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mercredi 4 novembre 2009, par
Txomin mon cafetier dit que son pote Alain le cafetier aussi mais d’en face dit que c’était super nul et qu’il s’est franchement ennuyé, alors que pourtant c’est tout à fait son genre de film…
Et c’est quoi, son genre de film ? OSS 117 ?
ben ouais, ce genre là…
Fin de la conversation de comptoir, même à 17 heures, y a déjà plein de confirmés alcooliques en demande. Pourtant, c’est très beaucoup dans la même veine, et pour ma part je dirais en mieux. Il attendait quoi, le Monsieur ?
Alors moi, j’attendais, après les avoir gratifié de Mary and Max en anglais, (très joli film d’animation) un vrai truc pour monstres, avec un vrai héros de petit garçon, un gentil et son canasson causant qui va remettre de l’ordre dans ce saloon, coller tous les méchants en prison, et repartir pour de nouvelles aventures… plutôt une BA de bonne mère au départ.
Tu parles, les premières minutes, on sait enfin pourquoi Johnny est devenu un justicier, parce qu’on assiste en direct au flingage de ses parents…. Ouais, elle s’est encore plantée wondermaman, « ça va fiston ? Oui, ils sont tous les deux morts, mais tu vas voir après c’est très très drôle » (enfin j’espère vraiment).
Et oui, c’est marrant comme tout, il y plein de clins d’œil moqueurs, de détails visuels un peu comme dans les vignettes, (hé, t’as vu…), Jean Dujardin est bédéesque, il surjoue juste ce qu’il faut, collectionne les médailles comme d’autres les cartes pokemon, et ne fume pas, lui, l’herbe qu’il machonne. Ses vilains acolytes sont parfaits, Mikaël Youn en Billy The Kid survolté, Sylvie Testud en Calamity Jane « un peu bizarre comme mec, cette fille », au vocabulaire fleuri et imagé à souhait, et Melvil Poupaud en Jesse James qui dégaine son Shakespeare plus vite que son colt. Il y a bien sur des méchants supers malins, dont le repaire émergeant comme un Dali de son mirage, est un vrai lego de trouvailles, et Belle l’est évidemment, mais pas seulement, héhé.
Bon, ensuite, ils se sont donné la peine de faire une vraie histoire, avec quelques séquences émotions…mouais, heureusement très vite plombées de gags. Les scènes de bastons sont gargantuesques, on retrouve bien sur l’incontournable croque-mort, en somme tout l’univers du plus fameux des cow boys français, dans un film joyeusement ficelé.
Bref, j’en suis sortie ravie : j’avais oublié qu’il pleuvait. Les schtroumpfs se sont bien marré mais sans doute moins que moi, qui, je dois le reconnaître, suis parfois très bon public. Je recommande néanmoins, parce que du cinéma qui fait rien qu’à vous divertir, ça fait un bien fou.