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jeudi 15 juillet 2010, par
Plateau télé ce soir... J’aurais pas dû me réabonner à Canal... Bon, ceci étant dit... Vu ce soir "Celle que j’aime". Elie Chouraqui a un problème. Enfin, je crois. C’est un très drôle de film. L’histoire d’un petit garçon de dix ans qui voudrait que ses parents divorcés se remettent à la colle. Jusque-là, pas ou peu de choses à dire, ça semble dans l’ordre des choses. C’est un peu kitsch comme idée, ça ne casse pas trois pattes à personne.
Quand ça commence sur une idée aussi originale, souvent on sent venir le bon film français, mais pas que... J’allais être injuste, il y a une tripotée de films US farcis de bons sentiments et dont les scénarios ont eux aussi été écrits avec les pieds. C’est un genre que l’on qualifie soit de comédie familiale, soit de comédie romantique. C’est beau comme du Barbara Cartland le plus souvent.
Dans ce genre de films, quand il y a des enfants, ils sont super intelligents, les femmes sont merveilleuses et les hommes un peu connards quand même. Bon après avoir opprimé la minorité pendant des millénaires, il doit être bon, dans cette dimension inconnue "quelque part", que des scénaristes conscients et responsables leur expliquent, aux hommes, qu’ils feraient mieux d’écouter les femmes pour plein de très bonnes raisons.
Ca généralement, ça met de bonne humeur... Mais dans le film d’Elie Chouraqui, non, rien de tout ça. Les hommes et les femmes dans son film sont des gens sympas, avec leurs problèmes certes, mais qui font ce qu’ils peuvent. Barbara Schulz est même très sympa, très... Mais ça n’engage que moi. Marc Lavoine et Gérard Darmon sont bien dans leurs personnages, des mecs normaux quoi.

Non, les adultes, rien à dire. Achille... Le personnage du petit garçon... Là, là je crois qu’on a un petit problème. Achille va chez un psy (chiatre ou chologue, j’ai pas bien compris). Il est gentiment névrosé le jeune Achille. Parce que confère paragraphe n°1, il veut pas que sa maman ait un nouveau chéri dans sa vie. Et donc il s’emploie autant qu’il le peut à foutre un gentil bordel entre sa maman et le chéri de celle-ci...
Sauf que... Ca manque de mesure, ça manque de justesse dans les sentiments, ou alors... Ca va paraitre dingue... Mais nos amis du scénar... Ils ont peut-être aucune idée de ce qu’est un enfant de 10 ans. Et pour les hypothèses, c’est ça ou c’est pire...
Un enfant de 10 ans machiavélique... Mouais... J’ai le sentiment que le scénario a été un peu forcé... C’est emmerdant... Parce qu’il y a une sorte de violence assez insupportable à voir un enfant transformé en micro-monstre paranoïaque dans une comédie. C’est donc moyennement drôle. Bon, je vous épargne le couplet habituel sur le rôle de la justesse. Et ça m’embête bien un peu, parce que le trio Darmon, Lavoine et Barbara Schulz fonctionne bien.
Bon, on ne va pas se quitter sans bande-annonce, allez zou...