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Plastic Beach

dimanche 28 février 2010, par Sam

"Hétéro, espagnol, au service de ton bonheur. Pour femmes et couples, bien doté (15 cm (! !), je suis ouvert à tout sauf au sado, vous ne le regretterez pas, je vous ferai jouir de bonheur comme jamais. 50 euros pour quinze minutes à 120 euros pour une heure." Samuel Martin, 27 ans, curé des petites paroisses de Noez et Totanes, près de Tolède (centre) "a été révoqué" après "des faits lamentables", a écrit dans un bref communiqué transmis à l’AFP l’archidiocèse de Tolède.

Ca m’apprendra à googler mon prénom.

"Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays, mais je sens que vous êtes compétent, et capable et dangereux".

Brillant, hun ? De qui, la phrase ? Ben d’un anglais. Europhobe, naturellement (et drôle, comme souvent les Anglais quand ils parlent de l’Europe...) s’adressant devant le parlement européen à son président, Herman van Rompuy, qualifié publiquement de "petit employé de banque au charisme de serpillière humide". Hanonmais vraiment... Bon. Heureusement, nos meilleurs ennemis savent aussi, toujours, faire de la musique. Et du buzz. Fini le temps (1991...) du premier album d’un groupe à qui Oasis souhaitait de "choper le sida..." (So classy, Liam...), finie l’époque des mélodies pop-rock calibrées. Pas mal foutues, nonon. Mais Peter Gabriel a passé la main de la world music et Damon Albarn a repris le flambeau, dés 2002 : ( "Mali music", Tony Allen). Et puis, le coup de génie : Des avatars. Stylés, street crédibles, gérables, beaux, commis par le fulguro-coup de crayon du créateur de Tank Girl, Jamie Hewlett.

L’album est sorti. Heu... dans une semaine. Grand manitou du son, Albarn a aussi un carnet d’adresse, disons...de qualité : Lou Reed, Snoop Dogg, The National Orchestra of Arabic Music, Mick Jones et Paul Simonon ensemble pour la première fois depuis la fin de Clash et l’Hypnotic Brass Ensemble, un collectif jazz de Chicago dont huit des neuf membres sont les fils de l’ancien trompettiste du légendaire Sun Ra Arkestra (dont je crois que je suis sûr que j’ai parlé dans ces colonnes...). L’ensemble est étonnament cohérent, evidemment mixé aux petits oignons et snobbish enough pour ne pas receler plus de deux ou trois tubes (y a quand même un morceau de 12 minutes, un de 7 et cinq de plus de 5). important, dans la mesure où cela refléte le souci (ou pas) de diffuser son produit sur les ondes. Benla, manifestement, il s’en branle. Tout y passe : vocodage ("blah blah blah" sur " Welcome to the plastic beach", bouncy basses sur le futur tube "Superfast Jellyfish", deeep-dark électro sur "Stylo"...).

Bref, Albarn récite à la perfection sa connaissance encyclopédique de la musique mondiale et décale la barre de plusieurs clics vers le haut.


Vos commentaires

  • Le 3 mars à 11:31, par Gayo

    Et l’animation du clip est assez géniale, la maquette a des allures du Palais Bulle...

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