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La méthode radicale de Matthieu en 4 étapes pour se débarasser à vie d’un boulet

vendredi 19 mars 2010, par Mat

Ce genre de situation se finit même parfois par un petit coup vite fait mal fait, histoire que la bête veuille bien vous lâcher et que vous puissiez continuer vos vies.

Personnellement je trouve cela révoltant, voici pourquoi je vous propose.

LA METHODE RADICALE MATTHIEU EN 4 ETAPES POUR SE DEBARASSER A VIE D’UN BOULET

Je vous précise toutefois que cette technique est expérimentale, donc je vous remercie à l’avance de vos retours sur son efficacité.

Cette méthode est, comme indiqué dans le titre, décomposée en 4 étapes. Il se peut toutefois que le mâle cède au bout de la première ou de la deuxième.

ETAPE 1 - JE NE TE VOIS PAS

Une des premières choses que le mâle en chasse recherche, c’est d’être reconnu en tant que séducteur. Si son interlocutrice ne lui montre pas une once de respect ou d’intérêt lui permettant de se glorifier de lui même, il se peut qu’il se retrouve ébranlé.

Commencez donc par éviter son regard. Regardez ce joli mur qui est à côté de vous : il est tellement plus intéressant que ce garçon ! Ou alors les dessous de verre, le joli barman, ...

Continuez à lui parler, mais surtout pas de contact visuel. S’il demande pourquoi vous ne le regardez pas dans les yeux, contre-attaquez tout de suite en disant abruptement "Ah bon, ça va être comme ça entre nous : je dois toujours te regarder ?" Cela induira la crainte chez le mâle d’être tombé sur une psychotique névrosée et devrait lui couper le souffle.

Cette étape peut prendre un certain temps (30 minute à 1h). Si au bout de ce délai le jeune mâle n’a pas abandonné (il peut se dire que vous êtes intimidée et n’osez le regarder dans les yeux au risque d’être éblouie - version aventurier de l’arche perdue), il est temps d’accélérer les choses et de passer à...

ETAPE 2 - ES-TU SUR DE VOULOIR M’EMBRASSER

Mesdames, à ce stade je tiens à vous prévenir : it gets nasty. Nous sommes bien ici dans une dynamique pour que le mâle parte ET NE REVIENNE JAMAIS. Cela implique quelques concessions. Certaines pourraient se dire qu’il suffit de continuer à jouer la psychotique, mais je vous préviens : certains se spécialisent dans ce type de femme...

Les étapes suivantes ne seront peut-être pas glorieuses, mais elles sont en tout cas très efficaces et assurent un résultat à 100%.

Le mâle a vos lèvres pour premier objectif (je pense que nous savons tous quels sont les deuxièmes et troisièmes objectifs).

Objectif immédiat : l’en dissuader.

Solution : inclinez-vous lentement sur le côté de façon à ce que votre visage soit partiellement masqué. A ce moment produisez ce son nasal et roque propre à la personne enrhummée en inspirant un grand coup, comme si vous essayez de désengorger vos voies respiratoires d’un quelconque mucus. Pour celles qui ne savent pas comment faire, je vous conseille un tour dans les tribunes de match de foot ou plusieurs jeunes experts se feront un plaisir de vous expliquer.

Une fois l’inspiration bruyante produite, produisez un grand son de crachat (celui-ci peut être simulé ou réel, tout dépend de votre qualité d’actrice). Un petit plus est de suivre le tout avec une petite toux grasse et un petit son du type "bouuueeeeuuu" que l’on pourrait considérer comme une forme très atténuée des sons sortant des toilettes du Harry’s bar un samedi soir. Enfin, gracieusement relevez-vous et assénez la phrase suivante : "Oh je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai la gorge pleine de morve, je n’arrête pas d’en cracher depuis ce matin".

Certaines d’entre vous peuvent penser qu’à ce stade, l’homme, dégouté, a dû partir en courant. Mais c’est sans compter sur la tenacité légendaires de certains qui, même dans cette situation, trouvent un côté positif. Certains pourront penser "au moins pas besoin de lubrifiant", ce qui je vous l’accorde est immonde, mais qui, je dois vous prévenir, peut traverser leur esprit et leur donner un second souffle.

Si c’est le cas, passons à la vitesse supérieure.

ETAPE 3 - LES ENFANTS C’EST MERVEILLEUX

Que vous ayez des enfants ou pas, peu importe. L’objectif est bien de se débarrasser d’un boulet et il n’est pas censé connaitre votre statut social. Notez que si vous avez de vagues connaissances en commun, vous pouvez invoquer le fait que vous ne leur en avez pas parlé car le père est un manouche enfermé dans un hôpital psychiatrique (qui devrait d’ailleurs en sortir incessamment) et que vous n’en parlez pas à tout le monde. Toutefois s’il est vraiment au fait de votre situation sans aucun doute possible (ex : c’est un cousin...), passez à l’étape 4 directement.

Pour l’étape 3 inutile de penser que nous allons effrayer le mâle avec le fait d’avoir 5 à 10 beaux bambins en pleine forme et qu’il devra potentiellement en devenir le père. Certains tordus ont une capacité de projection "one shot" très avancée leur permettant de trouver l’idée magnifique le temps d’une soirée, mais complètement folle le lendemain matin au petit déjeuner... Comme c’est étrange...

Non l’objectif est bien plus horrible que ça...

Commencez tout d’abord par parler de vos petits derniers, de la joie de les avoir... Il ne verra pas le coup venir.

Progressivement, passez sur des détails scatologiques forts (ex : "C’est comme le jour où il m’a fait un gros caca dans la main, il y en avait partout"). N’hésitez pas à bien insister sur les détails, la couleur, l’odeur, etc. Votre boulet a blanchi ? Parfait il est à présent en condition pour le coup de grâce.

Au fil de la conversation placez une phrase du type "Oh c’était un beau bébé, il faisait 4Kg9 à la naissance"... Et là, entamez la description de l’accouchement et surtout de l’épisiotomie. Comme précédemment, n’hésitez pas à insister sur les aspects couleur, odeur, ...

Pour celles qui auraient besoin d’information pour maîtriser parfaitement le sujet, je vous propose de vous reporter à cette source d’info.

Sinon, voici un florilège de phrases à placer et qui seront du meilleur goût :

"Il y avait du sang partout, il a fallu me transfuser 2 fois, on aurait dit une boucherie"

"On dit qu’on ne sent rien, mais moi j’ai bien senti les mains du médecin dans mon vagin quand il est allé chercher le petit"

"Il ont fait une telle incision qu’ils ont failli me découper l’anus avec..."

Je sais, tout ceci est outrageant et je vous avoue avoir du mal moi-même à l’écrire. Mais n’oubliez pas que nous avons une mission !

Dites-vous que c’est comme un coup de poignard dans le dos : ce n’est pas beau, ce n’est pas classe, mais c’est efficace.

Donc, normalement à ce stade le mâle a compris qu’il était en présence d’une femme qui l’ignore, crache de la morve, n’est pas d’une grande classe, a des enfants et a eu une expérience assez traumatique avec son appareil génital...

Là, je dois dire qu’ils sont très peu nombreux ceux qui auront survécu à cette épreuve. Il n’y a au monde qu’une poignée d’hommes qui pourraient encore tenir (dont certains sont de mes amis) car eux aussi ont une mission et ils savent ce qu’est la persévérance.

Pour ces quelques cas restants, je vous propose l’étape 4... Mais sachez que si les étapes précédentes ont été difficiles pour vous, celle-ci sera terrible.

ETAPE 4 - METTRE UN POINT FINAL, EN ANGLAIS

L’homme est toujours là... Il a peur... Quelques gouttes de sueur perlent sur son front... Il tient encore mais sa prise est faible...

Il est donc temps pour nous, Mesdames, de l’achever.

Avec votre visage, faites de temps en temps une moue indiquant que vous vous sentez quelque peu indisposée et touchez votre ventre en vous arrêtant dans la conversation.

Finalement mettez votre main entre vos cuisses et exclamez-vous : ""Oh merde, il est encore plein".

Le mâle devrait vous regarder interloqué. Ne vous démontez pas et dites lui avec votre voix la plus classieuse : "Ouais, en fait, là j’ai mes règles et je n’ai pas changé mon tampax depuis ce matin. Et là je crois qu’il dégorge".

Il est l’heure de porter le coup de grâce, et, comme dans la tauromachie, cela va être sale... Alors accrochez vous.

D’une main légère prenez votre sac et sortez en un tampax. Rassurez votre voisin à ce moment en lui disant "Bon, ça ne prendra que 2 minutes, ne t’en fais pas".

Là, passez vos mains sous la table et faites mine de triturer votre entre-jambe.

Normalement le mâle a quitté la table !

Si ce n’est pas encore le cas, un petit plus qui permet de s’assurer le succès de l’opération : prenez un tampax précieusement caché dans votre "non-baise en ville" que vous aurez précédemment imbibé de grenadine (demandez en discrètement au barman avant d’aller aux toilettes ou faites la préparation en anticipation chez vous).

Sortez donc votre tampax piégé et balancez le non chalamment sur la table de préférence à côté du verre du mâle en question.

Voilà, vous venez de vous assurer de son départ immédiat et du fait qu’il ne vous recontacte plus jamais (voire qu’il ne tente plus d’opération séduction avec une femme pour les semaines à venir).

EPILOGUE

Je vous conseille en anticipation d’aller immédiatement raconter à vos relations communes à quel point cet homme fut un goujat. N’hésitez pas à balancer des informations comme quoi il vous a posé des questions extrêmement indiscrètes, et que c’est vous qui avez préféré quitter la table face à un tel porc. Soyons réalistes : vos amis vous connaissent et savent que vous n’auriez jamais fait tout ce que nous venons de décrire, vous êtes bien trop distinguée. Par contre le mâle est coureur de jupon et a probablement été beaucoup trop insistant ou s’est permis des commentaires déplacés.

Ainsi, si ce brave garçon revient vers eux en leur disant que vous avez été le pire rencart qu’il ait jamais eu, vos amis penseront qu’il essaie juste de camoufler son échec cuisant et n’en tiendront pas compte.

Si toutefois le garçon est resté... Cela peut vouloir dire 2 choses :

A) c’est un malade et il est urgent d’appeler le commissariat le plus proche

B) Cet homme est vraiment amoureux de vous (je sais ça peut paraitre étrange) et voit au travers de tout ce jeu... Dans ce cas accrochez vous, il va falloir ramer pour rattraper tout ce que vous venez de faire.


Vos commentaires

  • Le 19 mars 2010 à 17:56, par AGK

    du sang neuf ! enfin, de la grenadine. Suis parfaitement outrée de ce que j’ai lu, et aussi bidonnée. Fallait oser, voilà, ça c’est fait. et la signature par un mec ajoute un peu au gore trash de l’affaire. je vais le relire tiens.

  • Le 19 mars 2010 à 18:33, par Gayo

    Evidemment, cette méthode est parfaitement théorique et relève de la science fiction puisqu’aucun "mâle" ne peut être aussi redondant dans la lourdeur et le manque de finesse, non ?

  • Le 22 mars 2010 à 11:49, par Emmanuel

    Mon Dieu !!!

    Je ne connais quasiment aucune femme capable de mettre en application un plan aussi...masculin, (c’est quand même Hamburger Hill sauce testostérone ton truc même si tu as oublié le passage ou elle montre ses vergetures)

    Je pense qu’un refus franc et bien ferme doit s’avérer suffisant puisqu’il s’agit de ne plus revoir le Gugusse et qu’il est donc inutile de le ménager...

    Ceci dis tu m’a bien fait rire.

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