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Ca se passe comme ça au H...

Election Night au Harry’s Bar

jeudi 6 novembre 2008, par GB

Paris 19h30... Circulation pourrie à souhait, tous les connards au volant sont au rendez vous... J’ai une vraie envie de tuer quelqu’un vite et maintenant ça serait bien... C’est carrément bien que les armes ne soient pas en vente libre dans ce pays... Mon aimable cousin supporte donc la litanie des grossièretés qui me passent par la tête et Dieu et Stan savent que j’ai du vocabulaire, surtout dans ce registre.

Après avoir résisté à la tentation d’emplafonner quelques bataillons d’ânes bâtés, nous être garés dans un parking souterrain, nous arrivons sur place. Sank roe Doe Noo, la rue est coupée pour l’occasion. Elections américaines= rue barrée et tonnes de curieux qui rodent autour du bar. Enfin qui rodent, Qui s’agglutinent dans l’espoir d’y entrer.

Dedans le H... Bar

Deux files, une pour la presse et l’autre pour les clients habitués aussi appelés poivrots et amis de la direction aussi appelés inconnus des poivrots. Je trimballe un appareil photo pour essayer d’échapper à une catégorisation pas flatteuse mais surtout vachement vraie. 20 ans que je viens dans ce rade... Je suis happé par la foule qui elle aussi se fait bien présente à l’intérieur. Il est 20h, on est nombreux, genre trop et le bar commence à tourner à plein régime. Devant la porte habituelle, il y a un espèce de carré VIP pour fumer des clopes. Ca fait mi-connerie prétentieuse pour Paris Hilton en goguette, mi bac à moules surpeuplé. Autour, la rue et plein de gens qui croient que dedans c’est bien...

David a un pov T-shirt

Sans les habitués, ça serait juste impossible, en fait malgré les écrans plats qui sont de sortie, on se fout bien de ce qui se passe. Normal, il ne se passe rien... Il y a les ravis de la crèche qui se la racontent, passque ouiii ils sont dedans. Mouaip, j’en pense autant de bien que des conducteurs parisiens aux heures de pointe. Le génocide d’abruti est à exclure, ça ferait mauvais genre... Ou de la peine à ma Maman... Faut pas le faire, mais putain qu’est ce que ça me démange... En même temps ça doit se sentir, parce que les pénibles ne m’approchent pas trop.

Je ne suis pas le seul à m’emmerder... La tripotée de journalistes présente se demande bien pourquoi tous leurs rédac chefs ont choisi de les envoyer sur un super non-évènement. On doit bien avoir trois américains, en tout et pour tout qui se relayent dans l’exercice de "Oui, je croaa que Obama il est soupaire..."

Les experts des USA

Andy Warhol nous l’avait annoncé, chacun aura ses 15 mn de gloire. Ce qui manquait au théorème de Warhol, c’est que la majorité de ces célébrités fugaces, c’est qu’elles arriveraient à débiter leurs kilos de lieux communs.

Il fait soif, là... bien, bien soif, je vais soigner ce truc là. Whisky perrier, y a pas mieux... Et surtout pas de sornettes sur le thème de "quoa du Perrier dans un whisky..." Pas de panique les esthètes de la liche, le whisky n’est jamais que le cognac du con...

Il est plus tard, on est plus... Plus serrés, plus nombreux et hormis mon petit programme à base Perrier parfumé qui m’a un peu détendu, pas grand chose. Enfin, je m’aperçois mieux soudain que le bon Dieu est un bon mec...

Il y a des tribus de jolies filles qui font dans le journalisme. Et ça c’est bien... Je m’intéresse à ce gentil petit monde et paf... 22h30, putain comme le temps passe. C’est l’heure solennelle du dépouillement de l’’urne du Harry’s Bar. Connement je suis dans les environs immédiats lorsqu’une meute de caméramanen et photographes bouscule la horde des preneurs de sons autour de la boiboîte... Et là me voilà encastré, littéralement, dans la charmante jeune femme qui me précède, mais là de très, très peu... Les bonnes nouvelles, c’est que les bons sentiments que ça m’inspire ne la choque pas outre-mesure. Et puis tombe le résultat, 272 bulletins Obama, 170 McCain. Une parole immortelle de madame la patronne et on retourne licher. J’ai un peu de mal pour les journalistes...

Sérieux mais quelle importance ça peut avoir... Aucune, c’est inutile, on devrait aimer donc. En fait... non... C’est chiant... Moins depuis que je me suis mis au Perrier parfum Islay (google béotien de la chouille).

Je commence à trouver ça sympa finalement. Le travail des journalistes est terminé, alors on boit des verres...

Je suis hyper drôle

On cause, on cause, l’heure tourne et je finis par me rappeler que j’ai aussi un métier qui impose de se lever tôt le matin. Il est deux heures moins le quart avant Barack Obama... Je vais donc aller me dormir.

P.-S.

Les photos c’est pour bientôt


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