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American Gangster…

lundi 23 mars 2009, par GB

Drôle de film… Après avoir revu American gangster, l’impression est la même que lors de la première séance, un film juste efficace sans jamais qu’il soit capable de faire décoller le spectateur de son siège. L’action se place dans le New –Jersey, aux abords immédiats de New-York vers la fin des années soixante ou au début des années soixante dix…

Les gendarmes et les voleurs, les bons et les méchants, la scène est plantée sans fantaisie. Le sujet (j’ai décidé de renoncer à « pitch », trop branchouille à mon goût), le sujet donc, grandeur et chute d’un mafieux noir américain super intelligent. Enfin, je crois que c’est ce que veut nous faire croire le scénariste sans jamais vraiment y parvenir. Face à lui, le gentil flic, Russel Crowe, qui a des potes chez les truands, ben si ça arrive, ils ont grandi ensemble et qui a aussi une vie de merde, passque madame veux rien faire qu’à divorcer. Si à ce moment là, votre tension reste tiède, je crois que l’on peut dire que c’est normal. Pour pimenter l’affaire, quelques flics un peu pourris et moustachus, ce qui n’a rien à voir, mais c’est juste comme ça que le scénariste le voyait.

En toile de fond, la fin du Vietnam, les histoires de trafic de drogue de l’époque et cet épisode pas super classe et tellement mieux raconté par James Ellroy des cercueils de GI bourrés d’héroïne. Denzel Washington incarne Franck Lucas, le méchant et Russel Crowe, l’inspecteur Roberts qui aime bien coucher avec plein de filles qui ne sont pas sa femme, passque c’est écrit dans le scénario, bon attention je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idée, mais franchement ça n’apporte rien à l’histoire. Ou alors c’est l’argument suprême pour convaincre les spectateurs que Russel Crowe est un bon mec, je ne sais pas… mais depuis Gladiator, la question me semblait réglée.

La reconstitution des seventies est propre, rien à dire, jolie photographie, costumes et toutes ces sortes de choses. On sent bien que ce film a été soigné, ils ont fait des efforts. C’est bien, mais ça ne suffit pas toujours. Le tout est réalisé par Ridley Scott qui démontre encore une fois qu’il n’a pas toujours fait que des chefs d’œuvre ou des films bourrés de testostérone. Là, typiquement c’est un peu un pov’film.

Ce qui nuit au film est assez symptomatique du cinéma de Ridley Scott, on sent bien que cet homme là est un perfectionniste, qu’il a envie de bien nous expliquer, de bien tout nous montrer. Ca a un coté premier degré très efficace dans la chute du Faucon Noir, dans Gladiator, ça passe encore… Mais là, je te tiens la main pour te montrer un truc sans intérêt, euh comment dire… C’est peut être « réaliste », mais surtout c’est chiant, euh je veux dire ennuyeux.

Pas d’action, pas de suspens, une histoire assez bof, donc sans vouloir en dire du mal, ça va commencer à se compliquer de vous dire pourquoi le voir.

En fait, il ne faut pas. Voilà. C’est pas grave, c’est juste long, besogneux, on souffre plus d’ennui que de stress, on en sort en se disant « je viens de voir un polar », mais ce n’est pas un compliment, un constat désabusé tout au plus.


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