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The Informers

mardi 25 août 2009, par AG

Le film sortira en France normalement cette fin d’année (pas encore de nom français je crois) et j’entends déjà les critiques des grands journaux (tout droit sortis de SciencePo) décrier le film : « quelques acteurs sur le retour (Kim Basinger, Mickey Rourke, Billy Bob Thornton, Winona Rider), des jeunes premiers d’une blondeur et d’une platitude extrême, quelques scènes de partouses mais rien d’autre à tirer de ce film sans scénario… »

Et là ca risque de m’énerver parce que certains auront oublié que le cinéma, c’est le 7ème art et se sont sans doute les mêmes qui s’émerveillent devant un tableau blanc. Vous savez le tableau blanc dont Eric Emmanuel Schmitt s’est moqué glorieusement et qui a provoqué chez moi une belle crise de rire au MOMA (genre moi aussi j’veux exposer ici et me faire du fric en pondant de-la-merde-que-personne-ne-comprends-et-c-pour-ca-que-c-aussi-cher).

Alors voilà, il parait que ce doit être l’adaptation d’un livre (que je n’ai évidemment pas lu) de Bret Easton Ellis (Less than Zero et American Psycho) et qu’il manque les vampires... ok si vous le dites. Mais moi je vous dirais plutôt : si vous aimez Lynch pour ses ambiances détraquées, si vous aimez les films ou l’on se perd, alors faites un tour du côté de The Informers car de ce film on ne ressort pas intact et c’est personnellement ce qui me fait dire qu’un film est bon.

Un scénario qu’on ne cherche finalement que dans les premières minutes du film pour se laisser ensuite porter par l’ambiance de Los Angeles dans les années 80 (sexe, drogue et alcool sur fond de New Wave). Des petits bouts de vies de pseudo stars que rien ne relie les uns aux autres sinon une descente aux enfers…

C’est à mon sens largement meilleur que tous les blockbusters merdeux qui pourrissent nos salles obscures depuis quelques années et personnellement, je vais retenir ce nom : Gregor Jordan car même si ce film souffre un certain nombre de petits défauts (par exemple le casting de Kim Basinger), il y a chez ce réalisateur quelque chose qui me dit que dans quelques années il pourrait rejoindre le club des grands (enfin de mes grands à moi : Lynch, Soderberg, Alfonso Cuaron, James Gray…)

P.-S.

Gaby faut que tu modifies la largeur de l’espace article les nouvelles vidéos Youtube ont une largeur de 560, on est obligés de retravailler le code HTML pour les faire s’intégrer correctement dans les articles...


Vos commentaires

  • Le 28 août 2009 à 16:34, par ?

    ah new gold dream de simple minds toute ma jeunesse...

  • Le 17 janvier 2010 à 19:25, par ?

    D’accord avec ce post. J’ajouterais que pour ma part j’ai lu ce livre que j’aime beaucoup et tout en regrettant l’absence d’une partie du contenu, je trouve que voilà enfin quelqu’un (ce cinéaste) qui approche ce à quoi pourrait ressembler Ellis au cinéma. En tant que lecteur de cet auteur, c’est ce que je cherche : voir comment un cinéaste s’en sort pour créer un ton cinématographique inspiré de lui. Je me fiche parfaitement que la trame soit respectée. Cela dit je regrette de ne pouvoir voir le montage originellement prévu, plus long et peut être assez décisif.

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