Mal la tête...
mardi 13 juillet 2010, par
Ouais... On le sait qu’il ne faut pas se fier à ses intuitions... masculines... Hier, naïf, je me rends à un rendez-vous pour le Jourtile. Ca semblait anodin de prendre un verre pour causer charte graphique du site avec une graphiste. Dans ma petite tête, on prenait un verre, on dînait et puis retour à la casa pour écrire vite fait un petit papier sur le thème de il y a des choses qui m’embêtent, en court. Ou alors, je me serais fendu d’un de ces points de vue singuliers dont j’ai le secret et qui révolutionnent la Weltanschauung de tout bon lecteur du journal sur un thème essentiel, du genre pourquoi il faut impérativement avoir un Ipad et un Iphone 4 dès cet été.
Vui... C’était ça le plan, l’idée, le truc... Et puis... Et puis ça a merdé. D’un côté, pas de surprise, le plan est toujours la première victime de la réalité. La première partie s’est plutôt passée comme prévu, tout le monde était à l’heure, bon, nous étions deux, puis trois, pour la coordination ça reste gérable. Accueillis par un Georges presque souriant et le jeune Laurent au bar d’Harry... Un gars qui ne vous veut pas que du bien... Rendez-vous très sympa avec une jolie femme, intelligente, souriante, naturelle et qui fait de très jolies choses (allez zou, et hop, un lien pour aller voir).
C’est beau hein ! Si c’est beau, sinon, vous et moi allons au-devant d’une sorte de désaccord. Donc c’est beau et puis c’est tout. David l’inventeur de "ça m’agace" et "qui connaît un gars qui connaît un gars qui s’y connaît" et moi avons pris cette sorte de bière que je croyais être la dernière, il est 20h15. J’ai payé ma petite addition, je suis sorti, j’étais à cinquante mètres de 300 CV décapotables, j’allais dîner...
Et là... La boulette, un pote qui arrive, un bon gars qui a travaillé toute la sainte journée. Donc, hésitation, et puis... Bon, je n’allais pas filer comme un vilain, un grossier, un malpoli, un mal-aimable, pas des façons, ni des manières... Donc, pas de ça entre nous et nous voilà partis pour le coquetèle estival de base, un Tom Collins, gin citron et Perrier sur glace et sans doute un ou deux petits trucs à la con pour aromatiser le tout.
Nous revoici trois, donc trois verres... C’est ma tournée, je paye et me dis que ça va quand même le faire, que ce n’était qu’un contre-temps, malgré une petite inquiétude, finalement tout va bien se passer... Eh ben, et bien... Je suis avec deux gentlemen façon IBF (International Bar Fly), donc pas question de repartir sur une seule patte, début de l’épisode "remets-nous ça..." et de "ben non, tu peux pas repartir sans la nôtre..." Alors... On fait quoi... On décline... On vexe... On désoblige...
Ben, non. Le dîner commence à devenir un concept... Mesure de sauvegarde immédiate, deux chiens chauds avec une tonne de moutarde sur le dessus. Raah, ça pique un peu, mais bon, c’est mieux que de continuer la tisane avec le ventre vide, parce que ça serait une très mauvaise idée. Les mauvaises idées... Tiens... Retour de la tournée... Ben oui... Nous sommes trois... Chacun la sienne... Toussa, toussa...
Fuck... Ce coup-ci, le plan est mort... Plan B... Je finis ce troisième Tom Collins et après je mets les adjas... J’esquive... Je feinte et je file à l’anglo-saxonne. Tranquille le chat, souple sur les pattes arrières. Voilà, c’est ça qui faut faire... Simple et on n’en parle plus... Le dîner c’est mort... Métanpis...
Il reste 10 centilitres d’emmerdement à finir... Allez on-y-va, on s’accroche, on y croit. Et c’est là que le destin est taquin. Deux demoiselles pas vraiment en perdition viennent se percher à un tabouret de distance... Mais les donzelles hésitent... Eh non, le Bar de Harry n’est pas un bar à bières... Les pas très perfides filles d’Albion ont besoin de conseils, eh ben, eh ben, mon âme de bon Samaritain se réveille...
Bicyclette puis Bellini, faut poser les bases d’une culture classique, c’est important, si on n’explique pas comment voulez-vous que les jeunes apprennent ? Logique, hein... Mouais, bon, la maison ferme avant que j’ai eu le temps de réfléchir. La tisane a coulé à flots... Plan C...
On n’est quand même que lundi... Il est une heure, ces demoiselles veulent aller danser. On ne va pas désappointer, ça serait pas diplomate... Décidé à faire revivre l’entente cordiale, je m’implique. Direction le Queen... Séquence de bouge ton corps... Démon de la danse et passage en mode survie, direction l’espace vital, le carré de 50cm sur 50 cm d’où quoiqu’il arrive je ne sors pas... La musique... Un peu n’importe quoi et d’autres trucs bien plus étranges.
Après... Après il est cinq heures Paris s’éveille, j’ai fini à la vodka Red Bull... Le mal et le remède dans un grand verre... Direction l’hôtel de ces demoiselles... Le gentleman raccompagne, c’est dans le livre... Donc je raccompagne... Si... C’est ça qui faut faire... Ca et deux ou trois trucs dans le genre qui font toujours plaisir... Et puis téléportation... Il est onze heures et des brouettes... Une tribu de mammouths danse le jerk dans ma tête...
Aspro, café, coca... C’était quoi le plan déjà... Fuck...
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U’re still intoxicated.