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OSS 117

le Caire nid d’espions

mercredi 18 juin 2008, par GB

OSS 117 n’est pas vraiment une nouveauté, mais avant la sortie du prochain épisode des aventures de Jean Dujardin, le JI vous rappelle tout le mal qu’il pensait de ce film...

Voilà un film qu’il est bon... Mais alors vraiment, drôle, distrayant, hilarant, décalé ou un peu déjanté, je ne sais quel est le qualificatif dont j’ai envie de me servir en premier pour tenter de résumer mes impressions. En tout état de cause c’est un des meilleurs moments de cinéma que j’ai passé en 2006. Depuis qu’Audiard s’en est allé, on cherche ses héritiers, on les espère. Et là, on n’est pas loin du compte.

Vraiment, vraiment, n’hésitez pas une seconde, allez-y sans autre peur que de rire tout du long.

Ce film est flamboyant, mené à un rythme infernal du début à la fin. Il mêle allègrement les ingrédients qui ont fait le succès du “Magnifique” (Lautner, Belmondo), de “Casino Royale” (parodie de James Bond interprété par David Niven) et des inoubliables “Barbouzes”... C’est excessivement drôle, farci de clichés et de jolies filles (merci mon Dieu pour vos créatures...), supporté avec une aisance incroyable par Jean Dujardin, qui campe un personnage dont le doute n’est vraiment pas le genre. L’irrésistible coquetèle de muflerie, d’assurance et de préjugés d’Hubert Bonisseur de la Bath est une ode à la France des années cinquante, à son optimisme et à son incroyable prétention d’alors. OSS 117 campe donc un bon Français bien de chez nous, un bon gros con macho, raciste sans en avoir conscience, maladroit et suffisant, un peu limité du bulbe, homophobe... Je vous épargne la totale, parce qu’en l’occurrence la liste de ses défauts serait longue. Il illustre parfaitement ce mot d’Audiard : “Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît”. Il est prodigieusement con, ce n’est pas peu dire, mais croyez moi, OSS 117 est à la hauteur de mon affirmation.

Ce qui rend le personnage attachant tout de même (et pas qu’un peu), c’est son innocence et sa simplicité aussi. Le mélange de la belle gueule de Jean Dujardin et de la naïveté du personnage, sont détonnants, on retrouve ici un personnage qui semble faire cohabiter les héros de Francis Weber (”La chèvre”). HBdLB (Hubert etc...) est tout à la fois Campana et Pignon, une sorte de brave et gentil con mais costaud. Vous allez me dire que ça fait beaucoup. Allez pas chien pour deux sous, je vous l’accorde, mais c’est ce qui fait le charme de ce film, un interprète exceptionnel, un peu cabot, mais vraiment très drôle.

Il est accompagné par une galerie de personnages aussi improbable qu’exceptionnelle. Deux sublimes jeunes femmes aussi sont à l’affiche du film, Aure Attica qui depuis “La vérité si je mens” n’en finit pas d’habiter cet espace de mon cerveau réservé à des rêves polissons et Bérénice Béjot qui vient de l’y rejoindre. Ces deux jeunes femmes sont également sexy et drôles et rien que d’y penser j’ai envie de retourner voir le film. Sur mon échelle, c’est un signe que je qualifierai de fort. Il n’y a pas dix films que je suis allé revoir au cinéma, celui-ci en fait partie.


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