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mercredi 9 décembre 2009, par
J’aime la crise. Les vendeurs et vendeuses sont beaucoup plus sympas.
Thanxs for nothing
Sisi. Ca sent le sapin dans les boutiques de pseudo-luxe. Pseudo, hun, passeque dans le vrai haut de gamme, ça devrait toujours le faire. Exemple : Aston Martin USA s’est payé une pleine page de pub dans le NY Times pour balancer son bilan financier. Année historique, tous les records battus. J’adore cette ambiance de fin du monde où la précarité des faibles n’émeut que trés modérément les vrais riches. Benouaiscévréquôa, faut les faire rêver, les pauvres... Sinon, ils n’auront jamais la niaque pour essayer de s’en sortir. Au final, la crise, ça serait pas de la faute des pauvres... ? Y a un truc à creuser, là... J’en parlais justement avec la vendeuse de JM Weston ( à Bordeaux, hun, les boutiques de Paris craignent, elles sont pleines d’enturbannés à minaret attenant où de feujs qui payent en liquide (QUOI ? tout le monde sait que les juifs trafiquent...)) Les banquiers, aussi souvent, portent des belles boots. Alors, comme ils sont trés riches à cause de la crise, il leur faut des souliers trés chers. Designés par des mecs célébres. "Un architecte, Pritzker Prize-winning, ça vous ira ?" Bonbengoalors :

Frank Gehry’s leather boot for J.M. Weston
Enfants du placard de tous pays, unissez vous !
On peut (doit ?) mettre du pinard dans une cave. Mais pas que. On peut aussi mettre des mecs, une ou deux meufs pour passer le temps, et ne les laisser sortir qu’une fois toutes leurs pulsions assouvies. Et puis leurs névroses expurgées, aussi. On enregistre. On mixe, avec du vieux matos (mixomatose ?) et on diffuse... Ha. Non. On ne dirait pas du Joy Division, ni du New Order. La voix est un poil filtrée Ian Curtis/Bernard Sumner-like, mais la rythmique et la slide sont actuelles.
All mixed up
On est ce que l’on porte. Ca marche aussi pour les enfants : 1) que l’on porte 2) que l’on habille. Tellement la honte pour les parents d’enfants mal habillés... Enfin. Oui, donc, lézabis. Comme le body language, en dit evidemment plus que ce qu’on voudrait. C’est pour ça qu’il faut faire gaffe, mais trenquil’... Une piste : Tout mélanger. Et faire comme si c’était fait exprés/normal/hype. Pareil pour la zique. Sauf que eux sont des défricheurs. Des vrais. Réconcilier les banquiers en haut de forme et les danseuses orientales, sur un air bluesy mâtiné de raggamuffin, zébré de riffs métal, fallait oser. Comme quoi, y a pas que les cons qui osent.
Sinon, on aurait tous des meufs moches.
Ouais, remarque...