe qui me barre la route. Le rédac’ chef qui se tire lâchement. Seul. Je suis seul. Pour affronter ma pote E.F. Qui a encore soif, elle. Fok. Ça sent le gros-gros caramel. Faut dire que ma téra-pote E.F., c’est du sérieux. Très. Quand je pense à elle, des mots comme « âme », « intense », « vraie » et puis « cuir » aussi, me viennent. Et chaque fois que je la croise, la magie opère. L’alcool n’y est pour rien. Un jour, j’écrirai une ode à E.F. Même si elle doit me botter le cul pour cela. Bref. Quelques verres d’alcool de qualité plus tard, son téléphone sonne. L’ordre fuse : « Tu viens avec moi, ça va être rigolo. » Houla. « Où ? » « Au Costes, par là... » Sauf que le Costes, c’est de l’autre côté... Mais il y a des heures hind-oues, il vaut mieux pas discuter. 30-min-pour-faire-400-m-plus-tard, déboulé dans le patio du aforementioned hôtel. Et là, surprise...

Une joyeuse tablée nous accueille. Invectives, hurlements de rire... Une superbe blonde, à peine embrassée (pour dire bonjour...) qui me lance un « En trois : chapeauté et nasillard ! » J’avoue. J’ai merdé. Me suis fendu d’un pitoyable « Heu.. ». Faut dire que mon interlocutrice était calmante. Sisi. Calmante comme ça :

Et puis surtout, mon attention était retenue par une jeune femme brune. Naturelle, intrigante. Magnétique ? D’une beauté presque choquante. Bien sûr, je l’avais reconnue. Forcément fan. Une telle élégance... Toi aussi, d’ailleurs tu la connais, si tu regardes (et surtout écoutes) Arte. C’est elle qui en a conçu le design sonore en 2008. Cinq albums d’une beauté irréelle au compteur, sans parler du side-project onirico-freaky Lady & Bird (OMG, cette version de « Suicide is painless »...)

Et E.F. qui savourait son petit effet... « Alors, je t’avais dit que ce serait rigolo... » Une voix pas vraiment grave. Juste incroyable. La douceur sereine, puissante de ceux qui savent l’effet qu’ils produisent. Sans en abuser, juste en s’en amusant. Pas moyen de me souvenir de ce dont nous avons (longtemps) parlé.

Mais sa main sur mon épaule, quand elle est partie, ça, je m’en souviendrai longtemps...

Voir en ligne : http://www.kerenann.com/


Vos commentaires

  • Le 9 février 2011 à 22:13, par Anne-So

    Delectable ; music & story !!

  • Le 10 février 2011 à 08:10, par Hugues

    Je connais ça... Ca m’a fait la même chose quand j’ai rencontré Bernard Hinault !

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