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Le vilain destin de Jacques Chirac...

vendredi 30 octobre 2009, par GB

A force de pousser sa chance, de tenter le diable, Jacques C a été rattrapé par une de ces histoires qui dans le passé ont clairsemé les rangs de ses amis, soutiens et autres successeurs. Il y a avait Alain Juppé, "le meilleur d’entre nous", Michel Roussin... L’ironie de ce destin échappera peut-être à Charles Pasqua qui a lui aussi, ses ennuis à lui. S’il doit y en avoir un qui est content, c’est peut être Didier Wampas qui chantait "Chirac en prison"

Ma maman m’a dit qu’il ne fallait pas dire du mal des gens. Un homme politique qui a été président de la république pendant 12 ans fait-il encore partie des gens ? Jacques C présent dans nos vies (politiques) depuis... Pfouille ouille, ouille c’est que ça commence à chercher cette affaire... Jacques C, "l’homme qui ne s’aimait pas" (un vrai bon bouquin d’Eric Zemmour), va se retrouver devant des gens qui partagent ce dégoût qu’il aurait de lui-même.

Et hop, devant les juges...

Drôle d’histoire, on a beau être pétri de principes républicains, vouer un culte inquiet à la justice en France. Oui et ceci sera un aparté, j’aime la justice avec inquiétude, un peu comme les forces de l’ordre, en ce sens que je l’aime loin de moi... Je n’ai aucune, mais alors aucune envie de m’y confronter. Aparté terminé. Quoique... qui a vraiment envie de se justifier devant un flic ou un juge aujourd’hui ?

Et là, l’ex-premier citoyen de France prend ses petites affaires pour aller expliquer le pourquoi du comment il y aurait pu y avoir des emplois fictifs à la mairie de Paris, quand de 1977 à 1995 cette bonne maison fût la sienne. Il y a mille et unes anecdotes qui courent Paris sur le sujet pourtant. Et aujourd’hui Jacques Chirac, 77 ans et toujours de bonnes dents, va devoir aller s’expliquer sur sa distraction et son formidable appétit.

Les réactions sur le sujet sont assez drôles, depuis l’indifférence de l’actuel locataire de l’Elysée : "Il existe un principe qui est celui de la séparation des pouvoirs : je suis le président de la République, successeur de Jacques Chirac. S’il y a bien quelqu’un qui ne peut présenter le moindre commentaire, c’est moi". "Quels que soient par ailleurs les sentiments je peux avoir à l’endroit de Jacques Chirac, je ne peux faire aucun commentaire".

D’aucuns diraient faux-derche (le derche n’étant qu’une variante du fiacre, appelation argotique du muscle fessier, défendons l’argot , Bordel !).

C’est un registre assez pratiqué que celui de l’hypocrisie ainsi Jean-François Probst, ancien collaborateur de M. Chirac à la mairie de Paris : "c’est peut-être rassurant de savoir que nous ne sommes pas dans une République aux coups d’Etat permanents, une République bananière". "Nous sommes dans une démocratie où les pouvoirs sont indépendants (...) mais c’est une bonne chose, une chance pour l’ancien président Jacques Chirac d’aller comme vous ou moi, citoyens lamba, être jugé par la justice".

Vui, bien sur, une chance donc... Je n’y connais rien, bien évidemment, mais j’ai tout de même le sentiment qu’il faut un gentil optimisme pour considérer comme une chance le fait d’être incriminé dans une affaire d’abus de confiance et de détournement de fonds publics.

En même temps, il y a des trucs comme ça qui ne m’inspirent aucune envie à priori. La perspective d’un coup de saton dans les roustons par exemple, je n’y ai pas eu droit, mais comme ça spontanément l’envie me fuit plus qu’autre chose. Allez savoir...

Quand on voit la tête de l’intéressé, on imagine qu’il partage mal le point de vue de son ancien collaborateur.


Vos commentaires

  • Le 2 novembre 2009 à 19:20, par ?

    Didier Wampas, visionnaire... ?

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